Michel Azama, prologue de Croisades

Bonsoir à tous,

Pour le bac oral de français nous allons être interrogés sur le prologue de Croisades de Michel Azama, or je ne vois pas quel plan détaillé mettre en place: j'ai comme idée d'axes: une dénonciation de la guerre, un ton ironique.

Mais auriez quelque chose de mieux à proposer en tant que plan s'il vous plaît ?

Merci d'avance

Voici le prologue:


La petite fille et le petit garçon sont dans un espace vide entouré d’obscurité.

La petite fille : -Tchac ! Ma poupée a perdu un bras dans un bombardement (elle arrache un bras de sa poupée)

Le petit garçon : - Vite ! Il faut brûler la blessure pour que ça saigne pas.

La petite fille : -T’es bête. C’est une poupée, ça saigne pas.

Le petit garçon : -Il faut brûler quand même, c’est comme ça qu’on fait. Il brule l’épaule de la poupée avec une allumette. Ah ça pue, le plastique pue exactement comme les gens quand on les brûle.

La petite fille : - C’est une poupée bien. Attention, elle a pris un éclat d’obus. Une jambe et l’autre bras.

Le petit garçon :- T’exagères tu vas finir par la tuer.

La petite fille : - On peut tout enlever, tant qu’on enlève pas la tête elle est pas morte. Oh, regarde ! Un petit parachute tombe des cintres
C’est à moi !

-Non, à moi, à moi, à moi… ils se battent et s’arrachent le paquet l’un à l’autre.

Le petit garçon : - C’est moi le plus fort

La petite fille : -T’es bête. D’abord, un garçon c’est bête. Je parie qu’il n’y a rien de bien dans ce paquet. Des médicaments, des bêtises comme ça.

Le petit garçon : -T’es jalouse.

La petite fille : -Non.

Le petit garçon : - Si. Bon alors si t’es pas jalouse pourquoi tu pleures ? J’ouvre le paquet ?

La petite fille : - Je m’en fiche. Je soigne ma poupée sinon elle va devenir toute noire comme mon cousin quand il avait perdu son bras.

Le petit garçon : - Ecoute. Sois pas fâchée. Je mets le camion là. Tout près de moi. Et je te donne ça. C’est pour téléguider. Tu appuieras sur ce bouton et le camion viendra vers toi. D’accord ? T’es plus fâchée ? tu joues avec moi ?

La petite fille : - Bon oui donne.

Le petit garçon est à plusieurs mètres de la petite fille. Elle appuie sur la télécommande, le camion explose. Le petit garçon fait un vol plané et retombe inerte.

Qu’est-ce que tu fais ? C’est pas un bon jouet dis ? Qu’est-ce que c’est que ce jouet dis ? T’es pas mort dis ?

Elle s’approche du petit garçon.

Il est mort. Comme mon petit frère, comme mon oncle et mon oncle Jérémie.

A sa poupée :

C’est de ta faute, salope. C’est parce qu’on était fâchés à cause de toi, salope. Tiens, un voilà ce qui arrive aux poupées comme toi, un jour elles font pas attention, elles passent sur une mine, et hop ! leur tête vole au-dessus des maisons.

Elle pleure. Le petit garçon mort se relève et parle.

Le petit garçon : -pas la peine de pleuerer. J’ai pas souffert et j’ai décédé. C’est la meilleure façon il paraît alors tu vois. Quand j’ai décédé j’aivu une grande lumière et j’ai compris que je venais de décéder.

La petite fille : - C’est comment décéder ?

Le petit garçon : - C’est bien.

La petite fille : - C’est bien, c’est tout ?

Le petit garçon : - C’est mieux que jouer à la poupée.

La petite fille : - Je veux décéder moi aussi.

Le petit garçon :- Ca se décide pas de décéder. On décède ou on décède pas, mais on décide pas de décéder.

Ce serait très gentil de votre part si vous pouviez m'aider

Merci