On a étudié ce texte, voilà le plan de notre prof :
Problématique : Quels sont les enjeux du sonnet de Ronsard ?
I) Une peinture persuasive
→ Mise en scène d'abord temporelle : opposition entre 2 époques : un passé et un futur.
Emploi du futur de l'indicatif simple + utilisation du pronom "vous" pour renforcer et prouver que ce que le poète écrit est certain.
→ Hélène est montrée comme une femme se dégradant → participes présents suggèrent cette ennuyeuse lenteur.
→ A cet avenir peu enviable, opposition avec un passé éclatant : "Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle !"
→ Le retournement de situation est dû à la plume vengeresse de Ronsard, au résultat du dépit amoureux. Rôle inversé. Hélène était célébrée et Ronsard devient donc son admirateur.
→ La vengeance se lit dans la peinture dévalorisante "belle" qui sera "assise ; "vieille accroupie" : image humiliante = emploi donc du registre dramatique.
→ Quelle est donc la faute commise par Hélène pour mériter une telle punition ? C'est dans le dernier tercet que se trouve la réponse :"regrettant mon amour et votre fier dédan". Le "et" oppose l'attitude de Ronsard (aimant) et celle d'Hélène (féroce et cruelle → "fier"). Ronsard dénonce donc l'injustice de cette dernière.
→ Dans sa stratégie persuasive, Ronsard fait son autocélébration. En opposition à Hélène, Ronsard se projette dans un avenir glorieux : "au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant". Il a même accès à l'immortalité. Il accède au statue de héros mythologique grac, les "myrtes" désignent les champs Elysés. La représentation idéalisée de la mort de Ronsard ("fantôme sans os"..., "repos", "sous la terre") crée un violent contraste avec celle d'Hélène qui a un certain réalisme prenant.
Ce poème repose donc sur une peinture persuasive, contruite sur le violent contraste entre 2 prophéties.
II) Une poésie didactique ?
La leçon proposée s'adresse à Hélène en 1er lieu, et cette leçon est finalement choquante : n'est-ce pas une forme de chantage ?
→ injonction pressante :"Vivez, n'attendez, cueillez". Urgence marquée par des pléonastiques : "aujourd'hui"; et nombres d'impératifs. "Demain" il sera trop tard, Hélène doit "cueillir les roses de la vie". Métaphore crue faisant allusion à l'amour de Ronsard.
→ D'une point de vue technique, le sonnet fonctionne sur 2 exemples opposés au service de l'argumentation. Si Hélène refuse les avances de Ronsard, un cruel oubli et une décrépitude certaine l'attendent. Si elle se laisse convaincre, elle entrera elle aussi dans la "gloire éternelle".
→ Raisonnement infuctif : la leçon naît des exemples.
Le sonnet s'adresse également au Lecteur général (apologue didactique).
Les derniers vers présentent une morale adressée à tous, on peut comprendre donc le "vous" final.
Il s'agit de ne pas commettre la même faute qu'Hélène.
Philosophie de Ronsard : Epicurisme : ce sonnet rappelle l'éphèmère de la condition humaine, la mort est une certitude pour tous et il y a donc une urgence à profiter du moment présent, en ayant les sens du délai.
En guise de conclusion :
Finalement, la modernité vient ici du fait que Ronsard utilise un sonnet comme un chantage poétisé : En effet, les enjeux de Ronsard sont les suivants : A travers une peinture persuasive, il veut conquérir Hélène qui est réticente à son amour, sinon il lui promet un futur apocalyptique. Par ailleurs, Ronsard signe ici une poésie à visée didactique. Il sagit au lecteur de ne pas commettre l'erreur d'Hélène.
Désolé si j'ai fait quelques erreurs de frappes, j'ai tappé ça rapidement, j'étais pressé, @+