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Bac de français 2011, séries technologiques - Questions

Bac de français 2011 : sujet des séries technologiques - Le théâtre, texte et représentation

Après avoir lu attentivement les textes du corpus, vous répondrez aux questions suivantes de façon organisée et synthétique (6 points) :

  1. Quelle est la fonction principale de ces quatre scènes d’ouverture? Justifiez votre réponse en vous appuyant sur les textes. (3 points)

  2. Chaque auteur a fait un choix d’énonciation différent pour débuter sa pièce (qui parle ? à qui ?). Précisez lesquels et étudiez quels peuvent être les effets de ces choix sur les spectateurs ou les lecteurs. (3 points)

2 (Édité par Foedor 20/06/2011 à 21:51)

Bac de français 2011, séries technologiques - Questions

Les questions permettaient déjà d'entrevoir l'articulation des deux parties possibles de la dissertation : la scène d'expo doit présenter les personnages, l'action, le cadre, mais doit le faire subtilement, les auteurs rivalisent alors d'ingéniosité, ce qui s'explique par les choix d'énonciation (monologue, dialogue, prologue). Les trois premiers textes du corpus étaient bien choisis, le texte de Musset frôlant la parodie avec ce chœur de paysans était en tout cas fort comique : le personnage du maître étant vraiment savoureux. J'avais vu avec certains de mes élèves le texte de Labiche, quant au texte de Beaumarchais, très bon choix, j'ai eu l'occasion de dire ailleurs ce que j'en pensais. Mais alors le dernier... texte magnifique, humoristique à souhait, une parodie de scène d'expo tragique fort bien ficelée, mais... MILLE FOIS TROP DIFFICILE! Un jeu sur les conventions génériques, les poncifs "les plus éculés" comme le dit le texte lui-même, un vocabulaire dont la connotation est subtilement maîtrisée... ce texte était clairement trop difficile, un tapis rouge aux contre-sens. Quand on sait que les S-ES sont retombés sur le roman, un sujet archi-méga bateau, composé de trois textes seulement, textes tous plus célèbres les uns que les autres, et ont eu à composer un commentaire sur Zola, on se dit que l'épreuve de STG était plus difficile que celle de ces séries générales.

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Bac de français 2011, séries technologiques - Questions

Coucou !!! j'voulai savoir si je pouvais metre ma copie et si vous voulai bien la corriger ou bien me dire si je peu esperer avoir la moyenne  sad  car je stress!!!! MERCI D'AVANCE !!!

Questions sur corpus :

Le texte A est un extrait de Le Barbier de Séville, acte 1, scènes 1 et 2 écrit en 1775 par Pierre-Augustin Caron Beaumarchais.
Le texte B est un extrait de On ne badine pas avec l’amour, acte 1, scène 1 écrit en 1834 par Alfred de Musset.
Le texte C est Un chapeau de paille d’Italie, acte 1, scène 1 écrit en 1851 par Eugène Labiche.
Le texte D est Quand deux dictateurs se rencontrent, Incipit des actes Sud-Papiers écrit en 1996 par Eduardo Manet.
Question 1 :
La fonction principale d’une scène d’exposition ou d’un incipit est de présenter les lieux, les personnages … de donner des informations sur l’histoire.
Dans les textes A et D quelques informations sur le lieu de la scène son donnée.
Dans le texte A, des informations son données pour connaitre le lieu et la ville mais aucune description des lieux on était faite :
     La scène se déroule à Séville, Le comte est devant la fenêtre de Rosine.
Didascalie : « Le théâtre représente une rue de Séville, où toutes les croisées sont grillées. »
Ligne 4 : « […] à cent lieu de Madrid […] »
    Contrairement au texte A, dans le texte D, seule une description détaillée du lieu est donné. La localité du rendez-vous des deux dictateurs doit rester secrète.
  Lignes 7 à 9 : « la terrasse d’un palais, sorte de forteresse construite au sommet d’une vertigineuse montagne et où l’on ne peut accéder quand hélicoptère. »
Alors que dans les textes B et C nous n’avons ni description des lieux ni localisation du pays ou de la ville.
Texte B :
Didascalie : « Une place devant le château »
Texte C :
Didascalie : « (Chez Fanidard) »
Dans les textes A et C nous avons peu de description sur les personnages outre que leurs prénoms et/ou Noms. Mais nous savons que les personnages de ces deux textes ont un sentiment amoureux pour une femme ou pour quelque chose.

Dans le texte A, les personnages sont Le Comte et Figaro.
Scène 1 :
Le comte, ligne 6 à 7 : « Chacun court après le bonheur. Il est pour moi dans le cœur de Rosine ».

Scène 2 :
Figaro, ligne 44 à 45 : «   Le vin et la paresse
                 Se partagent mon cœur »
Dans les textes B et D, nous avons une description des personnages principales.
Texte B :
LE CHŒUR : Doucement bercé sur sa mule fringante, messer Blazius s’avance dans les bluets fleuris, vêtu de neuf, l’écritoire au coté. Comme un poupon sur l’oreiller, il se ballote sur son ventre rebondi, et, les yeux à demi fermés, […] dans son triple menton.
Texte D :
Description des deux dictateurs (lignes 1 à 6) : « vieux, visages granitiques, regards de joueur de poker, corps massifs, geste lents, élégante veste signée par un styliste à la mode, dissimulé sous l’épaisse vareuse uniforme ».


        Question 2 :
Dans ce corpus, les trois points de vue sont présents : le point de vue interne, externe et omniscient.
Le texte A, a un point de vue interne. Le narrateur utilise la première personne. Ce point vue permet au spectateur et au lecteur de savoir se que pense les personnages présent mais seulement si ils décident d’en faire pars.
Texte A :
Scène 1, ligne 5 : «  je n’ai jamais parlé, il me prendrait pour un Espagnol du temps d’Isabelle. »
Scène 2, ligne 33 : « Je voudrais finir par quelque chose de beau, de brillant, de scintillant »
Contrairement au texte A, les texte B et C ont un point de vue externe, le narrateur devrais utilisé la troisième personne mais puisque les textes sont des dialogues direct, il n’as pas a utiliser les pronoms. Les spectateurs et lecteurs ne savent que ce qui ce passe sur scène, comme si ils étaient présent. Mais il ne savent pas à quoi pensent les personnages.
Et enfin pour finir, le texte D n’appartient pas, non plus, au même point du vue des trois autres texte, mais au point de vue Omniscient. Le narrateur utilise la troisième personne. Ce point de vue permet aux spectateurs et lecteurs de savoir tous sur la scène, du moins ce que le narrateur veut bien divulguer, ce que les personnages pensent, ressente, ignore, le narrateur peut même nous dévoiler le futur ou bien le passé.
Ligne 10 : « Les deux hommes se parlent sans témoins. »
Lignes 11 à 13 : « Ils n’ont aucune raison particulière de se rencontrer. […] Aucune raison, si ce n’est le voluptueux plaisir d’être en face de son double, son reflet, la présence charnelle et puissante d’un dictateur comme soi. »








Travaux d’écriture : Commentaire

    Le texte que je vais commenter est un extrait de la scène d’exposition d’une pièce de théâtre.
L’acte 1, Scènes 1 & 2, Le Barbier de Séville sont tous les deux des monologues, écrit par Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais en 1775.
    En quoi cet acte fait partie du registre comique ?
En premier lieu, je vous montrerai en quoi il s’agit d’une exposition de comédie et en deuxième lieu, comment Beaumarchais souligne l’opposition entre les deux personnages.



En effet, L’acte 1, Scènes 1 & 2, Le Barbier de Séville est une scène d’exposition car
tout  d’abord c’est le début de la pièce, et ensuite par ce qu’on nous présente les personnages et le lieu de l’acte.
Didascalie : « Le théâtre représente une rue de Séville, où toutes les croisées sont grillées. »
Ligne 4 : « […] à cent lieu de Madrid […] »
On peut dire que cet acte est lyrique car le Comte et Figaro exprime leurs sentiments, amours, souffrance…
Mais c’est surtout une comédie car il est comique. Deux personnages sont devant chez Rosine, il font successivement un monologue, l’un, le Comte, qui exprime l’amour qu’il a pour Rosine, sa lassitude des autres conquêtes. Et l’autre, Figaro, qui ne compte plus avoir de chagrin grâce au vin.
Scène 1, lignes 8 à 9, LE COMTE : « Je suis las des conquêtes que l’intérêt, la convenance ou la vanité nous présentent sans cesse. »
Scène 2, lignes 14 à 16, FIGARO : « Bannissons le chagrin,
                                  Il nous consume :
                           Sans le feu du bon vin, »



Effectivement, de nombreuses différences sont visibles entre les deux personnages
présent dans les scènes 1 & 2.
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais souligne l’opposition entre les deux personnages, le Comte et Figaro par plusieurs éléments.
     Tout d’abord le Comte et Figaro pensent trouver le bonheur d’une manière très différente l’un de l’autre.
Scène 1, lignes 6 à 7 , LE COMTE : « Chacun court après le bonheur. Il est pour moi dans le cœur de Rosine. »
Le Comte pense trouver le bonheur avec Rosine, tendis que Figaro pense le trouver avec du vin et de la paresse.
Scène 2, lignes 44 à 45, FIGARO : «   Le vin et la paresse
                                    Se partagent mon cœur »
               Une autre différence est que le Comte parle en prose dans la scène une et que Figaro chante,  parle en vers sur la majore partie de la scène deux. Il utilise le plus souvent des vers à hexasyllabe et à pentasyllabe. Les rimes sont plates et croisées. Il y a des enjambements.
      Scène 1, lignes 1 à 2, LE COMTE : « Le jour est moins avancé que je ne croyais. L’heure à laquelle elle a coutume de se montrer derrière sa jalousie est encore éloignée. »
     Scène 2, Ligne 20 à 21 et 44 à 45, FIGARO : « Vivrait comme un sot,
                                       Et mourrait bientôt. »
                                 « Le vin et la paresse
                                                   Se partagent mon cœur »
         Et pour finir, le Comte est prétentieux et sur de lui en amour, alors que Figaro n’a pas confiance en lui, il doute sur ce qu’il fait.
Scène 1, lignes 8 à 9, LE COMTE : « Je suis las des conquêtes que l’intérêt, la convenance ou la vanité nous présentent sans cesse. »
Scène 2, lignes 50 à 51, FIGARO : « quand il y aura des accompagnements là-dessous, nous verrons encore, messieurs de la cabale » .

    Cet acte fait parti du registre comique car les deux personnages nous montre leurs sentiments d’une manière assez amusante et la représentation est aussi peu commune (Parler, Chanter).

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mwa la question 2 jai pa fai par raport o point de vue

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meliiiissa a écrit :

Coucou !!! j'voulai savoir si je pouvais metre ma copie et si vous voulai bien la corriger ou bien me dire si je peu esperer avoir la moyenne  sad  car je stress!!!! MERCI D'AVANCE !!!

Questions sur corpus :

Le texte A est un extrait de Le Barbier de Séville, acte 1, scènes 1 et 2 écrit en 1775 par Pierre-Augustin Caron Beaumarchais.
Le texte B est un extrait de On ne badine pas avec l’amour, acte 1, scène 1 écrit en 1834 par Alfred de Musset.
Le texte C est Un chapeau de paille d’Italie, acte 1, scène 1 écrit en 1851 par Eugène Labiche.
Le texte D est Quand deux dictateurs se rencontrent, Incipit des actes Sud-Papiers écrit en 1996 par Eduardo Manet.
Question 1 :
La fonction principale d’une scène d’exposition ou d’un incipit est de présenter les lieux, les personnages … de donner des informations sur l’histoire.
Dans les textes A et D quelques informations sur le lieu de la scène son donnée.
Dans le texte A, des informations son données pour connaitre le lieu et la ville mais aucune description des lieux on était faite :
     La scène se déroule à Séville, Le comte est devant la fenêtre de Rosine.
Didascalie : « Le théâtre représente une rue de Séville, où toutes les croisées sont grillées. »
Ligne 4 : « […] à cent lieu de Madrid […] »
    Contrairement au texte A, dans le texte D, seule une description détaillée du lieu est donné. La localité du rendez-vous des deux dictateurs doit rester secrète.
  Lignes 7 à 9 : « la terrasse d’un palais, sorte de forteresse construite au sommet d’une vertigineuse montagne et où l’on ne peut accéder quand hélicoptère. »
Alors que dans les textes B et C nous n’avons ni description des lieux ni localisation du pays ou de la ville.
Texte B :
Didascalie : « Une place devant le château »
Texte C :
Didascalie : « (Chez Fanidard) »
Dans les textes A et C nous avons peu de description sur les personnages outre que leurs prénoms et/ou Noms. Mais nous savons que les personnages de ces deux textes ont un sentiment amoureux pour une femme ou pour quelque chose.

Dans le texte A, les personnages sont Le Comte et Figaro.
Scène 1 :
Le comte, ligne 6 à 7 : « Chacun court après le bonheur. Il est pour moi dans le cœur de Rosine ».

Scène 2 :
Figaro, ligne 44 à 45 : «   Le vin et la paresse
                 Se partagent mon cœur »
Dans les textes B et D, nous avons une description des personnages principales.
Texte B :
LE CHŒUR : Doucement bercé sur sa mule fringante, messer Blazius s’avance dans les bluets fleuris, vêtu de neuf, l’écritoire au coté. Comme un poupon sur l’oreiller, il se ballote sur son ventre rebondi, et, les yeux à demi fermés, […] dans son triple menton.
Texte D :
Description des deux dictateurs (lignes 1 à 6) : « vieux, visages granitiques, regards de joueur de poker, corps massifs, geste lents, élégante veste signée par un styliste à la mode, dissimulé sous l’épaisse vareuse uniforme ».


        Question 2 :
Dans ce corpus, les trois points de vue sont présents : le point de vue interne, externe et omniscient.
Le texte A, a un point de vue interne. Le narrateur utilise la première personne. Ce point vue permet au spectateur et au lecteur de savoir se que pense les personnages présent mais seulement si ils décident d’en faire pars.
Texte A :
Scène 1, ligne 5 : «  je n’ai jamais parlé, il me prendrait pour un Espagnol du temps d’Isabelle. »
Scène 2, ligne 33 : « Je voudrais finir par quelque chose de beau, de brillant, de scintillant »
Contrairement au texte A, les texte B et C ont un point de vue externe, le narrateur devrais utilisé la troisième personne mais puisque les textes sont des dialogues direct, il n’as pas a utiliser les pronoms. Les spectateurs et lecteurs ne savent que ce qui ce passe sur scène, comme si ils étaient présent. Mais il ne savent pas à quoi pensent les personnages.
Et enfin pour finir, le texte D n’appartient pas, non plus, au même point du vue des trois autres texte, mais au point de vue Omniscient. Le narrateur utilise la troisième personne. Ce point de vue permet aux spectateurs et lecteurs de savoir tous sur la scène, du moins ce que le narrateur veut bien divulguer, ce que les personnages pensent, ressente, ignore, le narrateur peut même nous dévoiler le futur ou bien le passé.
Ligne 10 : « Les deux hommes se parlent sans témoins. »
Lignes 11 à 13 : « Ils n’ont aucune raison particulière de se rencontrer. […] Aucune raison, si ce n’est le voluptueux plaisir d’être en face de son double, son reflet, la présence charnelle et puissante d’un dictateur comme soi. »

L'orthographe est catastrophique, on a dû te le dire. La première question est plus satisfaisante que la seconde, mais dans l'ensemble, ça ne va pas. L'un des défauts majeurs de ton travail vient du fait que tu ne distingues pas forcément les grands genres : poésie, récit, théâtre. Nous avions bien affaire ici à du théâtre, avec une difficulté : le premier texte comporte des passages poétiques, puisque Figaro chante et compose une CHANSON (= poésie). Il ne s'agit donc pas de dire que le comte parle en prose et Figaro en vers, le comte parle et Figaro chante, la distinction est là. Pour le reste, c'est du théâtre, donc pas de "narrateur" (pour parler des didascalies, parle du "locuteur", c'est beaucoup plus juste), pas d'"histoire" (on ne narre pas, ou alors ce sont les personnages qui narrent), pas de "point de vue". La question 2 est hors-sujet. J'espère que tu n'as pas présenté sur ta copie tes réponses comme tu l'as fait sur ce forum, il faut que ce soit moins discontinu. La question 1 est vraiment mieux traitée, même si elle manque d'organisation : la présentation des personnages, du cadre et de l'action est en effet centrale. Ces trois éléments pouvaient te permettre d'organiser tes réponses : qu'apprend-on sur les personnages dans le texte A, dans le B, etc... ça t'aurait permis de ne pas omettre de parler de l'action, tu aurais pu alors mettre en valeur l'improbable action au cœur du texte D. Mais dans l'ensemble, ce que tu est plutôt juste et assez précis. En terme de notation, les correcteurs seront de toute façon plus généreux que moi, mais sur 6, je mettrais 1.5.

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Bac de français 2011, séries technologiques - Questions

Par rapport aux généralistes, j'ai été frappé de voir que le sujet pour les technologiques cette année était franchement plus exigeant. Et ce n'est pas la première fois ; j'ai souvenir d'un texte de Huysmans (Là-bas) ; il y a 3 ans environ.

7 (Édité par hawai 22/06/2011 à 10:12)

Bac de français 2011, séries technologiques - Questions

Foedor : Etes-vous l'auteur du sujet pour le défendre avec tant d'acharnement ?

Bac de français 2011, séries technologiques - Questions

Non, je ne suis pas l'auteur du sujet, le mystère restera entier! Je trouve que composer un corpus sur la scène d'exposition est une très bonne idée, c'est un motif que j'ai beaucoup travaillé avec mes secondes cette année (exposition du Chapeau de paille d'Italie - présente dans le corpus - de La Controverse de Valladolid, du Bourgeois Gentilhomme, de La Cantatrice Chauve), ce corpus était bien pensé mais si les textes A, B et C ne manquaient pas de subtilité, le texte D était lui, vraiment trop dur, je rejoins tout-à-fait Jérémy à sujet : le corpus était bien plus difficile que celui des séries générales, notamment des S-ES. Ce corpus n'était pas adapté au public. Il n'en est pas moins passionnant.

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Bac de français 2011, séries technologiques - Questions

Bonjour,

Jean-Luc a rédigé un corrigé des deux questions. Il vient d’être publié ici :

Merci Jean-Luc, et bonne journée à tous.