Salluste, Histoires, lettre de Mithridate à Arsace, 16.
Bonjour !
Je profite de ces vacances pour... ben... ne pas changer mes habitudes. Un peu de version, sur un auteur que j'ai rarement rencontré en traduction, et qui, d'après ce que j'ai pu lire à droite et à gauche, n'est pas beaucoup apprécié. Moi, en tout cas, j'avais beaucoup apprécié le début de sa Conjuration. Un jour, j'irai plus loin !
Mithridate tente de gagner à sa cause le roi des Perses Arsace, en portant sur les Romains un jugement sévère. (1e partie).
Nunc, quaeso, considera, nobis oppressis, utrum firmiorem te ad resistundum, an finem belli futurum putes ? Scio equidem tibi magnas opes virorum, armorum et auri esse ; et ea re a nobis ad societatem, ab illis ad praedam peteris. […] An ignoras Romanos, postquam ad occidentem pergentibus finem Oceanus fecit, arma huc convortisse? Neque quicquam a principio nisi raptum habere, domum, coniuges, agros, imperium? Convenas olim sine patria, parentibus, pestem conditos orbis terrarum ; quibus non humana ulla neque divina obstant, quin socios, amicos, procul iuxta sitos, inopes potentisque trahant excindant, omniaque non serva et maxume regna hostilia ducant.
1. Que peut signifier l'expression "arma huc (Romanos) convertisse" ? J'ai lu attentivement l'article du Bailly Gaffiot (!), qui n'en fait nulle mention...
2. Convenas olim sine patria, (sine) parentibus, pestem conditos orbis terrarum (esse ?). Est-ce une nouvelle infinitive introduite par ignoras ? Cependant, conditos ne peut pas s'accorder avec convenas... Je ne vois pas ce qu'il qualifie. Quant à peste orbis terrarum, j'ai bien une idée, mais j'attends de traduire conditos.
3. Je ne vois pas non plus quel sens donner à trahere, avec "socios, amicos" en compléments. De plus, faut-il, selon vous, comprendre "procul juxta(que) sitos", de même que "inopes potentesque" ? Ou bien procul irait avec trahant (conduire au loins), mais le sens me semble suspect.
Merci beaucoup !
