Incompréhension de ma note d'oral
Bonjour,
J'aurais besoin que des profs de Français regarde mon travail de l'oral de français et m'expliquent pourquoi j'ai eu 6/20. En fait j'ai beau le relire je ne comprend pas comment j'ai pu avoir une aussi mauvaise note. Je suis habituée à un minimum de 12, et j'ai même eu 16 au bac blanc d'oral. J'ai également eu 16 à l'écrit. Je n'enlève pas la possibilité que mon oral vaut réellement 06 mais le jury qui m'a interrogé a distribué énormement de mauvaises notes. Donc je me pose des questions... De plus j'ai vraiment révisé, donc je ne comprend pas. Pouvez-vous me dire sincérement combien vaut mon travail pour vous svp ?
J'ai été intérogée sur le poème suivant : Ronsard Je n’ai plus que les os
Je n’ai plus que les os, un squelette je semble,
Décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé,
Que le trait de la mort sans pardon a frappé ;
Je n’ose voir mes bras que de peur je ne tremble.Apollon et son fils, deux grands maîtres ensemble,
Ne me sauraient guérir, leur métier m’a trompé.
Adieu, plaisant soleil, mon œil est étoupé,
Mon corps s’en va descendre où tout se désassemble.Quel ami me voyant en ce point dépouillé
Ne remporte au logis un œil triste et mouillé,
Me consolant au lit et me baisant la face,En essuyant mes yeux par la mort endormis ?
Adieu, chers compagnons, adieu, mes chers amis,
Je m’en vais le premier vous préparer la place.Pierre de Ronsard - Derniers Vers - 1586
La question était : Comment Ronsard évoque-t-il la mort dans ce poème ?
Voilà mon brouillon tapé à l'ordinateur :
Introduction :
• Ronsard est un poète très célèbre du XVIe siècle, et est notamment connu pour son recueil Les Amours.
• Derniers vers est un recueil écrit en fin de vie. D’ailleurs le poème Je n’ai plus que les os évoque la déchéance physique causée par la maladie dont il est atteint.
• Rappel de la question
• Lecture du texte
• Annonce du plan
1er axe : Le signe d’une désagrégation physique
• Dans son poème Ronsard rappelle le sort du corps après la mort (vers 8) qui revient poussière. Il fait donc référence à la Bible où il est dit « tu redeviendra poussière ».
• Malgré que le poète soit toujours vivant, son corps ne ressemble déjà plus à celui d’une personne bien vivante, car en effet il dit déjà être un « squelette » (vers 1).
• De plus les préfixes « dé » qui marquent la privation sont utilisés à plusieurs reprises au vers 2. On comprend alors que le poète n’a plus ni chair, ni nerf, ni muscles, ni « pulpe » qui se rattache à la chair. Il reprend d’ailleurs tout ce dont il semble privé par le mot « dépouillé » (vers 9). Ce mot fait la synthèse de l’ensemble des adverbes du vers 2.
• Le poète a également perdu la vue (vers 7).
• Le poète apparaît donc comme un homme mi-vivant, mi-mort. On peut dire que sa maladie lui a déjà mis un pied dans la tombe, maladie qui semble irréversible puisque même « Apollon et son fils », dieu de la médecine ne peuvent rien pour lui.
2e axe : Un changement d’attitude face à la mort au cours du poème
• Au début le poète semble inquiet, il nous dit qu’il « tremble de peur » (vers 4). Certes cette peur ne vient pas de la mort directement mais de sa condition physique qui n’est que l’image du destin de chaque homme, la mort. On a donc un poète, dans la 1ère partie du poème, qui n’est pas à l’aise face à ce qui va lui arriver.
• Mais il semble devenir plus serein par la suite notamment lorsqu’il dit à ses amis qu’il va leurs « préparer la place » (vers 14). Ce dernier vers est l’affirmation de ses convictions religieuses, qui, comme tout homme croyant, vont le rassurer dans cette étape.
3e axe : La mort, un passage
• Le poète fait d’abord un adieu au soleil (vers 7), qui est un adieu païen et qui rappelle les héros de la mythologie grecque.
• Mais, on remarque ensuite un adieu plus proche d’un homme croyant, par le vers 14.
• L’adieu à ses amis nous prouve leur proximité, notamment par l’emploi de l’adjectif possessif « mes » (vers 13). Mais finalement il ne pense que leur séparation ne sera que le temps que ces amis le rejoignent.
• La mort est donc un passage pour le poète vers un autre monde, le paradis, celui des croyants.
Conclusion
• Ronsard qui apparaissait comme un mourant inquiet au début du poème et apeuré par sa condition physique se révèle en fait être un homme croyant plutôt serein face à la mort.
• On peut faire le rapprochement avec le roi du Roi se meurt, qui accepte petit à petit son destin.
Merci d'avance ![]()
