Bonjour, et avant tout merci !
Nous préparons ce travail depuis déjà une semaine, mais nous ne connaissions pas l'existence de ce site, nous sommes des novices en la matière !
Nous avons lu vos réponses (encore merci) et nous avons suivi vos conseils et elaboré chacune nos plans.
Cependant il y a un point qui ne m'est pas clair, vous dites Jean-Luc que dans une première partie il faudrait définir le mythe puis "examiner les risques que court le mythe dans une société qui se désacralise et perd le sens de ses valeurs fondatrices" mais est-ce toujours pertinent au sujet qui est la réécriture ?
Et la dernière partie qui consiste à parler de la survivance du mythe à travers la plume de l'auteur est très complexe, il ne serait donc pas plus convenable de le prendre comme un axe ?
Ce qui me gêne surtout, c'est qu'on nous a souvent indiqué de suivre pour la dissertation un plan concessif (certes, 1er axe,... mais, 2e axe...) et dans la réflexion (que soit dit en passant j’approuve et que je partage) je n’arrive pas à le retrouver.
Pour ce qui est de la problématique, j'ai essayé de l'analyser :
Mythe : un récit fabuleux transmis par la tradition qui met en scène des êtres incarnés par une forme symbolique des aspects de la condition humaine.
Réécrire : écrire ou rédiger de nouveau.
Réécriture : améliorer la forme ou l'adapter à d'autres textes à certains lecteurs.
De là, je me suis interrogée sur ce qui pouvait faire la persistance (en d'autres mots, la constance et la continuité) du mythe, en général ou dans les textes étudiés :
On parle de réécriture sérieuse (donc j’imagine qui assure la permanence) en cas de transpositions, amplification et réduction.
À ce sujet, nous avons étudié en classe le mythe de la descente aux Enfers créé par Homère et dont Virgile a fait une amplification dans l'Énéide, œuvre postérieure aux Géorgiques et qui donc est elle-même une réécriture de la descente aux Enfers d'Orphée.
Ensuite il y a la pièce de Cocteau qui est une transposition fidèle de Virgile, avec un changement dans la forme mais pas dans le thème.
Il existe aussi des réécritures ludiques, qu’on associerait plutôt à la destruction du mythe (chose dont je ne suis pas convaincue).
Nous avons vu la parodie de Paul Scarron, Le Virgile travesti (mythe du cheval de Troie) et celle de Rabelais, Pantagruel (descente aux enfers).
À partir de là, j’ai bâti mon plan :
INTRODUCTION
Quelle soit cinématographique, théâtrale ou littéraire, la réécriture est une récurrente dans la culture occidentale. Rares sont les auteurs qui écrivent leur textes d’un seul jet (Mme de Sevigné) poussés d’une inspiration soudaine. Il est facile de lire l’intertextualité dans presque tous les textes parce que, consciemment ou inconsciemment, un auteur prend inspiration ou se réfèrent à des textes lus ou à des films vus. La réécriture implique obligatoirement un changement soit dans le style, dans le forme ou dans le thème. Même dans le plagiat qui est considéré comme une réécriture car à partir du moment où on reprend un œuvre dans un nouveau contexte, on lui donne un nouveau sens.
La question que l’on peut se poser est jusqu’où va ce changement et va-t-il changer le sens du mythe jusqu'à le détruire ou le changer en l’améliorant ou gardant une constance dans la forme, dans le style ou dans la visée du mythe de départ.
1er AXE : Le changement renouvelle le mythe sans le trahir.
1er ARGUMENT :
* qu’est ce qu’un mythe ? définition + justification par le lexique du merveilleux
* quel est son but ? didactique, explicatif — lié aux croyances polythéistes de l’époque
Exemple : je voudrais donner des exemples mais notre CDI est fermé, et nous habitons en Tunisie, il n’y a donc pas de faculté littéraire.
* Qu’est-ce qui fait son immortalité ? (bonne question !!!)
* Voilà pourquoi il est réutilisé : aide à la réflexion.
2e ARGUMENT :
* le changement dans la forme assure la permanence du mythe : du théâtre à la poésie Molière, Dom Juan ; Baudelaire, « Don Juan aux enfers »
Ou Dante, La Divine Comédie ou tableau de DELACROIX.
* l’adaptation selon le public : M.Tournier , Vendredi ou la Vie sauvage à Vendredi ou les Limbes du Pacifique
* même écrivain : Virgile, Géorgiques à l’Énéide.
2e AXE : Se servir du mythe pour faire naître le rire
La réécriture peut en effet non pas détruire mais détourner un mythe et c’est le plus souvent à des fins ludiques : parodie, pastiche
Exemple : Rabelais, Pantagruel.
Ou le réduire, parce que on lui enlève sa sacralité, il n’y a plus rien de divin, on en fait quelque chose de trivial, banal.
Exemple : Paul Scarron, Virgile travesti
CONCLUSION
Parce que on donne une nouvelle interprétation, vision, l’accommode à l’époque, au lieu. On se sert du vieux pour faire du nouveau.
Bon, comme vous le voyez j’ai un serieux problème à créer un plan convenable, beaucoup d’idées mais pas d’ordre, c’est le reproche qu’on m’adresse. Si vous pouviez m’indiquer la voie !!!
Merci d’avance.
Giulia