Bonsoir,
Je ne sais pas ce que ces sifflantes ajoutent à l'émerveillement de l'auteur, mais l'assonance en I (4) me paraît plus significative avec l'expression de sa clarté : le souvenir, reconstruit, émerge peu à peu de l'obscurité de la mémoire pour apparaître dans la splendeur de la lumière. C'est pour Proust la seule ambition digne de l'artiste : Donner à la vie ordinaire fugace la pérennité du monument architectural.
Il serait également instructif de noter la brièveté des premières syllabes opposée à l'allongement des finales (par la nasalisation et la diphtongaison), ce qui suggère la contemplation et peut-être le passage de l'éphémère à une forme d'éternité.