Indiscutablement pour moi.
D'abord, comme on l'a déjà dit, par l'ouverture à d'autres modes de pensée : celui des personnages, fouillés et cohérents, mais aussi celui de l'auteur (l'atmosphère qui se dégage d'un monde est unique à chaque auteur, et c'est cette atmosphère qui va influencer notre rapport propre à notre monde).Ici, les lectures influenceraient notre "ressenti"
Ensuite, les lectures peuvent s'inscrire dans la réalité, il s'agirait donc d'exemple qui nous feraient "réfléchir" (dans les deux sens) sur notre quotidien.
Quand j'écris (en passe-temps), j'ai beaucoup de mal à me détacher du style de dernier auteur lu (s'il m'a marqué). Par là encore, les lectures influencent notre production du quotidien.
Plus généralement, les lectures font partie de la culture : si on s'accorde à dire que la culture n'est pas passive, mais active (s'inscrit pleinement dans la réalité), par conséquent nos lectures aussi.
Je pense qu'on pourrait approfondir le problème en distinguant différents types de lectures.
Par exemple, il y a peu, je lisais un texte de Camus qui expliquait que le roman était d'essence révolutionnaire. Chaque type de texte nous touche plus ou moins...
Ce qui amène à une autre interrogation : n'est-ce pas, par notre quotidien, que nous sommes plus ou moins sensible à un type de lecture ?
Personnellement, mes lectures contribuent souvent à mon humeur générale lors de la journée...