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Ronsard, Comme un chevreuil, quand le printemps destruit...

Bonjour à tous,

Je suis en 1ère S, et comme beaucoup d'entre vous en train de préparer mon oral de français, et j'aurais quelques questions sur des poètes du XVIème ...

J'ai revu une fiche que mon professeur nous avait donné, où étaient répertoriées toutes les questions que des profs avaient posé pendant le bac blanc ; et là je vois que quelqu'un a été interrogé sur Comme un chevreuil de Ronsard, avec comme question "En quoi Ronsard s'inscrit-il dans la tradition Pétrarquiste?" (comme problématique je précise).
Je ne pense pas tomber sur une telle question à l'oral, mais quand même ...

Je sais que Pétrarque a popularisé le "sonnet" et que certains de ces poèmes ressemblent beaucoup à ceux de Ronsard et de Labé (Je vis je meurs de Labé reprend les oppositions de sentiments pour décrire l'amour que Pétrarque utilisait).

Sachant que j'ai Comme un chevreuil de Ronsard et Je vis je meurs de Labé à l'oral, pourriez-vous me donner quelques infos supplémentaires sur les liens entre ces poèmes et Pétrarque ?

Merci smile

Ps : le poème de Ronsard : http://www.florilege.free.fr/florilege/ … ac__60.htm
celui de Labé : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassi … _noie.html

2 (Édité par jacquesvaissier 29/06/2012 à 20:19)

Ronsard, Comme un chevreuil, quand le printemps destruit...

Le rapprochement entre ce poème de Ronsard et l'univers poétique de Pétrarque est évident :
- Blessure d'amour, et qui plus est, intervenue "l'avril de son âge" (Pétrarque a rencontré Laure le 6/4/1327 !)
- Liberté, impunité du poète avant cette rencontre (Pétrarque compare souvent l'amour à une peine privative de liberté !)
- Dimension fatale de l'amour (Pétrarque s'y complaît, car il peut gémir à loisir, comme l'un de ses modèles Tibulle)
- Comparaison couvrant tout le sonnet (Pétrarque s'est inspiré lui-même de la grande comparaison virgilienne, développée sur dix ou quinze vers parfois, et qui se fait volontiers "récit dans le récit")
- Enrichissement du vocabulaire par composition (suffixe en -ette, sur le modèle de l'italien, par exemple) 
- J'ai oublié le thème de la nature qui, comme chez Pétrarque, n'est pas un "décor", mais dont chaque élément fonctionne comme un symbole (la glace qu'on peut briser au prix d'un petit effort alors qu'on ne peut rien contre les "lacs" de l'amour, l'eau courante, la forêt qui cache et protège, etc...) 


Chez Louise Labé, c'est autre chose.
- Les antithèses, qui sont la marque de ce sonnet, sont héritées de Pétrarque, qui cultive beaucoup les figures de style et de rhétorique, mais par l'intermédiaire de Maurice Scève (cf son fameux sonnet "Moins je la vois, certes plus je la hais") et, en allant chercher un peu plus loin, des Grands Rhétoriqueurs, dont Marot.
- Mais ici l'amour, qui prend possession de tout l'être, se joue de la durée, de la raison, n'est pas vu comme une passion qui pousserait la pauvre victime à une élégie sans fin, mais comme un sentiment qui suscite de la confusion et du désordre dans l'être : il donne le plaisir comme le tourment et exacerbe ainsi le dualisme bien/mal chez l'être.
- Personnellement, et sans aucune garantie, je trouve qu'on peut faire aussi une lecture érotique de ce sonnet dans lequel il est beaucoup question du corps. On s'éloignerait de Pétrarque pour se rapprocher d'une certaine tradition médiévale... Ainsi, je suis frappé par le sens qu'on peut donner au vers 7 "Mon bien s'en va et à jamais il dure" ; en effet, le "bien", dans la littérature érotique, désigne le plaisir sexuel de la femme...

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Ronsard, Comme un chevreuil, quand le printemps destruit...

Bonjour ! Je travaille également sur Comme un chevreuil. Je cherche une ouverture assez pertinente, mais j'ai du mal à trouver... Des idées ?

Merci d'avance, j'en ai vraiment besoin ! tongue

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
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