Apollinaire, Le Pont Mirabeau

Bonjour à tous smile

J'aimerai avoir une correction/ou des rectifications pour mon devoir (cf ci-après):

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
         
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heu
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
       
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

"Le Pont Mirabeau"

Apollinaire (1912)


I_ RElevez le champ lexiacl du mouvement.
QUe est la signification du sens concret ?Du sens abrstrait?

II_Que pouvez dire de la ponctuation ?

Voilà mes réponses: wink

I_ On peut remarquer l'utilisation du champ lexical du mouvement :
-coule
-venait
-s'en vont
-passe
-vienne
-s'en va
-passent

On peut alors  en déduire une signification conctertte et abrstaite.
Dans le sens concret, le narrateur fait référence à l'eau, laSeine qui coule, passe sous le pont Mirabeau, qui s'en va et revient sous celui-ci.

Analysons alors le point de vue abstrait:
On peut associer une correspondance entre l'eau /la Sine et l'amour, thème principal dans ce poème.L'amour , tout comme la Seine ,coule tout au long de la vie, s'en va et revient.

II_
On peut remarquer l'absence de ponctuation dans ce poème.Ni point, ni virgule, on peut alors en déduire que le narateur souhaite à nous faire part de ses sentiments.Il nous les donne comme il lyi viennet, de façon non ordonnés.

Merci d'avance  pour votre aide smile

Apollinaire, Le Pont Mirabeau

Tu peux ajouter au champ lexical du mouvement (n'y oublie pas les qualificatifs) celui de l'immobilité (demeure, restons, la vie est lente, éternels)
Cela permet de mieux cerner la question sur la signification abstraite

L'absence de ponctuation est un style d'écriture qu'Apollinaire a adopté pour tous ses poèmes assez tôt ; il est bien de le mentionner

Apollinaire, Le Pont Mirabeau

L'absence de ponctuation et de majuscules, pour reprendre ce qu'à fait remarquer Léah wink, est une marque de surréalisme, il serait en effet important de le faire ressortir...

Apollinaire, Le Pont Mirabeau

Merci de vos réponses smile
Je n'értais pas sûr qu'il fallait ajoueter dans le champ lexical du mouvement l'immobilité.
Merci pour vos conseils pour la ponctuation.
Est-ce que ma réponses est convenable pour les différents sens du mouvelent ?

smile

Apollinaire, Le Pont Mirabeau

N'oublie pas
Ni temps passé
Ni les amours reviennent

et pourquoi le refrain ?

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Apollinaire, Le Pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure

"Le Pont Mirabeau"
Apollinaire, Alcools (1912)

Bonjour!
je souhaiterai avoir un peu d'aide, notamment pour savoir si mon plan est juste  hmm
j'ai un commentaire de français à faire pour lundi 5 mai sur le pont Mirabeau d'Appolinaire
Alors mon plan est le suivant :
I/ La fuite du temps
II/ un passage lyrique, (un amour malheureux)

avec comme sous parties et éléments :
I a) temps omniprésent (champs lexical du temps + personnification du temps + utilisation de différents tempsd e l'indicatif...)
  b) l'inexorable avancé du temps ( champs lexical de la fuite, du mouvement + opposition nuit/jour dans le "refrain" .
  c) le temps, un cycle qui se répète anaphore / répétitions / pluriels / ponctuation / enjambement .

II a) une tristesse profonde de l'auteur (les rimes féminines qui entourent la rime masculine (vers 2) , rythme et sonorités du poème , mise en avant de "l'Espérance" qui évoque le désespoir, Immobilité du poème avec le pont statique, et le poète conscient par sa douleur "je demeure".)
   b) parallélisme entre l'amour et l'eau qui s'en vont et qui  ne reviennent pas (verbes de mouvement souligne ce flot continu...?)

En attendant vos avis
je vous remercie  wink

Apollinaire, Le Pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine=>
Et nos amours

Faut-il qu'il m'en souvienne=>
La joie venait toujours après la peine
         
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous=>
Le pont de nos bras passe=>
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
       
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

"Le Pont Mirabeau"

Apollinaire (1912)

Mire
Beau
22 ans
ABAA
10/4/6/10

8

Apollinaire, Le Pont Mirabeau

réflexion, sur "sous le pont Mirabeau"

Qui n'engage que moi ! lol smile

Sous Le pont Mirabeau.

Même si le mouvement surréalisme  n’existe nommément que vers 1917, par la propre analyse d’apollinaire. Il est notable que dans cette œuvre l’auteur fait face à la contrainte pour libérer l’élan créatif. L’absence de ponctuation est en sois une affirmation de la paternité intellectuelle, et de ce fait inaliénable face à la machine de production littéraire. « Être un absolu créateur ! » .

L’erreur à la lecture de ce texte serait de supposer une hypothétique identification pseudo romantique entre l’auteur et le pont ! Il semble spectateur de ce qui matérialise sa pensée, le statisme enjambe la fuite, c’est un dessin qui à une analogie et qu’il traduit en de nombreux points dans l’œuvre, que l’on pourrait éventuellement résumer par la statique condition de l’ « être » face à l’immatérialité, du temps et de ses flux sentimentaux. Ainsi trouverons-nous la notion d’aller et retour sur sa vie, vienne, reviennent, coule, s’en va, restons, passe, s’en vont, je demeure.     

Outre l’amour perdu, qui inévitablement n’aura échappé à personne, si la lecture de la douleur profonde « l’amour s’en va » englobe l’atmosphère générale, en réalité, il n’y a qu’un seul vers qui traite véritablement de sa douleur. « Et comme l'Espérance est violente »  ce vers lie deux mots aussi puissant d’évocations et de contraire (OXYMORE) donne toute la mesure du lendemain et de sa torture.

merci de vos critiques

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure

"Le Pont Mirabeau"
Apollinaire, Alcools (1912)

Le poème "Le Pont Mirabeau" est un extrait du recueil Alcools paru en 1913. L'auteur y fait allusion à sa rupture avec Marie Laurencin

Apollinaire, Le Pont Mirabeau

Je ne saisis pas en quoi le vers
« Et comme l'Espérance est violente » 
est un oxymore ? Qu'y a-t-il de contradictoire entre l'espérance et la violence ? l'Espérance (une des trois vertus théologales, vu la majuscule) est la plus violente des trois (les deux autres étant la Foi et la Charité : la Foi est absolue, la Charité n'est certainement pas violente)

Peux-tu reformuler cette phrase mal fichue
Même si le mouvement surréalisme  n’existe nommément que vers 1917, par la propre analyse d’Apollinaire. Il manque quelque chose !

Apollinaire, Le Pont Mirabeau

En entrant 'Sous le pont Mirabeau dans le moteur de recherche de ce site (la fenêtre en haut à gauche), j'ai trouvé ces liens.
Peut-être tu y trouveras ton bonheur.

Pour moi:
Passage d'eau
Passage d'amour
Passage de temps
Nous=>Je
Je n'en suis pas mort
Peine=>Joie
Espérance