1 (Édité par Frydman Charles 28/05/2012 à 12:48)

"La porteuse de pain" que fabrique l'usine ?

Dans l'adaptation sous forme de série télévisée de "La porteuse de pain" en 1973, l'usine est une verrerie, mais il me semble que  le roman ne précise pas ce que fabrique l'usine. Ci-après le roman sur wikisource :

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Porteuse_de_pain/I/III

Au début du roman il est question de "mécanicien" et de "machine"...Concernant le mari de Jeanne  Fortier:

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Porteuse_de_pain/I/I

La jeune veuve, nous le savons, avait vingt-six ans. Bonne ouvrière, experte aux travaux de couture, elle avait épousé à vingt-deux ans un brave garçon, Pierre Fortier, mécanicien dans l’usine de M. Jules Labroue. Le mécanicien était mort, quelques mois auparavant, à la suite de l’explosion d’une machine, explosion causée par son imprudence ou plutôt par une distraction d’un instant chèrement payée...

La recherche d'une "machine à guillocher", laisse supposer que l'usine travaille le métal, mais il doit être possible de guillocher le verre:

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Porteuse_de_pain/I/III

Dans l'adaptation télévisée "l'invention" d'un machine à guillocher est remplcé par une soufflerie mécanique pour la verrerie.

En tout cas l'usine du roman ne fabrique probablement pas d'armes, ce qui rendrait son directeur assasiné moins sympathique....

Dans l'adaptation télévisée, on est a peu près sûr que l'usine ne fabrique pas d'armes en verre...L'utilisation du laser en était à ses débuts en 1973....

"La porteuse de pain" que fabrique l'usine ?

Dans le roman, l'usine farique on ne sait trop quoi à base métallique, et l'invention géniale est la machine à guillocher les surfaces courbes. (Oui, moi aussi, cela m'a fait penser au célèbre fusil à tirer dans les coins... Mais cette invention est un mac-guffin, peu importent les détails).

Dans le feuilleton télévisé, l'invention  géniale était le verre incassable, dans la droite ligne, dirait-on, des pots de chambre incassables de On purge bébé.
Autre mac-guffin : quel  fabricant serait assez suicidaire pour commercialiser un produit inaltérable ?

3 (Édité par Frydman Charles 31/05/2012 à 07:02)

"La porteuse de pain" que fabrique l'usine ?

En tout cas , peu de "verre" dans le roman, si ce n'est quelques "verres" de chartreuse verte...

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Porteuse_de_pain/III/I

« La liqueur bavarde, fit-il, me donnera encore un résultat. »

Un buffet supportait plusieurs bouteilles de diverses liqueurs. L’une de ces bouteilles, étiquetée chartreuse verte, ne refermait plus que quatre ou cinq petits verres.

« C’est la chartreuse verte qu’Amanda préfère », fit-il.

Il déboucha la bouteille de chartreuse, puis la fiole apportée d’Amérique, et versa dans la première deux cuillerées du contenu de la seconde. Cela fait, il alla dormir.

Il semble que dans le roman, il n'est question que d'une invention, alors que dans la série de 1973, Jacques Garaud commence par proposer au directeur de l'usine, Jules Labroue" , une "soufflerie mécanique", celui-ci est intéressé, offre 5000 frs à Jacques Labroue et lui fait part de son projet "d'invention géniale": "le verre incassable". A noter que les verres Duralex  "made in France", firent leur apparition bien plus tard, au début des années 30...Dura Lex ,sed lex la loi est dure, mais c'est la loi...Elles est impitoyable , lorsqu'il s'agit d'une erreur judiciaire comme dans "la porteuse de pain" et que la loi devient "folle" et rend folle Jeanne Fortier...La loi était vraiment devenue "folle" sous la pression des nazis et le gouvernement de Vichy...Donnant lieu à des scènes comparables à celles de la série télévisée...

"La porteuse de pain" que fabrique l'usine ?

dans la série de 1973, Jacques Garaud commence par proposer au directeur de l'usine, Jules Labroue" , une "soufflerie mécanique", celui-ci est intéressé, offre 5000 frs à Jacques Labroue et lui fait part de son projet "d'invention géniale":

Ce n'est pas du tout le souvenir que j'en garde : je revois Philippe Léotard jongler avec des bouteilles dans la cour de l'usine, sous les yeux de Jean-Paul Moulinot. Il les fait tomber une par une... et aucune ne se casse ! Ce qui intéresse fortement le directeur...

Qui de nous deux a la mémoire la plus défaillante, ou l'imagination la plus débordante ?

... au fait, vous parlez de la série de 1973, où maman Lison était incarnée par Martine Sarcey, ou du film de 1963, avec Suzanne Flon et Philippe Noiret ?

5 (Édité par Frydman Charles 01/07/2012 à 12:38)

"La porteuse de pain" que fabrique l'usine ?

C'était bien l'adaptation télévisée de 1973 avec Martine Sarcey. J'ai d'ailleurs acheté le coffret de 2 DVD avec les 13 épisodes. De nombreux extraits sont visibles sur Dailymotion:
http://www.dailymotion.com/allstarpeoples#video=xdnw8v
L'évocation des inventions se trouve : "la soufflerie mécanique" à la fin du 1er épisode et "le verre incassable" à la fin du 2ème épisode .

A noter l'invention d'une soufflerie mécanique vers 1880 par Léon Appert, un ancien élève de l'Ecole centrale des arts et manufactures...
http://www.verre-histoire.org/colloques … carre.html

Si j'ose la comparaison, en 1973 le roman Papillon (1969) d'Henri Charrière est adapté à l'écran . La métamorphose d'un ancien bagnard, d'une chenille , d'un "ver" en papillon en quelque sorte...Pour Jacques Garaud c'est la métamorphose inverse si on veut...L'ouvrier sans grade devient un directeur d'usine, ou plutôt le brave ouvrier trop ambitieux , le Papillon, se transforme en assassin , en ver !!! C'était le ver de terre amoureux d'une étoile (Ruy Blas). C'est le brave ouvrier devenu un ver répugnant !!! Ses lectures Nietzsche,Dostoïewsky, Balzac, lui ont tourné la tête comme le lui fait remarquer Jeanne Fortier "pas assez instruite" pour comprendre les commentaires de Jacques Garaud.

Vers la fin du film , Mary, la fille américaine de Paul Armand alias Jacques Garaud , explique à Clément Labroue le fils de Jules Labroue, que son père a inventé le verre incassable en voyant tomber des bouteilles sans se casser...Alors que son père lui a menti et qu'il a en fait volé l'invention à Jules Labroue !!!

J'aimerais savoir depuis quand l'usine du roman a été transformée en verrerie ? L'adaptation de 1950 ? de 1963 ?

Dans le roman, dans le bateau allant en Amérique:

De l'Argenterie est évoquée au chapitre I/XI, ...L'usine du début fabriquait donc peut-être de l'argenterie ? A moins que "la machine à guillocher les formes rondes" ait trouvé un autre usage...? Les plans volés d'une machine à guillocher l'argenterie, pour se faire beaucoup d'argent...

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Porteuse_de_pain/I/XI

– Quelle espèce de machine à guillocher l’Américain a-t-il inventée ?

– Il n’a rien inventé… il a perfectionné.

– A-t-il trouvé le moyen de guillocher l’argenterie façonnée en ronde bosse ?
Ce n’est pas possible de guillocher les rondes bosse, les talons renversés, les gorges, les ornementations brutes, tu sais bien, toi qui es du métier.

– C’est difficile, mais pas impossible.

– Eh bien trouve ça… et bientôt tu seras vite millionnaire.

– Est-il riche, ton futur patron ?

Revenu en France Paul Armand alias Jacques Garaud fonde une usine de construction...Pour construire quoi ? Des machines à guillocher les formes rondes ?

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Porteu … ain/II/III

Je viens d'acheter la cassette VHS de "la porteuse de pain" 1963. Cette version est beaucoup plus proche du roman que la série de 1973. L'invention y est une machine à guillocher les surfaces courbes....Ce que fabrique l'usine n'est toutefois pas très clair...peut-être des machines outils...Ou de l'horlogerie , où le guillochage est important. Au générique du début on voit un ancien mécanisme d'horlogerie avec la légende: "Nous remercions l'institut de France de nous avoir autorisé à tourner certaines séquences au musée Jacquemart-André". Pas de partie de campagne au début ou à la fin du film de 1963.
Comme dans le roman des verres de Chartreuse verte et une liqueur de vérité (genre de sérum de vérité) ..

Les chemins de fer sont évoqués dans la suite du roman....Le faux Paul Harmant, alias Jacques Garaut, a construit une usine en Amérique grâce à l'argent volé et l'invention de Jules Labroud. Cettte usine fait des pièces por les chemins de fer semble-t-il. Cela ne veut pas dire que l'usine de Jules Labroue travaillait pour les chemins de fer....


I/XV

- Eh bien, qu’est-ce qui t’empêche de vendre ton usine ici, et d’en monter en France une autre toute pareille ? Tu es le plus grand mécanicien et l’un des premiers inventeurs des États-Unis... Je voudrais te voir prendre dans ton pays natal une position pareille... Ta renommée te suivra là-bas, et tu seras bientôt en France aussi célèbre qu’en Amérique... »
Jacques Garaud écoutait, les sourcils froncés.
« Tu installeras en France une usine magnifique, aussi grande que celle de New York. Tu exploiteras ta nouvelle invention des freins instantanés pour les chemins de fer.

II/I


« Georges Darier, fit-il ensuite, vous recommande à moi avec la conviction d’un homme sûr de votre mérite. Vous êtes de l’école des Arts-et-Métiers ?
- Oui, monsieur, et j’ai des études spéciales relativement à la mécanique appliquée aux chemins de fer. Je ne m’en suis pas tenu à la théorie, j’ai abordé la pratique. Je puis me mettre à un étau pour démontrer aux ouvriers comment on forge et on ajuste une pièce.