Bonjour,
Je vais tenter de vous proposer une approche de la littérature, voire l'écrit théâtral !
Pourrions-nous dire que son expression se veut par son verbe, son découpage, proposer une autre forme, «vocale», dont la gestuelle, les décors devront être pris en compte dans l’énoncé du texte : Ne se voudrait-elle pas, l’écriture dudit théâtre être, se penser et se vouloir :
- L’expression du feu, d’un « Dieu », qui nous révèle et nous dévore tous : Âtre + Théo = théâtre ou cirque/rond/monde. A travers le texte, tout doit être perçu/évoqué, voire suggéré ou gommé exprimant le « au travers » du pseudo miroir, cet inconscient qui nous habite, que nous aimons à transcender parfois, par les fins dramatiques, comiques, morales ou idéalisées ! La forme littéraire théâtrale c’est l’Art majeur de maintenir à distance, le corps et l’Esprit. C’est un télescope (ou sens de loupe, mais de rencontres aussi) grossissant, où le talent aime à habiller le moindre propos, fusse dans l’épure. Opprobre, rire, morale, finalité ; c’est la véritable mythologie du quotidien.
Que faisaient les bouffons autrefois, ils étaient « titilleurs » d’ego et pour cela n’étaient que peu réprimés. La littérature théâtrale aurait cette vertu thérapeutique. Qui plus est, elle fait appelle au vivant, à la chair, à la gestuelle 'pas moindre' (livrant de soutanes souterraines pensées)… Le texte doit dire tout cela.
Les autres formes littéraires, peuvent point après point exprimer les mêmes vertus, mais le son et le geste en sont souvent exempts.
Le texte doit être conçu pour être non point "déclamé" comme à l'ancienne....<entendez ici clamé et amplifié> mais exprimé par l'épure ou l'extravagance....L'assiette n'est jamais la même, le cheval est instable, mais tous les codes demeurent, avec les ajouts de la représentation !
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Quelles sont les caractéristiques du théâtre classique et du théâtre moderne ?
Comment pourrions-nous décliner le caractère spécifique entre le mot classicisme et modernité ? Le classique devrait-il évoquer la naphtaline, l’autrefois, squelettes indigents aux rimes cadencées, millimétrées, architecturées – ou pour la modernité, la volonté d’imposer la cassure, le désordre, l'impositin du non-conformisme, le posé là, prétendant/prétentieux puisque dans l’actualité et le chambardement ?
Le classique se détermine surtout par ce qu’il a de durable, de comparable et d’explicable dans le temps. Sa longévité évoquera une époque un style. L’Akhenaton/rappeur d’hier, est déjà devenu, après 20 ans d’exercice un « classique », de quel genre, de quelle époque ? Son nom lui-même évoquait déjà les pyramides, cette structure dont la base solide disait le peuple/la masse et dont le sommet est la solitude, la dominance et l'affirmation de tout. Le temps quoiqu’il en soit est cette espèce d’orpaillage constant, triant à l’infini le durable et le futile !
Le théâtre classique autrefois se voulait « académique», épousant les arts répertoriés expliqués et par voie de conséquence démontrés. Il devint ensuite à l’aune de l’effacement des genres, simplement un rappel à des époques, telles que « l’existentialisme » le « surréalisme », le « modern’style » ; tous sont et devinrent des « classiques », non pas par épuisement, mais par le nouveau souffle, jeunesse balbutiante idéalisante, regard neuf épris de perspective.
Le style binaire, scandé, amplifié quitte à annihiler les mots pour n’entendre et ne vivre qu’un balancement primitif, deviendra « classique » dans peu de temps. La sensibilité, la démonstration, la volonté d’une société plus humaine se dessine, s’exprime avec de nouvelles souches, comme Ab del Malik. Le Folk commence à sourdre, ça et la, pourtant d’autres noms, moins entachés d'empreintes de clochers.
Si un mouvement, une expression demeurent dans l’histoire de l’évolution, ils deviendront des classiques, quelle qu’ait été leur révolution. Le jazz fait partie du classicisme culturel, Beckett n’est-il pas un des Pères du non-dire, pour évoquer l’essentiel ? Autre école, autres moeurs, mais classicisme en devenir.