À quoi tient l'unité de la personne ?

Bonjour à toutes et tous,
Je doit rédiger l’introduction de la dissertation suivante :"A quoi tient l'unité de la personne ?". Seulement j'aurais une interrogation, l'unité de la personne c'est ce qui la constitue, ce qui dans le temps n'évolue pas mais, c'est sur le "A quoi" que j'ai un problème : est-ce que cela veut dire "ce qui forme cette unité" ou alors "ce qui permet de conserver cette unité" ?

Merci d'avance.

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À quoi tient l'unité de la personne ?

Bonjour,

Considérer l'unité de la personne comme ce qui n'évolue pas dans le temps n'est pas une bonne piste.
Le jeune adulte n'est plus l'enfant qu'il a été, parfois il l'oublie, voire il le renie. Pourtant il y a une continuité à apprécier entre ces états de la personne...

"A quoi" renvoie à l'équipement, aux circonstances... à notre corps, à notre mémoire, aux aléas de la vie, aux maladies qui peuvent amoindrir cette unité (pense par exemple à la schizophrénie), à notre culture... Qu'est-ce qui me permet de dire "je" ? L'unité n'est pas donnée une fois pour toutes, elle se construit chaque jour. Tous les jours, je dois accepter d'être ce que je suis ou ce que je dois devenir. Ce que je n'aime pas en moi, c'est encore moi...

À quoi tient l'unité de la personne ?

L'unité de la personne serait donc tout simplement ce qu'elle est ? L'unité du corps et de l'esprit? J'avoue ne pas vraiment saisir réellement ce que représente l'unité de la personne.

Et donc "A quoi" si j'ai bien compris serait ce qui influe sur cette unité ?

Je vous remercie sincèrement pour l'aide apportée.

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À quoi tient l'unité de la personne ?

L'unité de la personne réside dans la conscience corporelle et psychologique du sujet.
"A quoi" est ce qui permet cette unité et ce qui influe sur elle.
Etre une personne est un équilibre fragile qui résulte de mécanismes physiologiques et psychologiques dans lesquels l'individu a une part active. Chaque acte que je pose et dans lequel j'engage ma liberté me construit (ou me détruit), même si je n'en suis pas toujours conscient. L'unité ne va pas de soi. Pense au mythe littéraire de l'étrange cas du Dr Jeckill et de Mr Hyde qui traduit pour une part l'étonnement devant les cas de possession.

À quoi tient l'unité de la personne ?

Il faut bien avoir en tête que l'idée "d'unité de la personne" est en soi problématique et qu'il est tout à fait possible d'envisager que cette unité n'existe pas et que l'activation de notre mémoire recompose perpétuellement une unité qui n'a de fait aucune réalité. L'idée d'une unité construit est intéressante mais en soi très problématique si on la prend dans ses ultimes conséquences...

À quoi tient l'unité de la personne ?

Je vous remercie tout les deux de votre aide.