@Delia
Problematique de séquence ou fil conducteur, peu importe l'important pour moi est de savoir les grandes idées qui découlent des poèmes de la "belle cordière" (sur laquelle plane un doute quand à son identité, ma professeur de français a émis l'éventualité qu'il s'agisse d'une "imposture poetique" et qu'elle ne serait qu'une fiction crée par un groupe de poète), d'ailleur je pense pas que sa reconnaissance sois dû au fait qu'elle soit "supérieure" aux hommes c'est simplement, je pense, le fait que ce soit un point de vu féminin qui compose sur l'amour autant sur le plan sentimental que sur le plan physique ("Oh si j'estois en ce beau sein ravie"/"Oh ! si j'étais emportée sur sa belle poitrine"-Sonnet XIII L1 par exemple) ce qui peut paraître assez osé pour une femme au XVIe siècle, ainsi que sur la souffrance qui en découle (certains poemes étant sur un ton élégiaque). La souffrance, mais aussi la force de cet amour, ce qui crée une idée assez paradoxale celon laquelle l'amour serait à la fois la cause de la souffrance mais aussi la force pour vaincre cette souffrance.
Par ailleur je suis bien conscient que l'examinateur ne me posera pas forcement la problematique de mon descriptif cependant je pense qu'elle permet de bien exploiter ce thème qu'est l'amour en poesie à travers Louise Labé (qu'on a étendu à d'autres auteurs dans des textes complémentaires).
Delia a écrit :Vous vous répétez !
...ce qui me donne l'occasion de me corriger :
Par quels moyens Louise Labé exprime-t-elle son désarroi amoureux ?
Ce qu'elle exprime, ce n'est pas son tourment, mais le tourment amoureux.
Il ne faut pas confondre poésie élégiaque et courrier du cœur : les poètes, depuis Catulle et Tibulle, travaillent sur un fond commun d'images et de situations de l'humanité commune. lls n'expriment rien qu'ils auraient été seuls à éprouver, ils expriment les sentiments de tout le monde dans leur langage particulier.
Il faudra attendre les Romantiques pour que la poésie amoureuse parle des véritables amours du poète.
Louise Labé est une femme, elle s'exprime en tant que femme, mais avec le matériau poétique masculin. En cela réside sa singularité.
Je dirais plutôt elle exprime le tourment amoureux à travers le sien, et de ce tourment découle une moral, un "avertissement" destiné aux femmes dans le sonnet 24.Certe Louise Labé ne parle pas concretement de son veritable amour (elle ne cite pas l'homme en question et ne parle pas de ses agissement direct), mais à travers la personnification "d'Amour" dans ses sonnet, je pense bien que se soit fondé sur une experience (si l'on exclut la thèse de l'imposture) Je ne comprend pas bien ton idée de "materiel poétique masculin" par contre.
AudreyDu27 a écrit :Ne serait-ce pas elle qui écrit sur sa "déception" amoureuse et qui a écrit un ( ou des ) poèmes avec cette "manie" de mettre les verbes à la fin ?
Bref, ne serais tu pas en première L pour étudier Labé bapt.mateo ?
Car moi j'ai brièvement étudier justement un de ses poèmes dont je fais allusion ci dessus en cours de litterature !
Si c'est bien elle, et oui je suis en première L avec une petite année de retard (faute d'orientation en seconde, et peut être un peu de reussite, mais finalement j'ai trouvé ma voie en litterraire
).
C'est bien la première fois que je côtoie un forum pour les cours, mais je trouve vraiment cela interressant de pouvoir échangé des idée, des point de vu, des interpretation en dehors d'une salle de classe 