Bonsoir Rosette et Toupoutou,
La réponse de Rosette est excellente.
Je me contenterai d'ajouter qu'il y a aussi sans doute un peu de malice chez Voltaire.
Je m'explique : le jardin auquel il fait allusion est notre terre par opposition au jardin terrestre d'Eden. C'est donc aussi une pique à l'égard du catholicisme. Cette interprétation peut être déduite de la comparaison avec le 1er chapitre où Candide vit le paradis terrestre chez le baron de Thunder-Ten-Tronk. Mais ce bonheur et ce paradis sont illusoires. A la fin, Candide-Voltaire donne une leçon étriquée par son réalisme : si bonheur il y a, c'est sur terre qu'il faut le construire, tout misérable qu'il soit. En tout cas il vaudra mieux que celui que nous promet la religion de manière mensongère. C'est Voltaire qui le sous-entend.