Ionesco, Rhinocéros, acte II, tableau 1

Bonjour,


Enoncé :
Rédiger un commentaire composé sur l'extrait de Rhinocéros d'Eugène Ionesco: Une introduction, une grande partie avec deux sous parties et une transition entre les deux sous-parties et une conclusion (dans la conclusion on doit répondre à la question posée dans l'introduction : Quel est l’intérêt de cette scène ? et faire un petit résumé de ce qu'on a dit dans le commentaire composé...)
Voici les axes des deux grandes parties : (on doit choisir une grande partie des deux et faire les deux sous-parties de la grande partie que l'on aura choisi)
De nombreux personnages et un dialogue confus
Une scène à la fois comique et inquiétante

Voici le texte sur lequel on doit faire le commentaire composé :


Rhinocéros, Eugène Ionesco, 1957

Acte II, tableau 1 :

DUDARD : Tout le monde sait ce qu'est un chat.

BOTARD : Est-ce d'un chat, ou est-ce d'une chatte qu'il s'agit ? Et de quelle couleur ? De quelle race ? Je ne suis pas raciste, je suis même antiraciste.

MONSIEUR PAPILLON : Voyons, monsieur Botard, il ne s'agit pas de cela, que vient faire ici le racisme ?

BOTARD : Monsieur le chef, je vous demande bien pardon. Vous ne pouvez nier que le racisme est une des grandes erreurs du siècle.

DUDARD : Bien sûr, nous sommes tous d'accord, mais il ne s'agit pas là de…

BOTARD : Monsieur Dudard, on ne traite pas cela à la légère. Les événements historiques nous ont bien prouvé que le racisme…

DUDARD : Je vous dis qu'il ne s'agit pas de cela.

BOTARD : On ne le dirait pas.

MONSIEUR PAPILLON : Le racisme n'est pas en question.

BOTARD : On ne doit perdre aucune occasion de le dénoncer.

DAISY : Puisqu'on vous dit que personne n'est raciste. Vous déplacez la question, il s'agit tout
simplement d'un chat écrasé par un pachyderme : un rhinocéros en l'occurrence.

BOTARD : Je ne suis pas du Midi, moi. Les Méridionaux ont trop d'imagination. C'était peut être tout simplement une puce écrasée par une souris. On en fait une montagne.

MONSIEUR PAPILLON, à Dudard : Essayons donc de mettre les choses au point. Vous auriez donc vu, de vos yeux vu, le rhinocéros se promener en flânant dans les rues de la ville ?

DAISY : Il ne flânait pas, il courait.

DUDARD : Personnellement, moi, je ne l’ai pas vu. Cependant, des gens dignes de foi…

BOTARD, l’interrompant : Vous voyez bien que ce sont des racontars, vous vous fiez à des journalistes qui ne savent pas quoi inventer pour faire vendre leurs méprisables journaux, pour servir leurs patrons, dont ils sont les domestiques ! Vous croyez cela, Monsieur Dudard, vous, un juriste, un licencié en droit. Permettez-moi de rire. Ah ! Ah ! Ah !

DAISY : Mais moi, je l’ai vu, j’ai vu le rhinocéros. J’en mets ma main au feu.

BOTARD : Allons donc ! Je vous croyais une fille sérieuse.

DAISY : Monsieur Botard, je n’ai pas la berlue ! Et je n’étais pas seule, il y avait des gens autour de moi qui regardaient.

BOTARD : Pfff ! Ils regardaient sans doute autre chose !… Des flâneurs, des gens qui n’ont rien à faire, qui ne travaillent pas, des oisifs.

DUDARD : C’était hier, c’était dimanche.

BOTARD : Moi, je travaille aussi le dimanche. Je n'écoute pas les curés qui vous font venir à l'église pour vous empêcher de faire votre boulot, et de gagner votre pain à la sueur de votre front.

MONSIEUR PAPILLON, indigné : Oh !

BOTARD : Excusez-moi, je ne voudrais pas vous vexer. Ce n'est pas parce que je méprise les religions qu'on peut dire que je ne les estime pas. (à Daisy.)
D’abord, savez-vous ce que c’est qu’un rhinocéros ?

DAISY : C’est un… c’est un très gros animal, vilain !

BOTARD : Et vous vous vantez d’avoir une pensée précise ! Le rhinocéros, Mademoiselle…


Voici mon commentaire composé :

Le texte que nous allons étudier est extrait de la pièce de théâtre Rhinocéros, écrit en 1959 par Eugène Ionesco, un écrivain roumain et français du 20ème siècle, représentant du théâtre de l'absurde. Elle est constituée en trois actes, elle met en scène la contamination d’une population par une étrange épidémie. Les habitants sont les uns après les autres transformés en rhinocéros…La scène est située dans le tableau I de l'acte II et je pense qu’elle se passe dans un bureau. Les personnages sont Daisie, la secrétaire, Monsieur Papillon, le patron et deux autres employés Dudard et Botard. Dans cet extrait, les personnages parlent de sujets différents : du racisme, d’un rhinocéros qui a écrasé un chat… Quel est l’intérêt de cette scène ? Pour répondre à cette question nous verrons d'abord que dans cette scène il y a de nombreux personnages et un dialogue confus, et ensuite que Ionesco mélange le registre comique et une ambiance plus inquiétante.


Tout d'abord, dans cette scène il y a de nombreux personnages. Botard, un employé, dénonce le racisme "Vous ne pouvez nier que le racisme est une des grandes erreurs du siècle". Il est borné et têtu. Daisy, la secrétaire, lui dit qu'elle a vu un rhinocéros de ses propres yeux, elle est de bonne foi, elle dit la vérité : ce qu'elle a vu mais il ne veut pas la croire. "Allons donc ! Je vous croyais une fille sérieuse". Elle lui donne un autre argument "il y avait des gens autour de moi qui regardaient" mais il rétorque avec un autre argument " Ils regardaient sans doute autre chose ! ... Des flâneurs, des gens qui n'ont rien à faire, qui ne travaillent pas, des oisifs." Il méprise également les religions, il ne va jamais à l'église le dimanche, il travaille. Monsieur Papillon est le patron. Il ne parle pas beaucoup mais ses questions permettent de faire avancer le dialogue. Il essaye de mettre les choses au point, de clarifier les situations. Il est neutre, c'est le seul qui ne prend pas parti quand à l’existence ou non d’un rhinocéros en ville. Dudard est un autre employé, il croit Daisy, car même s'il ne l'a pas vu, il a confiance en elle et en d'autres gens qui l'ont vu aussi. C'est une personne qui fait confiance facilement, et qui est peut-être un peu influençable. Tous ces personnages passent d'un sujet à l'autre, se contredisent, se coupent la parole, se disputent, argumentent. Ce qui crée un dialogue confus.



Ensuite, il y a un dialogue confus. Au début de la scène, Botard demande si c'est un chat ou chatte qu'il s'agit, de quel couleur et de quelle race. Ce sont des questions inutiles. D'ailleurs Dudard a raison : tout le monde sait ce qu'est un chat. Les personnages parlent de sujets différents, ce qui crée un dialogue confus car les personnages passent d'un sujet à l'autre : Botard lance le sujet du racisme. Puis Daisy lance le sujet du chat écrasé par un rhinocéros, mais ce n'est qu'une image, le véritable sujet traité ici est le nazisme. Je pense que le rhinocéros représente les allemand et que le chat représente les juifs : les juifs qui se font "écraser", tués par les allemands. Et enfin Botard lance le sujet de la religion quand il dit qu'il méprise la religion, qu'il travaille le dimanche au lieu d'aller à l'église. Tout le monde parle on ne sait pas avec qui, des fois ils se font coupés la parole par d'autres personnages " Bien sûr, nous sommes tous d'accord, mais il ne s'agit pas là de...", ils argumentent : Daisy et Botard qui ne sont pas d'accord quand à l’existence ou non d’un rhinocéros en ville. Ils se disputent "Puisqu'on vous dit que personne n'est raciste. Vous déplacez la question, il s'agit tout simplement d'un chat écrasé par un pachyderme : un rhinocéros en l'occurrence."


L'intérêt de cette scène est donc qu'elle montre qu'il y a de nombreux personnages et un dialogue confus ainsi qu'une scène à la fois comique et inquiétante. Elle nous permet aussi de mieux connaitre les personnages, leur caractère. Il y a 3 sujets importants qui sont traités dans ce dialogue et qui vont surement revenir dans la suite de la pièce : le racisme, le nazisme à travers le rhinocéros qui a écrasé un chat, et la religion.



Pouvez-vous m'aider et me dire quels sont les erreurs, ce qui n'est pas bon s'il vous plait. Merci.