L'idée d'une équivalence entre une année d'hypokhâgne et une L1 de droit me paraît étrange, même si je veux bien croire que cela ait pu se faire. D'ailleurs, il arrive que des normaliens, après deux ans de classes préparatoires, rejoignent un cursus de droit en L3 (souvent à Paris Ouest, sans doute plus rarement à Paris II), souvent cumulé avec un cursus plus littéraire (histoire, lettres), le plus souvent dans la perspective de préparer le concours d'entrée à l'ENA. Mais sinon, je ne vois pas bien ce qu'il y a de commun entre les enseignements de 1ère année de droit et ceux d'hypokhâgne, et instaurer ce type d'équivalence me semble un peu... incongru.
En revanche, faire une prépa littéraire avant de commencer des études de droit me paraît envisageable sous certaines conditions : si l'on est encore jeune et que l'on a envie de poursuivre pendant une ou deux années des études assez générales dans le cadre encore scolaire et sécurisant d'un lycée avant de commencer des études plus spécialisées (le droit est une spécialité) dans un cadre universitaire ; si l'on a envie/besoin de se confronter à une certaine "pression", à un rythme de travail soutenu, dans des matières que l'on affectionne (sans pour autant vouloir faire carrière dans l'enseignement et la recherche, et dans les disciplines enseignées en prépa) ; si l'on envisage de se présenter, à l'issue ou au cours de ses études de droit, à de grands concours (ENA, ENM, etc) car les réflexes et la culture acquis en classe préparatoire pourraient alors faire la différence (mais pas nécessairement, tout dépend du profil de l'élève) ; si l'on n'est pas complètement sûr de son choix en faveur des études juridiques car la prépa permet de se donner encore un peu de temps...
C'est envisageable, mais c'est allonger la durée de ses études d'une ou deux années : pas très pertinent si l'on est certain de vouloir étudier le droit, comme kookylekiwi, qui a l'air très enthousiaste.