11 (Édité par choulie25 23/06/2012 à 18:15)

Les plus belles descriptions

Pour moi la description de la forêt et de Paris dans Quatrevingt-treize de Victor Hugo ou la description de la bataille de Waterloo dans la Chartreuse de Parme.

J'aime aussi beaucoup les descriptions dans le Rivage des Syrtes de Julien Gracq. C'est d'ailleurs en partie à cause de ces descriptions magnifiques que je suis tombée amoureuse de ce livre.

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Les plus belles descriptions

Une des descriptions qui m'a le plus marqué est celle de Notre Dame dans Notre-Dame de Paris de Victor Hugo !

Les plus belles descriptions

Quelques souvenirs me sont revenus en parcourant ma bibliothèque.

- Quelques descriptions inquiétantes, comme celle de la maison Usher chez Poe, comme celle du château auquel n'accèdera jamais le K. de Kafka.

- La précision glaçante dans la description du corps déclinant puis agonisant d'Ivan Illitch dans la nouvelle de Tolstoï. Alors que Tolstoï commençait son récit avec une ironie goguenarde lors de l'enterrement d'Illitch, ici le texte se finit sur une forme de tendresse à l'égard de ce banal fonctionnaire. Alors, je trouve cette description encore belle, comme je trouve encore une étrange beauté dans les descriptions que fait Hervé Guibert de son corps épuisé par la maladie.

- Et puis cette baleine dans la sublime nouvelle (éponyme) de Paul Gadenne. Lorsqu'Odile et Pierre, le couple de la nouvelle, aperçoivent la baleine échouée sur la plage, l'animal a l’apparence d’une pâte qui gonfle, d’un monticule, d’une île. Seule l’odeur rend cette pâte vivante. La baleine était « d’un blanc fade, comme le blanc du lait épanché. […] C’était un blanc sans lumière, un blanc gelé, entièrement refermé sur lui-même, tournant le dos à toute gloire, avec une résignation à peine pathétique » Mais sa blancheur est ternie par les couleurs rosées de la mort. « Ce monument orné de signes délicats, qui viraient çà et là au colchique ou à la violette fanée » a déjà relâché toute sa puissance et s’est abandonnée à « une obéissance insidieuse, une docilité épouvantable [qui] l’entraînaient à se répandre, à se laisser couler dans l’univers » Progressivement, la baleine devient le symbole de la lente destruction du monde et de l’abandon au chaos : « Pour nous, la baleine était ce trait jeté en travers de la plage, comme une rature » La contemplation de la baleine renferme alors une tonalité apocalyptique : « Nous écoutions, immobiles parmi les courants contraires, sous les chocs répétés du vent, les rumeurs discordantes de cette rude symphonie où triomphe la force des feuilles, où le rire des plantes sauvages déchire le sein des bayadères sculptées, où les éléphants d’Ellora, les colosses d’Ipsamboul, les tours de Chartres, luttent contre la montée des sables »

- Je me suis rendu aussi compte que j'aime beaucoup les descriptions de villes ou de paysages, surtout lorsque ces lieux se laissent voir au cours de déambulations et de voyages finissant par mêler la description objective et les rêveries qu'elle produit. Alors que les descriptions très précises chez Balzac ou Zola me laissent finalement peu d'impressions car elles me paraissent encore trop ancrées dans le réel, j'apprécie au contraire que quelque chose de l'esprit de l'observateur s'ajoute à la pure perception.
Ainsi du début de La Mort de Virgile d'Hermann Broch, où le fleuve contamine la description et la rend méandreuse. Ainsi de Bruges-la-Morte de Rodenbach, où la ville fait si forte impression sur Hugues Viane qu'elle dirige machinalement ses pas vers sa tragédie personnelle. Ainsi de la découverte de l'Amérique par Bardamu ou, dans un registre bien moins grinçant, du regard mélancolique sur la BNF par Austerlitz chez Sebald. Et encore chez Sebald, sa description de la Corse dans Campo Santo embrasse si bien les terres escarpées, le soleil couchant de l'île et son histoire qu'en quelques pages à peine celui qui n'est jamais allé en Corse (moi par exemple) pense l'avoir reconnue.

Enfin, je redis ce que j'ai écrit ailleurs d'un des plus beaux textes de Mandelstam, sans doute : Voyage en Arménie. Ce texte fabuleux tient plus en réalité de la rêverie impressionniste que du carnet de voyage. Ne lisant pas le russe, je ne sais si la traduction d'André du Bouchet a donné un surcroît de poésie à la prose de Mandelstam. Mais celle-ci tient bien de la "cristallographie" qu'analysait déjà le poète dans son Entretien sur Dante. On croit naïvement que le poète décrira par petites touches chaque lieu qu'il a traversé, de l'île de Sevan à l'Alaguez. En réalité, les images que Mandelstam tire de ces pérégrinations donnent à son Arménie une teinte surréelle qui nous la tient éloignée aussi bien dans l'espace que dans sa stricte géographie. Terre aride, où se côtoient des figures burinées de philologues, d'innombrables enfants, d'étranges naturalistes rappelant au poète le souvenir de Lamarck, l'Arménie est aussi une terre de couleurs. S'il est étonnant de trouver dans ce texte des allusions à des peintres français, la surprise est moins grande une fois saisie l'innutrition de la couleur par la poésie :
« Là, je tendis ma vue et plongeai mes yeux dans la large coupe de la mer pour me laver de leur poussière et de leurs larmes.
J'ai tendu le regard, comme un gant glacial à enfiler sur son embauchoir, l'ai tendu sur le coin bleu de la mer...
Au plus vite, d'un coup d'oeil rapace j'ai enveloppé les fiefs du cadre.
Ainsi l'oeil plonge dans cette large coupe emplie à ras bord pour se laver de sa poussière.
Et j'ai commencé à saisir ce que peut être la nécessité de la couleur (au hasard des maillots de corps orange et bleu), la couleur n'étant sur sa lancée autre qu'impression de départ avivée par la distance et rassemblée en un volume. »
La poésie s'écrivant avec la vue plus qu'avec l'intellect pour Mandelstam, la poésie étant image condensée et filée de poème en poème, et liée dans la vie du poète russe à l'Arménie, longtemps rêvée avant d'être arpentée, elle relancera l'inspiration de Mandelstam : il se remettra à écrire de la poésie pendant et après son séjour en Arménie après avoir traversé une longue période d'incertitudes et de découragement, marquée par le durcissement du régime soviétique. Terre d'inspiration, le paysage arménien s'associe donc naturellement à une rêverie sur la langue. La langue russe paraît rejetée par Mandelstam comme si elle l'avait trahi pour n'avoir pu dire ce qui se tramait sournoisement en Russie ; à l'inverse, la langue arménienne ensorcelle le poète, qui en ignore la secrète architecture et certaines sonorités. Evoquant cette langue désirée, Mandelstam la rapproche instinctivement de la pierre infrangible des églises arméniennes : « La langue arménienne, elle, inusable : comme une botte de pierre. Oui, certainement, mot à paroi massive, interstice d'air dans les semi-voyelles. Est-ce à cela que tient son charme ? Non ! D'où provient donc l'attrait qu'elle peut exercer ? Comment l'expliquer ?
J'ai eu joie à proférer des sons interdits à la bouche russe, confidentiels, mis à l'écart, peut-être même, à une certaine profondeur, ignominieux.
Dans une théière de fer-blanc, l'eau bouillait à gros bouillons, on y a jeté subitement une pincée d'un thé noir incomparable.
Me voilà dans le rapport qui est le mien avec la langue arménienne. »
C'est peut-être grâce à ce « thé noir incomparable », ce souvenir d'une langue si recherchée qu'elle paraîtra familière à qui ne la comprend même pas, que le poète, « homme-salamandre », rémunérera le défaut de sa langue maternelle.

"Voili voilou"

14 (Édité par Leihe 24/06/2012 à 00:52)

Les plus belles descriptions

Je rejoins Polo pour la description du Château kafkaïen qui est un des plus profonds "saisissement" littéraire que j'ai pu avoir dans ma courte histoire de lecteur. Ahurissante impression de vertige face à l'écriture d'un évidement, d'un creusement, d'une étrange présence ombreuse. C'est à ce moment-là que Kafka m'a tué, il me semble, et dans toute les descriptions paradoxales, tendues, imprécises et pourtant troublante dans leur incroyable, implacable netteté. C'est fulgurant d'écrire ainsi l'évidence et d'en faire une stupéfiante inquiétude. J'ai lu et entendu souvent que Kafka réussissait à construire des mondes extrêmement nettes, extrêmement franc, sans ombres, en quelque sorte. Je ne suis pas tout à fait d'accord et notamment à cause de ses descriptions ; elles me semblent effectivement relever une forme de précision particulière, d'une précision anatomique. Mais, dans cette visée de la précision, elle touche à une brume saisissante et inaltérable, à une opacité éblouissante et terrible forte. Le Château et sa présence demi-voilée, mythique, topique, dans le récit de Kafka est un témoignage, parmi d'autres, de ces descriptions où "tout se joue". A celle-là, d'ailleurs, et si je devais n'en rajouter qu'une dans le "corpus kafkaïen", je crois que je choisirais celle de l'église dans Le Procès (forme de renversement complet du Château)...

Là-dessus, j'ai toujours fait un rapprochement un peu étrange, mais qui ne me quitte jamais quand je lis Kafka : les descriptions de Kafka sont les pendants angoissant, "absurdisés", démembrés, inquiétés, des descriptions de Tolkien. On a ce jeu d'ombre et de netteté chez Tolkien aussi. Cette faculté de construire, par le décrire, un monde. Cette intelligence des mots qui fait qu'il est possible, dans un nombre limité de lignes, d'imaginer l'indétermination de l'horizon. Tolkien me semble génial dans ses descriptions, non pas dans ce qu'il dit, mais dans ce qu'il ne dit pas. Toute la fantasy tente, malgré elle, de reproduire cette alchimie (au sens premier du terme) de la forme et du paysage. Kafka écrit une forme de fantasy de l'absurde, mais l'horizon s'y présente aussi. Les descriptions kafkaïennes justifie l'impossible tâche de l'Arpenteur. Les descriptions de Tolkien légitiment une cosmologie, une mythologie, une Histoire et ouvre à des perspectives complexes, enchevêtrés, monstrueuses dans leurs ramifications, et totalement irréductibles à une structure de base. Sans le fond impensé, non-écrit, ou si peu, de la mythologie de Tolkien, ses descriptions conduiraient à du Kafka.

Kafka, c'est un peu du Tolkien sans mythologie, et vis et versa...

Il y en aurait tant d'autres...

Mais je ne peux poster ici sans remettre une couche encore de mono-maniaquerie sur Camus et son Été, qui renferme quelque chose de terrible. Si je savais écrire, j'aimerais écrire ce qui fut écrit dans ces articles. La minéralité d'Oran et la valeur de l'oubli. L'angoisse de 1939 et l'idée du refuge. L'étrange ritualisation urbaine et et la singularité de ces rituels posés, dans une ville, face à la mer et contre le désert. Tout est condensé et se donne en quelques mots :

On ne peut pas savoir ce qu’est la pierre sans venir à Oran. Dans cette ville poussiéreuse entre toutes, le caillou est roi. On l’aime tant que les commerçants l’exposent dans leurs vitrines pour maintenir des papiers, ou encore pour la seule montre. On en fait des tas le long des rues, sans doute pour le plaisir des yeux, puisque, un an après, le tas est toujours là. Ce qui, ailleurs, tire sa poésie du végétal, prend ici un visage de pierre. On a soigneusement recouvert de poussière la centaine d’arbres qu’on peut rencontrer dans la ville commerçante. Ce sont des végétaux pétrifiés qui laissent tomber de leurs branches une odeur âcre et poussiéreuse. À Alger, les cimetières arabes ont la douceur que l’on sait. À Oran, au- dessus du ravin Ras-el-Aïn, face à la mer cette fois, ce sont, plaqués contre le ciel bleu, des champs de cailloux crayeux et friables où le soleil allume d’aveuglants incendies. Au milieu de ces ossements de la terre, un géranium pourpre, de loin en loin, donne sa vie et son sang frais au paysage. La ville entière s’est figée dans une gangue pierreuse. Vue des Planteurs, l’épaisseur des falaises qui l’enserrent est telle que le paysage devient irréel à force d’être minéral. L’homme en est proscrit. Tant de beauté pesante semble venir d’un autre monde.

Edit : Voili voila

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Les plus belles descriptions

je suis entierrement d'accord pour les déscriptions de Tolkien qui sont vraiment incroyablement belles et entrainantes. il y a des paysages!! franchement, j'etais contente quand j'ai vu les films de voir qu'ils avaient choisi des beaux paysages! smile

en ce qui me concerne, je citerais  des descriptions de Zola dans les Rougon Maquart il y en a des pas mal! 
ou de Flaubert, meme si c'est parfois un peu long les déscriptions du XIXeme, elles sont sympats.
a bientot wink

Les plus belles descriptions

Je voudrais continuer sur le sujet,
mais en centrant sur les descriptions de dégustation. En effet, comment pouvoir dire le goût ! ah hein !
J'apporte ma contribution :
Dans la Recherche Albertine décrit la dégustation d'une glace !
Sur le net j'ai trouvé les passages classiques : jean de léry et l'ananas
Hume rappelle ses deux tontons goûteurs de vin qui trouvent l'un un goût de métal et l'autre de cuir dans une cuvée, avant qu'on découvre en la vidant qu'elle abritait un bracelet montre, mais je cherche plus une description de quelque chose qui se mange !!!  Bon on laisse Ponge de côté, parce que je le connais déjà.

Voilà Albertine :

« Ce que j’aime dans ces
nourritures criées, c’est qu’une chose entendue
comme une rhapsodie change de nature à table et
s’adresse à mon palais. Pour les glaces (car
j’espère bien que vous ne m’en commanderez
que prises dans ces moules démodés qui ont
toutes les formes d’architecture possible), toutes
les fois que j’en prends, temples, églises,
obélisques, rochers, c’est comme une géographie
pittoresque que je regarde d’abord et dont je
convertis ensuite les monuments de framboise ou
de vanille en fraîcheur dans mon gosier.
Mon Dieu, à l’hôtel Ritz je crains
bien que vous ne trouviez des colonnes Vendôme
de glace, de glace au chocolat ou à la framboise,
et alors il en faut plusieurs pour que cela ait l’air
de colonnes votives ou de pylônes élevés dans
une allée à la gloire de la Fraîcheur. Ils font aussi
des obélisques de framboise qui se dresseront de
place en place dans le désert brûlant de ma soif et
dont je ferai fondre le granit rose au fond de ma
gorge qu’elles désaltéreront mieux que des oasis
(et ici le rire profond éclata, soit de satisfaction
de si bien parler, soit par moquerie d’elle-même
de s’exprimer par images si suivies, soit, hélas !
par volupté physique de sentir en elle quelque
chose de si bon, de si frais, qui lui causait
l’équivalent d’une jouissance). Ces pics de glace
du Ritz ont quelquefois l’air du mont Rose, et
même, si la glace est au citron, je ne déteste pas
qu’elle n’ait pas de forme monumentale, qu’elle
soit irrégulière, abrupte, comme une montagne
d’Elstir. Il ne faut pas qu’elle soit trop blanche
alors, mais un peu jaunâtre, avec cet air de neige
sale et blafarde qu’ont les montagnes d’Elstir. La
glace a beau ne pas être grande, qu’une demi-
glace si vous voulez, ces glaces au citron-là sont
tout de même des montagnes réduites à une
échelle toute petite, mais l’imagination rétablit
les proportions, comme pour ces petits arbres
japonais nains qu’on sent très bien être tout de
même des cèdres, des chênes, des mancenilliers ;
si bien qu’en en plaçant quelques-uns le long
d’une petite rigole, dans ma chambre, j’aurais
une immense forêt descendant vers un fleuve et
où les petits enfants se perdraient. De même, au
pied de ma demi-glace jaunâtre au citron, je vois
très bien des postillons, des voyageurs, des
chaises de poste sur lesquels ma langue se charge
de faire rouler de glaciales avalanches qui les
engloutiront (la volupté cruelle avec laquelle elle
dit cela excita ma jalousie) ; de même, ajouta-t-
elle, que je me charge avec mes lèvres de
détruire, pilier par pilier, ces églises vénitiennes
d’un porphyre qui est de la fraise et de faire
tomber sur les fidèles ce que j’aurai épargné. Oui,
tous ces monuments passeront de leur place de
pierre dans ma poitrine où leur fraîcheur fondante
palpite déjà. Mais tenez, même sans glaces, rien
n’est excitant et ne donne soif comme les
annonces des sources thermales. À Montjouvain,
chez Mlle Vinteuil, il n’y avait pas de bon glacier
dans le voisinage, mais nous faisions dans le
jardin notre tour de France en buvant chaque jour
une autre eau minérale gazeuse, comme l’eau de
Vichy qui, dès qu’on la verse, soulève des
profondeurs du verre un nuage blanc qui vient
s’assoupir et se dissiper si on ne boit pas assez
vite. »

Les plus belles descriptions

Je fus vraiment fasciné par la description de l'orée de la jungle dans l'ouvrage "la voie royale" d'André Malraux. Il en décrit les mousses, les lianes, les vies microscopiques et les insectes. Franchement, on transpire avec les deux aventuriers. Plus tard, le sujet est vaguement retravaillé dans l'ouvrage "l'Absente" d'Alban Auriac. On retrouve cette même évocation de la forêt énigmatique, voire amphigourique. Superbe. Je cite le préambule.

(...) Dans cette chênaie ahurissante, on retrouvait partout des insectes fantastiques. Les autres animaux, probablement plus prudents, presque furtifs et le plus souvent invisibles, venaient d’un monde allochtone, un royaume légendaire. Craintif, je n’osais imaginer la chair et les muscles de ses ombres fugaces dont mes pensées pusillanimes n‘auraient su supporter la vision monstrueuse. Des oiseaux colorés hurlaient dans un lointain improbable des fréquences suraiguës et récursives, pénible scansion épouvantable. Encore les feuilles gluantes des arbres avachis me collaient à la peau et parfois me répugnaient follement. Mille races d’hexapodes vivaient de la forêt, depuis ces espèces de doryphores noirs qu’écrasaient mes lourdes chaussures jusqu‘aux fourmis qui gravissaient en tremblotant les troncs poreux et les roches humides. Parfois, une tête biscornue émergeait imperceptiblement d‘une carapace au ras des mousses, et cette écœurante virulence, cette manifestation de vie microscopique me dégoûtait de par sa seule médiocrité. L’unité de la forêt, maintenant, s’imposait entièrement à moi et me hantait. Depuis dix minutes déjà, j‘avais complètement renoncé à séparer les êtres des formes, la vie qui se dissimule de la vie qui suinte et pue atrocement (...)

Les plus belles descriptions

d'autres suggestions ????

19 (Édité par rob42 30/10/2012 à 22:03)

Les plus belles descriptions

J'ai bien aimé la courte description dans Le Rouge et le Noir de Stendhal, à la fin du chapitre 10 de la première partie. L'auteur nous décrit le paysage qui s'étend sous les yeux de Julien Sorel, et je trouve les procédés qu'il utilise pour traduire la situation
spatio-temporelle  (allitérations, mots précis) intéressants.