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La Bruyère, Les Caractères, Du Souverain ou de la République - La guerre a pour elle l’antiquité...

Bonjour , j'aimerais votre avis sur mon sujet de francais, naturellement il est pas super donc j'attend avec impatiente vos critiques .

Dégager la thèse soutenue pour chaque auteur. Mettre en évidence les particularités de son argumentation et analyser les procédés littéraires au service de l'art de persuader.

Sujet

La Bruyère, "Du Souverain ou de la République", Les Caractères, 1688.

La guerre a pour elle l'antiquité ; elle a été dans tous les siècles : on l'a toujours vue remplir le monde de veuves et d'orphelins, épuiser les familles d'héritiers, et faire périr les frères à une même bataille. Jeune Soyecour(1) ! je regrette ta vertu, ta pudeur, ton esprit déjà mûr, pénétrant, élevé, sociable, je plains cette mort prématurée qui te joint à ton intrépide frère, et t'enlève à une cour où tu n'as fait que te montrer : malheur déplorable, mais ordinaire ! De tout temps les hommes, pour quelque morceau de terre de plus ou de moins, sont convenus entre eux de se dépouiller, se brûler, se tuer, s'égorger les uns les autres ; et pour le faire plus ingénieusement et avec plus de sûreté, ils ont inventé de belles règles qu'on appelle l'art militaire ; ils ont attaché à la pratique de ces règles la gloire ou la plus solide réputation ; et ils ont depuis renchéri de siècle en siècle sur la manière de se détruire réciproquement. De l'injustice des premiers hommes, comme de son unique source, est venue la guerre, ainsi que la nécessité où ils se sont trouvés de se donner des maîtres qui fixassent leurs droits et leurs prétentions. Si, content du sien, on eût pu s'abstenir du bien de ses voisins, on avait pour toujours la paix et la liberté.

(1) Jeune homme tué à la guerre et dont La Bruyère avait peut-être été le précepteur.

Article "Paix", L'Encyclopédie, 1750 - 1772.

PAIX La guerre est un fruit de la dépravation des hommes : c'est une maladie convulsive et violente du corps politique, il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel que lorsqu'il jouit de la paix ; c'est elle qui donne de la vigueur aux empires ; elle maintient l'ordre parmi les citoyens ; elle laisse aux lois la force qui leur est nécessaire ; elle favorise la population, l'agriculture et le commerce : en un mot elle procure aux peuples le bonheur qui est le but de toute société. La guerre au contraire dépeuple les états ; elle y fait le désordre ; les lois sont forcées de se taire à la vue de la licence qu'elle introduit ; elle rend incertaines la liberté et la propriété des citoyens ; elle trouble et fait négliger le commerce ; les terres deviennent incultes et abandonnées. Jamais les triomphes les plus éclatants ne peuvent dédommager une nation de la perte d'une multitude de ses membres que la guerre sacrifie ; ses victoires même lui font des plaies profondes que la paix seule peut guérir.

Voltaire, "Guerre", Dictionnaire philosophique, 1764.

Un généalogiste prouve à un prince qu'il descend en droite ligne d'un comte dont les parents avaient fait un pacte de famille, il y a trois ou quatre cents ans avec une maison dont la mémoire même ne subsiste plus. Cette maison avait des prétentions éloignées sur une province dont le dernier possesseur est mort d'apoplexie : le prince et son conseil concluent sans difficulté que cette province lui appartient de droit divin. Cette province, qui est à quelques centaines de lieues de lui, a beau protester qu'elle ne le connaît pas, qu'elle n'a nulle envie d'être gouvernée par lui ; que, pour donner des lois aux gens, il faut au moins avoir leur consentement : ces discours ne parviennent pas seulement aux oreilles du prince, dont le droit est incontestable. Il trouve incontinent un grand nombre d'hommes qui n'ont rien à perdre ; il les habille d'un gros drap bleu à cent dix sous l'aune, borde leurs chapeaux avec du gros fil blanc, les fait tourner à droite et à gauche et marche à la gloire.
    Les autres princes qui entendent parler de cette équipée y prennent part, chacun selon son pouvoir, et couvrent une petite étendue de pays de plus de meurtriers mercenaires que Gengis Khan, Tamerlan, Bajazet n'en traînèrent à leur suite.
    Des peuples assez éloignés entendent dire qu'on va se battre, et qu'il y a cinq à six sous par jour à gagner pour eux s'ils veulent être de la partie : ils se divisent aussitôt en deux bandes comme des moissonneurs, et vont vendre leurs services à quiconque veut les employer.
    Ces multitudes s'acharnent les unes contre les autres, non seulement sans avoir aucun intérêt au procès, mais sans savoir même de quoi il s'agit.
    Il se trouve à la fois cinq ou six puissances belligérantes, tantôt trois contre trois, tantôt deux contre quatre, tantôt une contre cinq, se détestant toutes également les unes les autres, s'unissant et s'attaquant tour à tour ; toutes d'accord en seul point, celui de faire tout le mal possible.
    Le merveilleux de cette entreprise infernale, c'est que chaque chef des meurtriers fait bénir ses drapeaux et invoque Dieu solennellement avant d'aller exterminer son prochain.

Nous avons là trois textes différents , de trois différents auteurs mais défendant chacun une même thèse qu'est "la guerre est un fléau causant morts et chao . Elle est stupide " . Dans chacun des texte elle est présenté différemment .

Le premier texte est un texte de La Bruyère "Du souverain ou de la République " .
Ce texte commence directement par l'objet du sujet "la guerre", aucun coutrournement . On a , un discours tragique du point de vue où l'on place la guerre comme une force supérieure à l'Homme provoquant fatalité . Récit argumentatif avec entre autre l'utilisation de procédé tel que l'énumération au ligne 3 et 6 , où l'auteur donne un rythme ternaire  à son texte afin de mettre un petit rythme haletant à son texte, et afin de montrer à son lecteur que les mots et arguments qui critique ce fléau ne manque pas et ceux, grace au  registre polémique au service de l'art de persuader qui cherche l'adhésion du lecteur à la thèse présentée . L'auteur par le biai du registre polémique s'adresse directement à la raison, ce qui donne un constant souci de l'implication du lecteur au texte et à la thèse .On a dailleurs un évaluatifs péjoratifs de la thèse qui soutient ce registre , " on la toujours vu remplir le monde de veuves et d'orphelins " , ainsi qu' un lexique moral mélioratif de la vertue, beauté et de la liberté à l'éphigie encore une fois de la ligne 3 , "ta vertu, ta pudeur, ..." qui . Ainsi le lecteur est ici comme dans les textes suivants, sans cesse ciblé à faire appel à sa sensibilité . On a de plus un registre oratoire qui vient s'ajouter au registre polémique, qui manifeste très clairement et de facon significative l'appel à l'émotion : les rythme ternaire, les images saisissantes et les arguments coléreux mobilisent l'attention du lecteur ou de l'auditoire .

Le second texte est un article d'Encyclopédie, une définition en prose de la Paix .
Judicieusement cet arcticle définit la Paix en expliquant , en faisant un portrait de ce qu'on peut appeler son contraire, la guerre . On retrouve donc la thèse initiale du corpus . On a un texte ascès haletant car entre autre ne contenant que deux phrases . Le texte est contruit sur un registre naturellement didactique , qui utilise l'argumentation par analogie , cherchant à apporter au lecteur des informations afin de le persuader en commencant par l'informer . L'informer par le biai d'un texte argumentatif  qui édifie le lecteur , l'instruit, en mobilisant sa moral comme chez La bruyère ou encore chez Voltaire que nous verrons après ce texte . Grace à un lexique de paix " santé, vigueur, ordre, lois, bonheur, etc" il définit ce qu'on pourrait appeler l'avant-guerre, pour basculer tout d'un coup en commencant une autre phrase un lexique tout à fais opposer, un lexique chaotique "sacrifie, trouble, dépeuple, désordre, etc" .


Le dernier texte s'intitule "Guerre" de Voltaire . C'est un conte qui met en évidence grace à un ton quelques peu ironique la stupidité des raisons provoquant les grandes guerres et par dessus tout la stupidité des Hommes, sous entendu les pions de ce fléau . Ainsi comme à son habitude Voltaire fait du conte l'arme la plus efficcace au service du combat des Lumières .

Donc je n'ai pas encore finit, je n'ai pas encore analyser les procédés littéraires du texte de Voltaire, parce quil me donne encore un peu de mal . Pour les deux autres textes , jai essayé de dire ce qui m'est apparu, mais je sais quil me reste beaucoup de choses à dire . Voila j'attend vos commentaires, sur ce qui pourrait eventuellement m'aidez et ce que je devrais analyser dans les procédés littéraires .

Merci  smile

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La Bruyère, Les Caractères, Du Souverain ou de la République - La guerre a pour elle l’antiquité...

Bonsoir Ti-agnes,

C'est un bon début, mais attention à l'orthographe, aux phrases trop longues...

Je pense que tu devrais mieux caractériser chaque texte
par ex. :

Texte de La Bruyère, "Du Souverain ou de la République", Les Caractères : Dénonciation du fléau de la guerre par un moraliste du XVIIe siècle, Des procédés de démonstration logique, mais aussi des procédés affectifs...

Article "Paix", L'Encyclopédie : philosophiqueArticle de l'Encyclopédie, texte "technique", Il ne s'agit pas de dénoncer, en apparence, mais de définir objectivement la notion de "guerre".
Le style est donc descriptif. Il faut relever la métaphore filée "médicale.

Texte de Voltaire, "Guerre", Dictionnaire : Article de dictionnaire, illustré par une anecdote,

Va voir cette page du site, mais ce n'est pas pour la recopier.

ici.

Ces trois textes argumentent donc chacun à leur manière propre pour dénoncer le fléau qu'est la guerre.

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La Bruyère, Les Caractères, Du Souverain ou de la République - La guerre a pour elle l’antiquité...

Bonjour Jean- Luc, merci pour ta réponse, ton lien ma vraiment aidé . Jai ajouter plusieurs points au texte de Voltaire , ainsi qu'au deux autres textes .



Nous avons là trois textes différents , de trois différents auteurs mais défendant chacun une même thèse qu'est "la guerre est un fléau causant morts et chao . Elle est stupide " . Dans chacun des texte elle est présenté différemment .

Le premier texte est un texte de La Bruyère "Du souverain ou de la République " .
Ce texte commence directement par l'objet du sujet "la guerre", aucun coutrournement . On a , un discours tragique du point de vue où l'on place la guerre comme une force supérieure à l'Homme provoquant fatalité . Récit argumentatif avec entre autre l'utilisation de procédé tel que l'énumération au ligne 3 et 6 , où l'auteur donne un rythme ternaire  à son récit afin d'y mettre un petit rythme haletant , et afin de montrer à son lecteur que les mots et arguments qui critiquent ce fléau ne manquent pas . Et ceux, grace au  registre polémique au service de l'art de persuader qui cherche l'adhésion du lecteur à la thèse présentée . L'auteur par le biai du registre polémique s'adresse directement à la raison, ce qui donne un constant souci de l'implication du lecteur au texte et à la thèse .On a dailleurs un évaluatifs péjoratifs de la thèse qui soutient ce registre , " on la toujours vu remplir le monde de veuves et d'orphelins " , ainsi qu' un lexique moral mélioratif de la vertue, beauté et de la liberté à l'éphigie encore une fois de la ligne 3 , "ta vertu, ta pudeur, ..." qui . Ainsi le lecteur est ici comme dans les textes suivants, sans cesse ciblé à faire appel à sa sensibilité . On a de plus un registre oratoire qui vient s'ajouter au registre polémique, qui manifeste très clairement et de facon significative l'appel à l'émotion : les rythme ternaire, les images saisissantes et les arguments coléreux mobilisent l'attention du lecteur ou de l'auditoire . De plus La Bruyère , utilise un lexique affectifs, pour encore une fois faire appel à la sensibilité de son auditoire : "faire périr les frère", là un vocabulaire de fraternité fais de plus rapproché le moraliste de son récit, afin de donner à son lecteur la sensation d'une vrai implication de l'auteur . "Malheur déplorable", vocabulaire de souffrance, encore une fois affectifs car il s'en précède tout un lexique de peine dédié aux victimes du fléau .



Le second texte est un article d'Encyclopédie, une définition en prose de la Paix .
Judicieusement cet arcticle définit la Paix en expliquant , en faisant un portrait de ce qu'on peut appeler son contraire, la guerre . On retrouve donc la thèse initiale du corpus . On a un texte ascès haletant car entre autre ne contenant que deux phrases .Il débute au deux premières lignes par une très belle métaphore médical qui se construit , sur une succession de métaphores sur le même comparant , "la guerre, ... est une maladie convulsive et violente, ... il n'est en santé, .. dans un état naturel que lorsqu'il jouit de la paix . " C'est une description qui veut avoir l'air neutre, ne définissant qu'un terme , sur un point de vue objectif c'est -à-dire du point de vue du camparant . Mais en réalité , le texte cache bien une opinion, une thèse, dissimulée pour que l'auteur n'ait l'air d'avancer aucune idée personnelle, ou n'ait l'air de défendre aucune opinion . Le texte est contruit sur un registre naturellement didactique , qui utilise l'argumentation par analogie , cherchant à apporter au lecteur des informations afin de le persuader en commencant par l'informer . L'informer par le biai d'un texte descriptif  qui édifie le lecteur , l'instruit, en mobilisant sa moral comme chez La bruyère ou encore chez Voltaire que nous verrons après ce texte . Grace à un lexique de paix " santé, vigueur, ordre, lois, bonheur, etc" il définit ce qu'on pourrait appeler l'avant-guerre, pour basculer tout d'un coup en commencant une autre phrase un lexique tout à fais opposer, un lexique chaotique "sacrifie, trouble, dépeuple, désordre, etc" .


Le dernier texte s'intitule "Guerre" , Dictionnaire philosophique de Voltaire .
C'est un conte donc, qui donne par conséquent un ton merveilleux (cf dernier paragraphe). De plus grâce à un début de texte quelques peu hyperbolique, ainsi qu'une fin de texte caractérisé par l'antiphrase et l'antithèse , "Le merveilleux de cette entreprise infernale " , le récit s'en voit prendre un ton ironique mettant en avant la stupidité des raisons provoquant les grandes guerres et par dessus tout la stupidité des Hommes, sous entendu les pions de ce fléau . De plus , l'auteur  redonne du vifs à son récit en usant d'un rythme ternaire "Cette province,... a beau protester qu'elle ne le conait pas, qu'elle n'a nulle envie..., que pour gouverner ..." (l. 5 -6), ou encore à l'avant dernier paragraphe, "tantôt trois contre trois, tantôt .., tantôt,..." .
Ce récit est tout dabord de type descriptif, mais pas seulement . En effet une lecteur complète et approfondit, nous permet d'extraire une thèse, une opinion , une position soutenue par le philosophe qui nous dirige vers un type argumentatif . Ce mélange des deux types, nous emmène vers l'appologue . On a donc ici un apologue construit en prose car carractérisé par une moral qui fait aussi office de thèse .
Ainsi comme à son habitude Voltaire fait du conte l'arme la plus efficcace au service du combat des Lumières .




J'aimerais savoir par quels moyens mettre à jour les procédés de démonstratiosn logiques, et procédés affectifs , une définition m'aiderais ,je comprend le fond mais comment les faire apparaitre ?

En éspérants ne pas trop avoir repris tes idées ,