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Quel ressort comique se trouve en jeu dans ces textes ?

bonjour
Pour Jeudi prochain je dois repondre à 2 questions sur un corpus

Textes :

1.- Molière, Dom Juan, 1665, extrait de l'Acte IV, scène 3 (dialogue entre Mr DImacnhe et Don Juan)

2.- G. Feydeau, On purge bébé, 1910  (Scene entre rose et Mr Follavoine)

3.- J. Romains, Knock, 1923, extrait de l'Acte I  (dialogue entre Knock et le Tambour de ville)


et je dois répondre à :

Observez les rapports qui unissent les personnages dans chacun des quatre documents. Quel ressort comique se trouve ici en jeu ?

je pense que les rapports entre les personnages sont des rapports de domination une opposition des classes sociales et pour le ressort comique je ne suis pas sur de trouver j'avais pensé à la farce ou s'agit_il plutôt d'un comique de situation , de mot, de gestes....

pouvez-vous m'aider svp

merci
a bientôtvoici  les textes:

Texte 1.- Molière, Dom Juan, 1665. Acte IV ; scène 3.

[Don Juan se trouve chez lui quand l'un de ses créanciers, M. Dimanche, vient lui réclamer son argent]

DON JUAN, faisant de grandes civilités : Ah ! Monsieur Dimanche, approchez. Que je suis ravi de vous voir, et que je veux de mal à mes gens de ne vous pas faire entrer d'abord ! J'avais donné ordre qu'on ne me fît parler personne ; mais cet ordre n'est pas pour vous, et vous êtes en droit de ne trouver jamais de porte fermée chez moi.
M. DIMANCHE : Monsieur, je vous suis fort obligé.
DON JUAN, parlant à ses laquais : Parbleu ! Coquins, je vous apprendrai à laisser M. Dimanche dans une antichambre, et je vous ferai connaître les gens.
M. DIMANCHE : Monsieur, cela n'est rien.
DON JUAN : Comment ? Vous dire que je n'y suis pas, à M. Dimanche, au meilleur de mes amis ?
M. DIMANCHE : Monsieur, je suis votre serviteur. J'étais venu…
DON JUAN : Allons vite, un siège pour M. Dimanche.
M. DIMANCHE : Monsieur, je suis bien comme cela.
DON JUAN : Point, point, je veux que vous soyez assis contre moi.
M. DIMANCHE : Cela n'est point nécessaire.
DON JUAN : Otez ce pliant, et apportez un fauteuil.
M. DIMANCHE : Monsieur, vous vous moquez, et…
DON JUAN : Non, non, je sais ce que je vous dois, et je ne veux point qu'on mette de différence entre nous deux.
M. DIMANCHE : Monsieur…
DON JUAN : Allons, asseyez-vous.
M. DIMANCHE : Il n'est pas besoin, Monsieur, et je n'ai qu'un mot à vous dire. J'étais…
DOM JUAN : Mettez-vous là, vous dis-je.
M. DIMANCHE : Non, Monsieur, je suis bien. Je viens pour...
DOM JUAN : Non, je ne vous écoute point si vous n'êtes assis.
M. DIMANCHE : Monsieur, je fais ce que vous voulez. Je...
DOM JUAN : Parbleu ! Monsieur Dimanche, vous vous portez bien.
M. DIMANCHE : Oui, Monsieur, pour vous rendre service. Je suis venu...
DOM JUAN : Vous avez un fonds de santé admirable, des lèvres fraîches, un teint vermeil, et des yeux vifs.
M. DIMANCHE : Je voudrais bien…
DOM JUAN : Comment se porte Madame Dimanche, votre épouse ?
M. DIMANCHE : Fort bien, Monsieur, Dieu merci.
DOM JUAN : C'est une brave femme.
M. DIMANCHE : Elle est votre servante, Monsieur. Je venais…
DOM JUAN : Et votre petite fille Claudine, comment se porte-t-elle ?
M. DIMANCHE : Le mieux du monde.
DOM JUAN : La jolie petite fille que c'est ! Je l'aime de tout mon cœur.
M. DIMANCHE : C'est trop d'honneur que vous lui faites, Monsieur. Je vous...
DOM JUAN : Et le petit Colin, fait-il toujours bien du bruit avec son tambour ?
M. DIMANCHE : Toujours de même, Monsieur. Je...
DOM JUAN : Et votre petit chien Brusquet ? Gronde-t-il toujours aussi fort, et mord-il toujours bien aux jambes les gens qui vont chez vous ?
M. DIMANCHE : Plus que jamais, Monsieur, et nous ne saurions en chevir.
DOM JUAN : Ne vous étonnez pas si je m'informe des nouvelles de toute la famille, car j'y prends beaucoup d'intérêt.
M. DIMANCHE : Nous vous sommes, Monsieur, infiniment obligés. Je...
DOM JUAN, lui tendant la main : Touchez donc là, Monsieur Dimanche. Etes-vous bien de mes amis ?
M. DIMANCHE : Monsieur, je suis votre serviteur.
DOM JUAN : Parbleu ! Je suis à vous de tout mon cœur.
M. DIMANCHE : Vous m'honorez trop. Je...
DOM JUAN : Il n'y a rien que je ne fisse pour vous.
M. DIMANCHE : Monsieur, vous avez trop de bonté pour moi.
DOM JUAN : Et cela sans intérêt, je vous prie de le croire.
M. DIMANCHE : Je n'ai point mérité cette grâce assurément. Mais, Monsieur...
DOM JUAN : Oh çà, Monsieur Dimanche, sans façon, voulez-vous souper avec moi ?
M. DIMANCHE : Non, Monsieur, il faut que je m'en retourne tout à l'heure. Je...
DOM JUAN, se levant : Allons, vite un flambeau pour conduire M. Dimanche, et que quatre ou cinq de mes gens prennent des mousquetons pour l'escorter.
M. DIMANCHE, se levant de même : Monsieur, il n'est pas nécessaire, et je m'en irai bien tout seul. Mais...
Sganarelle ôte les sièges promptement.
DOM JUAN : Comment ? Je veux qu'on vous escorte, et je m'intéresse trop à votre personne. Je suis votre serviteur, et de plus votre débiteur.
M. DIMANCHE : Ah ! Monsieur.
DOM JUAN : C'est une chose que je ne cache pas, et je le dis à tout le monde.
M. DIMANCHE : Si...
DOM JUAN: Voulez-vous que je vous reconduise ?
M. DIMANCHE : Ah ! Monsieur, vous vous moquez. Monsieur...
DOM JUAN : Embrassez-moi donc, s'il vous plaît. Je vous prie encore une fois d'être persuadé que je suis tout à vous, et qu'il n'y a rien au monde que je ne fisse pour votre service.
Il sort. […]

Molière, Dom Juan, 1665, extrait de l'Acte IV, scène 3

Texte 2.- G. Feydeau, On purge bébé, 1910



[Rose est femme de ménage chez les Follavoine.]

FOLLAVOINE - Au fait, dites donc, vous ...!
ROSE - Monsieur ?
FOLLAVOINE - Par hasard, les ... les Hébrides ... ?
ROSE, qui ne comprend pas - Comment ?
FOLLAVOINE - Les Hébrides ? ... Vous ne savez pas où c'est ?
ROSE, ahurie - Les Hébrides ?
FOLLAVOINE - Oui.
ROSE - Ah ! non ! ... non ! (Comme pour se justifier). C'est pas moi qui range ici ! ... C'est Madame.
FOLLAVOINE, se redressant en fermant son dictionnaire sur son index de façon à ne pas perdre la page - Quoi ! quoi, « qui range » ! Les Hébrides ! ... des îles ! Bougre d'ignare ! ... de la terre entourée d'eau ... vous ne savez pas ce que c'est ?
ROSE, ouvrant de grands yeux - De la terre entourée d'eau ?
FOLLAVOINE - Oui ! de la terre entourée d'eau, comment ça s'appelle ?
ROSE - De la boue ?
FOLLAVOINE, haussant les épaules - Mais non, pas de la boue ! C'est de la boue quand il n'y a pas beaucoup de terre et pas beaucoup d'eau ; mais quand il y a beaucoup de terre et beaucoup d'eau, ça s'appelle des îles !
ROSE, abrutie - Ah ?
FOLLAVOINE - Eh ! bien, les Hébrides, c'est ça ! C'est des îles ! Par conséquent, c'est pas dans l'appartement.
ROSE, voulant avoir compris - Ah ! oui ! ... c'est dehors !
FOLLAVOINE, haussant les épaules - Naturellement ! ... c'est dehors !
ROSE - Ah ! ben, non ! non, je les ai pas vues.
FOLLAVOINE, quittant son bureau et poussant familièrement Rose vers la porte. - Oui, bon, merci, ça va bien !
ROSE, comme pour se justifier. - Y a pas longtemps que je suis à Paris, n'est-ce pas ?
FOLLAVOINE - Oui ! ... oui, oui !
ROSE - Et je sors si peu !
FOLLAVOINE - Oui ! ça va bien ! Allez ! ... Allez retrouver Madame.
ROSE - Oui, Monsieur ! (Elle sort).
FOLLAVOINE - Elle ne sait rien, cette fille ! Rien ! Qu'est-ce qu'on lui a appris à l'école ? « C'est pas elle qui a rangé les Hébrides » ! Je te crois, parbleu ! (Se replongeant dans son dictionnaire). « Z'Hébrides ... Z'Hébrides ... ». C'est extraordinaire ! Je trouve zèbre, zébré, zébrure, zébu ! ... Mais les Z'Hébrides, pas plus que dans mon œil ! Si ça y était, ce serait entre zébré et zébrure. On ne trouve rien dans ce dictionnaire !

G. Feydeau, On purge bébé, 1910

Texte 3.- J. Romains, Knock, 1923, extrait de l'Acte I



[Knock est un médecin peu recommandable. Son seul souci est de faire croire à tous ses clients qu'ils sont malades car il veut gagner beaucoup d'argent.]

KNOCK : - De quoi souffrez-vous ?
LE TAMBOUR DE VILLE : - Attendez que je réfléchisse ! (il rit) voilà. Quand j'ai dîné, il y a des fois que je sens une espèce de démangeaison ici. (il montre le haut de son épigastre) Ça me chatouille, ou plutôt, ça me grattouille.
KNOCK : (d'un air de profonde concentration) Attention. Ne confondons pas. Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous grattouille ?
LE TAMBOUR : Ça me grattouille. (il médite) Mais ça me chatouille bien un peu aussi.
KNOCK : - Désignez-moi exactement l'endroit.
LE TAMBOUR : - Par ici.
KNOCK : - Par ici... où cela, par ici ?
LE TAMBOUR : - Là. Ou peut-être là... Entre les deux.
KNOCK : - Juste entre les deux ?... Est-ce que ça ne serait pas plutôt un rien à gauche, là où je mets mon doigt ?
LE TAMBOUR : - Il me semble bien.
KNOCK : - Ça vous fait mal quand j'enfonce mon doigt ?
LE TAMBOUR : - Oui, on dirait que ça me fait mal.
KNOCK : - Ah ! Ah ! (il médite, l'air sombre) Est-ce que ça ne vous grattouille pas davantage quand vous avez mangé de la tête de veau à la vinaigrette ?
LE TAMBOUR : - Je n'en mange jamais. Mais il me semble que si j'en mangeais, effectivement, ça me grattouillerait plus.
KNOCK : Ah ! Ah ! Très important. Quel âge avez-vous ?
LE TAMBOUR : Cinquante et un, dans mes cinquante-deux.
KNOCK : Plus près de cinquante-deux ou de cinquante et un ?
LE TAMBOUR : il se trouble peu à peu. Plus près des cinquante-deux. Je les aurai en novembre.
KNOCK : lui mettant la main sur l'épaule. Mon ami, faites votre travail aujourd'hui comme d'habitude. Ce soir, couchez-vous de bonne heure. Demain matin, gardez le lit. Je passerai vous voir. Pour vous, mes visites seront gratuites. Mais ne le dites pas. C'est une faveur.
LE TAMBOUR : Vous êtes trop bon docteur. Mais c'est donc grave ce que j'ai ?
KNOCK : Ce n'est peut-être pas encore très grave. Il était temps de vous soigner. Vous fumez ?
LE TAMBOUR : tirant son mouchoir. Non, je chique
KNOCK : Défense absolue de chiquer. Vous aimez le vin ?
LE TAMBOUR : J'en bois raisonnablement.
KNOCK : Plus une goutte de vin. Vous êtes marié ?
LE TAMBOUR : Oui, docteur. Le Tambour s'essuie le front.
KNOCK : Sagesse totale de ce côté-là.

J. Romains, Knock, 1923, extrait de l'Acte I

aidez moi svppensez-vous que les rapports entre les personnages pourrait etre le rapport dominant dominé?  par contre je ne vois toujours pas ce qui est commun à tous ces textes  par apport aux effets comiques je pence que dans le texte 2 se serai le comique de mot par apport au z'hebride pr le texte 1 j'avais pensé au comique de situation  et le texte 3 je ne sais pas trop et je en vois pa trop de rapport entre ces 3 textes  aidez moi svp

Quel ressort comique se trouve en jeu dans ces textes ?

Il y a en effet un rapport de domination entre celui qui sait (est supposé savoir) et l'ignorant (ou supposé ignorant)
Tous ces textes sont des dialogues

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Quel ressort comique se trouve en jeu dans ces textes ?

pour la question : Quel ressort comique se trouve ici en jeu ?

il s'agirait du dialogue c'est bien cela?
par exemple dans don juan la façon de celui  si a de couper la parole, d'imposer le sujet de conversation....
  pour le 2e texte se pourrait etre le maitre qui n'en sait pas plus que sa bonne ainsi que les jeux de mots ( zhébride) et les quiproquos....
pour le txte 3 peut etre le jeu de mot sur chatouille et gratouille! La façon don Tambour se plaint.....

Est-ce un bon debut de reponse? auriez-vous svp d'autre idée? y a t'il un mot pour expliquer cela omme la farce, le brulesque ou lecomique de mot?

merci a bientot

Quel ressort comique se trouve en jeu dans ces textes ?

Chonchon, le dialogue n'est pas un ressort comique  smile
Comique de mots et de situation (quiproquo) oui c'est du ressort comique

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Quel ressort comique se trouve en jeu dans ces textes ?

ah d'accord, donc pour repondre à cette question je peux perler de comique de mot et de situation ou  y a t'il autre chose que l'on retrouve dans ces 3 textes?

encore merci leah

Quel ressort comique se trouve en jeu dans ces textes ?

Chonchon
C'est  à ton tour de trouver des idées !
Commence donc ton commentaire avec ce que tu as déjà comme éléments ; fais un plan détaillé
Après, on te dira si ça colle  smile

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Quel ressort comique se trouve en jeu dans ces textes ?

d'accord merci pr ton aide

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Quel ressort comique se trouve en jeu dans ces textes ?

Bonjour j'ai eu le même corpus et j'aimerais juste savoir si je suis sur la bonne voi pour le ressort comique. Pour moi c'est le comique de mot dans tous les textes :
- Dom Juan : parce qu'il coupe sans cesse la parole à Mr Dimanche
- On purge bébé : comique de mot avec les z'hébrides
- Knock : avec la paronomase  "grattouille / chatouille"
Mais bon j'hésite quand même  avec le comique de situation donc si vous pouviez me donner votre avis .

Parce que la question est au singulier donc je pense qu'il faut donner le ressort principal
Merci

Quel ressort comique se trouve en jeu dans ces textes ?

Moi aussi j'ai eu ce texte comme devoir mais je n'arrive pas à trouver un plan adapté.Pourriez vous m'aider s.v.p? C'est pour lundi sad