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Voltaire, Candide, chapitre 17 - Les voyageurs ne manquèrent pas de ramasser l'or...

Bonjour, je suis tomber sur le ch 17 de Candide.
Question: En quoi peut on dire qu'il s'agit d'une utopie?

Voici le texte:

Les voyageurs ne manquèrent pas de ramasser l'or, les rubis et les émeraudes. « Où sommes-nous ? s'écria Candide ; il faut que les enfants des rois de ce pays soient bien élevés, puisqu'on leur apprend à mépriser l'or et les pierreries. » Cacambo était aussi surpris que Candide. Ils approchèrent enfin de la première maison du village ; elle était bâtie comme un palais d'Europe. Une foule de monde s'empressait à la porte, et encore plus dans le logis. Une musique très agréable se faisait entendre, et une odeur délicieuse de cuisine se faisait sentir. Cacambo s'approcha de la porte, et entendit qu'on parlait péruvien ; c'était sa langue maternelle : car tout le monde sait que Cacambo était né au Tucuman, dans un village où l'on ne connaissait que cette langue. « Je vous servirai d'interprète, dit-il à Candide ; entrons, c'est ici un cabaret. » Aussitôt deux garçons et deux filles de l'hôtellerie, vêtus de drap d'or, et les cheveux renoués avec des rubans, les invitent à se mettre à la table de l'hôte. On servit quatre potages garnis chacun de deux perroquets, un contour bouilli qui pesait deux cents livres, deux singes rôtis d'un goût excellent, trois cents colibris dans un plat, et six cents oiseaux-mouches dans un autre ; des ragoûts exquis, des pâtisseries délicieuses ; le tout dans des plats d'une espèce de cristal de roche. Les garçons et les filles de l'hôtellerie versaient plusieurs liqueurs faites de canne de sucre.

Les convives étaient pour la plupart des marchands et des voituriers, tous d'une politesse extrême, qui firent quelques questions à Cacambo avec la discrétion la plus circonspecte, et qui répondirent aux siennes d'une manière à le satisfaire.

Quand le repas fut fini, Cacambo crut, ainsi que Candide, bien payer son écot en jetant sur la table de l'hôte deux de ces larges pièces d'or qu'il avait ramassées ; l'hôte et l'hôtesse éclatèrent de rire, et se tinrent longtemps les côtés. Enfin ils se remirent : « Messieurs, dit l'hôte, nous voyons bien que vous êtes des étrangers ; nous ne sommes pas accoutumés à en voir. Pardonnez-nous si nous nous sommes mis à rire quand vous nous avez offert en payement les cailloux de nos grands chemins. Vous n'avez pas sans doute de la monnaie du pays, mais il n'est pas nécessaire d'en avoir pour dîner ici. Toutes les hôtelleries établies pour la commodité du commerce sont payées par le gouvernement. Vous avez fait mauvaise chère ici, parce que c'est un pauvre village ; mais partout ailleurs vous serez reçus comme vous méritez de l'être. » Cacambo expliquait à Candide tous les discours de l'hôte, et Candide les écoutait avec la même admiration et le même égarement que son ami Cacambo les rendait. « Quel est donc ce pays, disaient-ils l'un et l'autre, inconnu à tout le reste de la terre, et où toute la nature est d'une espèce si différente de la nôtre ? C'est probablement le pays où tout va bien ; car il faut absolument qu'il y en ait de cette espèce. Et, quoi qu'en dît maître Pangloss, je me suis souvent aperçu que tout allait assez mal en Westphalie. »

Comment auriez vous fait le développement? Je mettrais ce que j'ai mis par la suite.

Voltaire, Candide, chapitre 17 - Les voyageurs ne manquèrent pas de ramasser l'or...

J'aurais relevé tous les éléments montrant que Voltaire peint un monde idéal, et je les aurais classés par ordre d'importance.

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Voltaire, Candide, chapitre 17 - Les voyageurs ne manquèrent pas de ramasser l'or...

VOILA CE QUE J AI FAIT

INTRODUCTION:

Candide: une des œuvres le plus connus de voltaire
thème de l'optimisme d’où le deuxième nom de l’œuvre
écrit en 1758
ch17: Cacambo et candide découvre un paradis: l'eldorado
A travers différents procédés et relevés, Voltaire nous présente l'utopie

* J'ai lu (avec baigaillement= stress)

Nous pouvons donc nous demander En quoi il s'agit d'une utopie.
- Annonce de plan:
I/Un monde différent de la normal
II/Un monde à l'image de la théorie de Pangloss


I/ monde différent de la normale

1)Référence aux pierre précieuse et à la bonne alimentation
-richesse du sol + beauté du paysage:
"or","rubis", "émeraudes"
-richesse gustative: énumération ("deux perroquets, [...]délicieuse"):
bonheur divers: manger à sa faim, mais aussi différemment que d'habitude.

2)Des habitats divers et richesse de la beauté et de la diversité.
-diversité des sens: ouie ("une musique", "entendit"), l'odorat ("odeur délicieuse de cuisine), gout (énumération: "un plat […] délicieuse")
- diversité des lieux d'accueil: "un cabaret" et "hôtellerie"

3) Gratuité des repas et une nature différentes
-relevons "toutes les hostelleries établies […] gouvernement":
fait pensé à une sorte de communisme où tout le monde cotise.
- Nous relevons que la nature est différente du reste du monde avec le relevé suivant venant de Cacambo:
""Quel est donc se pays,[...]où toute la nature est d'une espèce si différents que la notre?"

II/ Monde à l'image de la théorie de Pangloss

1)Théorie de Pangloss
Pangloss pense que tout va bien dans le meilleur des mondes.
Cependant, Candide se rend compte dans ce passage que cela peut être nuancé. Candide dit:
"Et quoi qu'en dit maitre Pangloss, Je me suis souvent aperçu que tout allait mal en Vesphalie"

2)Un monde de compréhension
- "sa langue maternelle" crée une sensibilité du lecteur et montre une communication aboutit
- "Les convives étaient pour la plupart[...] d'une manière à le satisfaire" montre que les habitants sont ouvert et servants.

3) Un monde riche mais pauvre
(je me rappel plus ce que j'ai dis)


Conclusion: improvisé
ouverture sur Utopia, de Thomas more, écrit en 1516 (texte de lecture complémentaire)

Tout cela n'a duré que 4 ou 5 minutes.

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Voltaire, Candide, chapitre 17 - Les voyageurs ne manquèrent pas de ramasser l'or...

Salut à tous, et à toute smile

Alors voilà, j'ai un commentaire à rendre sur l'Eldorado, dans Candide de Voltaire, le passage est le suivant :

Ils approchèrent enfin de la première maison du village ; elle était bâtie comme un palais d'Europe. Une foule de monde s'empressait à la porte, et encore plus dans le logis. Une musique très agréable se faisait entendre, et une odeur délicieuse de cuisine se faisait sentir. Cacambo s'approcha de la porte, et entendit qu'on parlait péruvien ; c'était sa langue maternelle : car tout le monde sait que Cacambo était né au Tucuman, dans un village où l'on ne connaissait que cette langue. « Je vous servirai d'interprète, dit-il à Candide ; entrons, c'est ici un cabaret. » Aussitôt deux garçons et deux filles de l'hôtellerie, vêtus de drap d'or, et les cheveux renoués avec des rubans, les invitent à se mettre à la table de l'hôte. On servit quatre potages garnis chacun de deux perroquets, un contour bouilli qui pesait deux cents livres, deux singes rôtis d'un goût excellent, trois cents colibris dans un plat, et six cents oiseaux-mouches dans un autre ; des ragoûts exquis, des pâtisseries délicieuses ; le tout dans des plats d'une espèce de cristal de roche. Les garçons et les filles de l'hôtellerie versaient plusieurs liqueurs faites de canne de sucre.
    Les convives étaient pour la plupart des marchands et des voituriers, tous d'une politesse extrême, qui firent quelques questions à Cacambo avec la discrétion la plus circonspecte, et qui répondirent aux siennes d'une manière à le satisfaire.

    Quand le repas fut fini, Cacambo crut, ainsi que Candide, bien payer son écot en jetant sur la table de l'hôte deux de ces larges pièces d'or qu'il avait ramassées ; l'hôte et l'hôtesse éclatèrent de rire, et se tinrent longtemps les côtés. Enfin ils se remirent : « Messieurs, dit l'hôte, nous voyons bien que vous êtes des étrangers ; nous ne sommes pas accoutumés à en voir. Pardonnez-nous si nous nous sommes mis à rire quand vous nous avez offert en payement les cailloux de nos grands chemins. Vous n'avez pas sans doute de la monnaie du pays, mais il n'est pas nécessaire d'en avoir pour dîner ici. Toutes les hôtelleries établies pour la commodité du commerce sont payées par le gouvernement. Vous avez fait mauvaise chère ici, parce que c'est un pauvre village ; mais partout ailleurs vous serez reçus comme vous méritez de l'être. » Cacambo expliquait à Candide tous les discours de l'hôte, et Candide les écoutait avec la même admiration et le même égarement que son ami Cacambo les rendait. « Quel est donc ce pays, disaient-ils l'un et l'autre, inconnu à tout le reste de la terre, et où toute la nature est d'une espèce si différente de la nôtre ? C'est probablement le pays où tout va bien ; car il faut absolument qu'il y en ait de cette espèce. Et, quoi qu'en dît maître Pangloss, je me suis souvent aperçu que tout allait assez mal en Westphalie. »

Dans le plan que ma fournis le professeur, je dois abordé :
II . La fonction de ce passage soit :
a) l'évolution du personnage
b) La Leçon de l'Eldorado

Donc pour a) J'ai mis : Evolution moral de candide, qui remet en cause Pangloss "quoi qu'en dise..." --> Il deviens mature, et prend un nouveau départ grâce à l'Eldorado !
Mais outre le discours directe, je ne trouve pas de procédé spécifique permettant de mettre en avant cet évolution... Que puis-je mettre d'autre ?

Ensuite, pour la b) J'ai mis moral : -Remise en cause de la valeurs de l'or
                                              - Remise en cause des valeurs de la population
Et la encore une fois, je bloque  hmm


Merci d'avance smile ( Je suis en première S )

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Voltaire, Candide, chapitre 17 - Les voyageurs ne manquèrent pas de ramasser l'or...

Salut à tous smile

Enfaite, je passe prochainement mon bac blanc oral de Français, et je me pose pas mal de question sur le type de problématique possible pour différents texte :

Par exemple Quels genre de problématique serait-il possible d'avoir, par exemple sur le chapitre de Eldorado dans Candide, de Voltaire :

Les voyageurs ne manquèrent pas de ramasser l'or, les rubis et les émeraudes. « Où sommes-nous ? s'écria Candide ; il faut que les enfants des rois de ce pays soient bien élevés, puisqu'on leur apprend à mépriser l'or et les pierreries. » Cacambo était aussi surpris que Candide. Ils approchèrent enfin de la première maison du village ; elle était bâtie comme un palais d'Europe. Une foule de monde s'empressait à la porte, et encore plus dans le logis. Une musique très agréable se faisait entendre, et une odeur délicieuse de cuisine se faisait sentir. Cacambo s'approcha de la porte, et entendit qu'on parlait péruvien ; c'était sa langue maternelle : car tout le monde sait que Cacambo était né au Tucuman, dans un village où l'on ne connaissait que cette langue. « Je vous servirai d'interprète, dit-il à Candide ; entrons, c'est ici un cabaret. » Aussitôt deux garçons et deux filles de l'hôtellerie, vêtus de drap d'or, et les cheveux renoués avec des rubans, les invitent à se mettre à la table de l'hôte. On servit quatre potages garnis chacun de deux perroquets, un contour bouilli qui pesait deux cents livres, deux singes rôtis d'un goût excellent, trois cents colibris dans un plat, et six cents oiseaux-mouches dans un autre ; des ragoûts exquis, des pâtisseries délicieuses ; le tout dans des plats d'une espèce de cristal de roche. Les garçons et les filles de l'hôtellerie versaient plusieurs liqueurs faites de canne de sucre.

Les convives étaient pour la plupart des marchands et des voituriers, tous d'une politesse extrême, qui firent quelques questions à Cacambo avec la discrétion la plus circonspecte, et qui répondirent aux siennes d'une manière à le satisfaire.
Quand le repas fut fini, Cacambo crut, ainsi que Candide, bien payer son écot en jetant sur la table de l'hôte deux de ces larges pièces d'or qu'il avait ramassées ; l'hôte et l'hôtesse éclatèrent de rire, et se tinrent longtemps les côtés. Enfin ils se remirent : « Messieurs, dit l'hôte, nous voyons bien que vous êtes des étrangers ; nous ne sommes pas accoutumés à en voir. Pardonnez-nous si nous nous sommes mis à rire quand vous nous avez offert en payement les cailloux de nos grands chemins. Vous n'avez pas sans doute de la monnaie du pays, mais il n'est pas nécessaire d'en avoir pour dîner ici. Toutes les hôtelleries établies pour la commodité du commerce sont payées par le gouvernement. Vous avez fait mauvaise chère ici, parce que c'est un pauvre village ; mais partout ailleurs vous serez reçus comme vous méritez de l'être. » Cacambo expliquait à Candide tous les discours de l'hôte, et Candide les écoutait avec la même admiration et le même égarement que son ami Cacambo les rendait. « Quel est donc ce pays, disaient-ils l'un et l'autre, inconnu à tout le reste de la terre, et où toute la nature est d'une espèce si différente de la nôtre ? C'est probablement le pays où tout va bien ; car il faut absolument qu'il y en ait de cette espèce. Et, quoi qu'en dît maître Pangloss, je me suis souvent aperçu que tout allait assez mal en Westphalie. »

Merci d'avance smile

6 (Édité par gabiana 05/04/2014 à 13:23)

Voltaire, Candide, chapitre 17 - Les voyageurs ne manquèrent pas de ramasser l'or...

Veux-tu dire en fait : quelles questions pourrait-on te poser sur ce texte, si on te le proposait à l'oral de l'EAF  ?

-Le modèle présenté dans cet extrait permet-il  à Voltaire d’émettre des critiques ?
-Comment cet extrait constitue-t-il une parenthèse dans le conte ?
-Quelle est selon vous la fonction de ce passage ?
....

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Voltaire, Candide, chapitre 17 - Les voyageurs ne manquèrent pas de ramasser l'or...

Merci pour ta réponse smile

Par contre pour la question :

-Comment cet extrait constitue-t-il une parenthèse dans le conte ?

La je ne vois pas trop, si je devais le présenter, je dirais :
I. Une société utopique
II. La fonction de ce lieu

Est ce que sa correspondrais, ou aurais-tu autre chose à me proposer ! roll