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Racine, Phèdre, acte I, scène 3

Voilà je ne comprends pas vraiment ce monologue si quelqu'un peut m'aider...

(N'importe quoi sera le bienvenu)

PS : un petit résumé du livre serait le bienvenu ça m'aidera peut-être à  comprendre le texte.

Racine, Phèdre, acte I, scène 3

Recherche déjà sur le site qui regorge d'informations !

http://www.etudes-litteraires.com/phedre.php

Quelques pistes pour une éventuelle lecture analytique :
- une tirade dans une scène d'exposition qui débouche essentiellement sur un aveu (Phèdre aime d'une passion coupable son beau-fils Hippolyte)
- Phèdre est une héroine tragique (cf le registre de cette tirade, la situation tragique...) et est soumise à la fatalité d'où son impuissance
- Les passions destructrices : de manière implicite, Racine les dénonce et donc cette tragédie a une fonction cathartique)

Et pour info, ce n'est pas un monologue mais une tirade puisqu'Oenone est présente (bien que je te l'accorde, cette tirade ressemble fortement un monologue).

Racine, Phèdre, acte I, scène 3

Bonjour
je suis en première ES et nous étudions cette scène.
Mais je suis un peu perdu.
Tout d'abord j'aurais aimé avoir un résumer de l'expression d'un "honnête homme", mais aussi quels éléments inscrivent cette scène dans le classicisme et quels effets le classicisme cherche-t-il à provoquer chez ses lecteurs, et enfin sur quoi repose la vraisemblance de cette scène.

Je vous remercie d'avance

Racine, Phèdre, acte I, scène 3

Tu trouveras toutes ces infos en faisant une recherche avec "honnete homme" et classicisme
Tu trouveras sur ce site (Retour au site) des fiches et des liens fort utiles

Racine, Phèdre, acte I, scène 3

J'ai trouvé pour "honnete homme" merci beaucoup. Cepdendant, je n'ai pas trouver sur le classicisme ainsi que la vraisemblance du passage
merci

Racine, Phèdre, acte I, scène 3

As-tu regardé
http://www.etudes-litteraires.com/regle … unites.php
http://www.etudes-litteraires.com/classique.php
et sur Magister
Classicisme

Racine, Phèdre, acte I, scène 3

Merci beaucoup Léah

Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d'Egée
Sous les lois de l'hymen je m'étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait s'être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables.
Par des voeux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin de l'orner ;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée,
D'un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l'encens :
Quand ma bouche implorait le nom de la Déesse,
J'adorais Hippolyte ; et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J'offrais tout à ce Dieu que je n'osais nommer.
Je l'évitais partout. O comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j'osai me révolter :
J'excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l'ennemi dont j'étais idolâtre,
J'affectai les chagrins d'une injuste marâtre ;
Je pressai son exil, et mes cris éternels
L'arrachèrent du sein et des bras paternels.
Je respirais OEnone, et depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l'innocence.
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaine précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J'ai revu l'ennemi que j'avais éloigné :
Ma blessure trop vive a aussitôt saigné,
Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C'est Vénus tout entière à sa proie attachée.
J'ai conçu pour mon crime une juste terreur ;
J'ai pris la vie en haine, et ma flamme en horreur.
Je voulais en mourant prendre soin de ma gloire;
Et dérober au jour une flamme si noire :
Je n'ai pu soutenir tes larmes, tes combats ;
Je t'ai tout avoué ; je ne m'en repens pas,
Pourvu que de ma mort respectant les approches,
Tu ne m'affliges plus par d'injustes reproches,
Et que tes vains secours cessent de rappeler
Un reste de chaleur tout prêt à s'exhaler.


Cependant, je ne compris toujours pas la vraisemblance de ce passage

Racine, Phèdre, acte I, scène 3

Boujour

Je suis en seconde et mon prof de francais ma donné un commentaire a faire sur Phèdre de Jean Racine l'acte I scène 3 ! j'ai les grandes parties:

I.   Un monologue explicatif: d'un crime à l'autre
II.  Le portrait de Cléopâtre: un être inhumain et terrifiant
III. Passion et fatalité

mais pour ce qui est de la problématique ou de la suite de mon plan je n'en n'est pas la moindre idée ! je ne me suis pas encore bien familiarisée avec les commentaires composés ! si vous pouvez m'aider ?!

Racine, Phèdre, acte I, scène 3

voilà l'extrait:

Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d'Egée
Sous les lois de l'hymen je m'étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait s'être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables.
Par des voeux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin de l'orner ;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée,
D'un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l'encens :
Quand ma bouche implorait le nom de la Déesse,
J'adorais Hippolyte ; et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J'offrais tout à ce Dieu que je n'osais nommer.
Je l'évitais partout. O comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j'osai me révolter :
J'excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l'ennemi dont j'étais idolâtre,
J'affectai les chagrins d'une injuste marâtre ;
Je pressai son exil, et mes cris éternels
L'arrachèrent du sein et des bras paternels.
Je respirais OEnone, et depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l'innocence.
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaine précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J'ai revu l'ennemi que j'avais éloigné :
Ma blessure trop vive a aussitôt saigné,
Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C'est Vénus tout entière à sa proie attachée.
J'ai conçu pour mon crime une juste terreur ;
J'ai pris la vie en haine, et ma flamme en horreur.
Je voulais en mourant prendre soin de ma gloire;,
Et dérober au jour une flamme si noire :
Je n'ai pu soutenir tes larmes, tes combats ;
Je t'ai tout avoué ; je ne m'en repens pas,
Pourvu que de ma mort respectant les approches,
Tu ne m'affliges plus par d'injustes reproches,
Et que tes vains secours cessent de rappeler
Un reste de chaleur tout prêt à s'exhaler.

Racine, Phèdre, acte I, scène 3

Il me semblait bien qu'il n'était pas question de Cléopâtre dans Phèdre, mais j'attendais l'extrait pour être sûre
Où est-il question de deux crimes ?
En quoi Phèdre est-elle inhumaine et terrifiante ? Il me semble que tu passes à côté de ce texte....