1 (Édité par anythingcouldhappen2 10/11/2013 à 19:03)

Musset, Lorenzaccio - La parole et l’action dans la pièce / le traitement de la mort

Bonjour,

Je dois préparer deux questions de type bac concernant le drame romantique de Musset, Lorenzaccio en vu d'un prochain devoir en classe.
La première concerne la parole et l'action dans la pièce.
Il me semble indispensable de traiter la relation entre les deux, l'impact de l'un sur l'autre, plutôt que les deux séparément. On dit que toute prise de parole est déjà une action. Cependant, la plupart des personnages ne font que parler, ce qui ici ne fait pas avancer la situation politique de la ville. Lorenzo semble être le seul à agir et il connaît par ailleurs l'importance des mots : "J'en ai assez d'entendre brailler en plein vent le bavardage humain" (+ d'autres citations). Mais il n'est pas le seul, Alexandre aussi : "des mots, des mots, et rien de plus" tout comme Philippe : "Un mot, un mot, ô conscience !"
D'une autre part, la Marquise Cibo parle beaucoup de politique à Alexandre pour essayer de le faire changer, en vain.
A partir de cela, quel plan faire ? (d'ailleurs, combien de parties doit-il y avoir ?)


La seconde concerne le traitement de la mort dans l'oeuvre. Sauf erreur de ma part, quatre personnages meurent : d'abord Louise (empoisonnée), puis Alexandre (assassiné), Marie (de douleur ?) et enfin Lorenzo (tué car recherché).
Lorenzo se livre à son destin tragique puisqu'il choisit lui-même de sortir dans la ville (est-ce parce qu'il a tout perdu en tuant Alexandre ? De plus, sa mère vient de mourir.) Alors, il semblerait condamné à mourir avant la fin de la pièce, peut-être comme Alexandre puisque Lorenzo avait planifié son assassinat depuis longtemps. Cela pourrait-il être une partie d'étude ?
Aussi, Louise, qui a été empoisonnée pour une querelle entre deux familles n'es pas sans rappeler la Juliet de Romeo. En serait-elle une pâle copie ? (pâle car personnage secondaire, du moins en apparence). Alors, il y aurait également un lien entre la mort et l'amour (eros/thanatos ?), tout comme pour Marie qui, si je ne me trompe pas, serait morte de désespoir en voyant la débauche et la "violence" de son fils.
Louise a été enterrée près d'un figuier et dans On ne badine pas avec l'amour, il est question de marronnier. Cela a-t-il une signification particulière venant de Musset ?

Merci d'avance de vos conseils.

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Musset, Lorenzaccio - La parole et l’action dans la pièce / le traitement de la mort

Pour Musset et le marronnier, voir éventuellement ici =>  http://books.google.fr/books?id=ExhIAQA … mp;f=false