C'était bien l'adaptation télévisée de 1973 avec Martine Sarcey. J'ai d'ailleurs acheté le coffret de 2 DVD avec les 13 épisodes. De nombreux extraits sont visibles sur Dailymotion:
http://www.dailymotion.com/allstarpeoples#video=xdnw8v
L'évocation des inventions se trouve : "la soufflerie mécanique" à la fin du 1er épisode et "le verre incassable" à la fin du 2ème épisode .
A noter l'invention d'une soufflerie mécanique vers 1880 par Léon Appert, un ancien élève de l'Ecole centrale des arts et manufactures...
http://www.verre-histoire.org/colloques … carre.html
Si j'ose la comparaison, en 1973 le roman Papillon (1969) d'Henri Charrière est adapté à l'écran . La métamorphose d'un ancien bagnard, d'une chenille , d'un "ver" en papillon en quelque sorte...Pour Jacques Garaud c'est la métamorphose inverse si on veut...L'ouvrier sans grade devient un directeur d'usine, ou plutôt le brave ouvrier trop ambitieux , le Papillon, se transforme en assassin , en ver !!! C'était le ver de terre amoureux d'une étoile (Ruy Blas). C'est le brave ouvrier devenu un ver répugnant !!! Ses lectures Nietzsche,Dostoïewsky, Balzac, lui ont tourné la tête comme le lui fait remarquer Jeanne Fortier "pas assez instruite" pour comprendre les commentaires de Jacques Garaud.
Vers la fin du film , Mary, la fille américaine de Paul Armand alias Jacques Garaud , explique à Clément Labroue le fils de Jules Labroue, que son père a inventé le verre incassable en voyant tomber des bouteilles sans se casser...Alors que son père lui a menti et qu'il a en fait volé l'invention à Jules Labroue !!!
J'aimerais savoir depuis quand l'usine du roman a été transformée en verrerie ? L'adaptation de 1950 ? de 1963 ?
Dans le roman, dans le bateau allant en Amérique:
De l'Argenterie est évoquée au chapitre I/XI, ...L'usine du début fabriquait donc peut-être de l'argenterie ? A moins que "la machine à guillocher les formes rondes" ait trouvé un autre usage...? Les plans volés d'une machine à guillocher l'argenterie, pour se faire beaucoup d'argent...
http://fr.wikisource.org/wiki/La_Porteuse_de_pain/I/XI
– Quelle espèce de machine à guillocher l’Américain a-t-il inventée ?
– Il n’a rien inventé… il a perfectionné.
– A-t-il trouvé le moyen de guillocher l’argenterie façonnée en ronde bosse ?
Ce n’est pas possible de guillocher les rondes bosse, les talons renversés, les gorges, les ornementations brutes, tu sais bien, toi qui es du métier.
– C’est difficile, mais pas impossible.
– Eh bien trouve ça… et bientôt tu seras vite millionnaire.
– Est-il riche, ton futur patron ?
Revenu en France Paul Armand alias Jacques Garaud fonde une usine de construction...Pour construire quoi ? Des machines à guillocher les formes rondes ?
http://fr.wikisource.org/wiki/La_Porteu … ain/II/III
Je viens d'acheter la cassette VHS de "la porteuse de pain" 1963. Cette version est beaucoup plus proche du roman que la série de 1973. L'invention y est une machine à guillocher les surfaces courbes....Ce que fabrique l'usine n'est toutefois pas très clair...peut-être des machines outils...Ou de l'horlogerie , où le guillochage est important. Au générique du début on voit un ancien mécanisme d'horlogerie avec la légende: "Nous remercions l'institut de France de nous avoir autorisé à tourner certaines séquences au musée Jacquemart-André". Pas de partie de campagne au début ou à la fin du film de 1963.
Comme dans le roman des verres de Chartreuse verte et une liqueur de vérité (genre de sérum de vérité) ..
Les chemins de fer sont évoqués dans la suite du roman....Le faux Paul Harmant, alias Jacques Garaut, a construit une usine en Amérique grâce à l'argent volé et l'invention de Jules Labroud. Cettte usine fait des pièces por les chemins de fer semble-t-il. Cela ne veut pas dire que l'usine de Jules Labroue travaillait pour les chemins de fer....
I/XV
- Eh bien, qu’est-ce qui t’empêche de vendre ton usine ici, et d’en monter en France une autre toute pareille ? Tu es le plus grand mécanicien et l’un des premiers inventeurs des États-Unis... Je voudrais te voir prendre dans ton pays natal une position pareille... Ta renommée te suivra là-bas, et tu seras bientôt en France aussi célèbre qu’en Amérique... »
Jacques Garaud écoutait, les sourcils froncés.
« Tu installeras en France une usine magnifique, aussi grande que celle de New York. Tu exploiteras ta nouvelle invention des freins instantanés pour les chemins de fer.
II/I
« Georges Darier, fit-il ensuite, vous recommande à moi avec la conviction d’un homme sûr de votre mérite. Vous êtes de l’école des Arts-et-Métiers ?
- Oui, monsieur, et j’ai des études spéciales relativement à la mécanique appliquée aux chemins de fer. Je ne m’en suis pas tenu à la théorie, j’ai abordé la pratique. Je puis me mettre à un étau pour démontrer aux ouvriers comment on forge et on ajuste une pièce.