Bonsoir.
L'étymologie proposée par JSC me semble peu probable.
"Lintel, linteau" (du latin limitaris) a d'abord voulu dire "seuil" en ancien français, puis s'est très vite spécialisé (vers 1250) au sens de "pièce horizontale formant la partie supérieure du cadre d'une ouverture".
Cela m'étonnerait donc que Molière ait été chercher la finale de son mot de ce côté-là pour lui donner le sens de "limite", surtout avec l'extrapolation bien étrange "aimer" → trouver, pousser, traverser que propose en sus JSC.
Il ne faut peut-être pas aller chercher midi à quatorze heures. "Philinte", avec son radical grec "phil-" est simplement "l'ami", avec une terminaison arbitraire "inte" pour l'étoffer un peu et lui donner un faux air de prénom grec, comme Hyacinthe...
Si l'on en croit le Littré, le nom de ce personnage est devenu un nom commun : un philinte : "Nom d'un personnage de la comédie du Misanthrope, et qui est devenu l'appellation de ceux qui demeurent les amis de tout le monde, en acceptant les défauts et les vices de chacun."