Hugo, Le Dernier Jour d’un condamné - Contexte historique

Bonjour à tous !
S'il vous plait, quel est le contexte historique de l'écriture de : Le Dernier jour d'un condamné ?

2 (Édité par nokomiis 18/06/2012 à 19:29)

Hugo, Le Dernier Jour d’un condamné - Contexte historique

Je ne me rappelle plus trop de ce livre..
Mais si je me rappelle bien, il s'agit d'un homme qui va se faire exécuter, Hugo est bien évidemment contre la peine de mort et ce récit se veut poignant afin de sensibiliser le lecteur face a un personnage qui ne porte pas de nom et pourrait être n'importe qui. On est transporté à l'intérieur du narrateur qui nous livre ses angoisses face a la mort et ce jusqu'au dernier souffle, ce dernier moment est d'ailleurs magnifiquement bien livré par Hugo.
Tu peux aussi faire une légère analogie avec Claude Gueux!

Hugo, Le Dernier Jour d’un condamné - Contexte historique

Qu'appelez-vous contexte historique ?
Hugo a vingt-six ans quand il publie ce texte. La France s'endort dans le ronron de la Restauration.
Hugo avait dix ans quand fut fuisillé son parrain, le général Lahorie, qui avait participé à la conspiration du général Mallet.
Il avait vingt ans quand furent guillotinés les quatre sergents de la Rochelle, pour complot républicain.
Dans l'édition du Livre de Poche, Guy Rosa établit une chronologie très précise des rencontres de Hugo avec la peine de mort.
En cherchant sur le net, j'ai trouvé cette indication :

Cette impression de sévérité est confirmée dans les premières années du fonctionnement des assises, à la fin de l’Empire et au début de la Restauration, comme la courberéalisée le montre parfaitement, avec des pointes à plus de 500 condamnés à mort en 1816 et 1817 pendant une période de forte crise économique et de mise en place de la juridiction d’exception des cours prévôtales jugeant beaucoup d’affaires de brigandage. Des exemples locaux le confirment pleinement. Dans le département du Nord, on compte 120 condamnations capitales de 1811 à 1826, avec des années où il en est prononcé jusqu’à 20 en 1813 et le record, 22, en 1817. En Eure-et-Loir, sur 46 exécutions capitales de 1811 à 1900, 30 ont été réalisées avant 1832.

Les exécutions sont donc nombreuses, de quoi mettre la plume à la main de Hugo.