Subordonnée comparative
Depuis quelque temps, je m’échine à comprendre les subordonnées comparatives.
Si certaines d’entres-elles m’ont dévoilé, du moins je le suppose, leurs secrets, d’autres, au contraire, restent obscurs à mon esprit.
Je vous propose trois séries de phrases. La première comporte des phrases de mon cru qui, au risque de passer pour prétentieux, sont correctes. Au cas où elles ne le seraient pas, je vous prie de pardonner ce pédantisme et de me rendre service en les corrigeant.
Il est moins timide que je ne l’étais à son âge.
Tu parles plus que tu ne manges.
Ce directeur est moins compétent que ne l’ont été ses prédécesseurs.
Il aussi intelligent que peut l’être un enfant de son âge.
Cette maison est comme je l’avais imaginée.
Passons à la deuxième série. Elle comprend des phrases que j’ai relevées pour certaines d’entre-elles du dernier roman que j’ai dévoré, Un prêtre marié de d’Aurevilly, et pour d’autres du Petit Grevisse.
Cette élève étudie mieux que je ne croyais. (Grevisse)
(…) elle le regarda plus longtemps peut-être qu’elle n’aurait voulu. (d’Aurevilly)
(…) vos prières ont été plus exaucées que vous ne croyiez. (d’Aurevilly)
Cette actrice joue mieux que ne le disent les critiques. (Grevisse)
Je ne m’explique pas que, dans certains cas, pour les trois premières phrases par exemple, il faille ne pas mettre le pronom le ou l ; d’autant plus que dans la quatrième phrase, de structure identique aux trois autres, l’auteur l’a ajouté.
Pouvez-vous m'aider ?
Pourquoi ne pourrait-on dire : « elle le regarda plus longtemps peut-être qu’elle ne l’aurait voulu » ?
La troisième série est constituée de phrases que j’ai construites sur le modèle de celles de la deuxième série. Selon vous, sont-elles correctes ?
Je suis resté plus longtemps que je n’avais prévu.
Tu comptes beaucoup pour moi, bien plus que tu ne penses.
A bientôt.
