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Dostoïevski, L’Adolescent

Quelqu'un pourrait-il m'indiquer où trouver un résumé ou au moins une liste des principaux personnages de L'adolescent.
J'arrive au milieu du roman et j'avoue avoir quelques difficultés avec les triples noms russes, sans compter les diminutifs et les erreurs de l'auteur (un personnage change carrément de nom vers la 600 ème page). 

Merci par avance.

Dostoïevski, L’Adolescent

Les erreurs de l'auteur? Je crois que la compréhension a été difficile.

Dostoïevski, L’Adolescent

J'ai également eu le même ennui mais que j'ai réglé facilement. Lis avec une feuille de papier, un cahier ou encore un ordinateur à côté de toi. Et notes toi tout personnage que tu rencontres, avec ses caractéristiques. Ensuite, tu n'as qu'à te référer à ta fiche.

J'ai adopté cette méthode en lisant les Métamorphoses d'Ovide... sinon impossible de m'en sortir !
Depuis, j'ai pris l'habitude de ne plus lire sans prendre de note en même temps, sans réfléchir sur livre. Cette façon de lire me semble plus enrichissante qu'une lecture passive.

J'espère avoir pu te donner un conseil utile, bonne lecture !

Dostoïevski, L’Adolescent

Un nom russe est composé de trois mots : le prénom, le patronyme, le nom de famille.
Le prénom est donné à la naissance ou au baptême, il est propre à l'enfant, et il n'y a pas de pronoms mixtes.
Le patronyme est formé mécaniquement à partir du prénom du père de l'enfant et d'un suffixe.
Le nom de famille se transmet de manière patrilinéaire ou s'acquiert par le mariage, comme en France. La seule vraie différence est que, comme le patronyme, il s'accorde en genre, ce qui est parfois gommé dans les traductions (Anna Karénine, pour Karénina), mais visible dans les noms féminins passés à la postérités (Anna Akhmatova, dont le mari s'appelait Akhmatov, naturellement !). Lorsqu'on parle d'une famille tout entière, on peut avoir également le pluriel (en -y / -i).

Le prénom est souvent remplacé par un surnom, et les auteurs peuvent parfois alterner entre de nombreux surnoms pour un même prénom, former des surnoms à partir de ce qui est déjà un surnom pour renforcer leur valeur hypocoristique, etc. Tous les surnoms, masculins et féminins, se terminent en -a.

Pour une liste assez complète, voyez ici :
http://www.mamochka.org/modules.php?nam … mp;pid=198
http://www.mamochka.org/modules.php?nam … mp;pid=199

(mais il vous faut au moins déchiffrer la cyrillique)

Cordialement.

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Dostoïevski, L’Adolescent

Arthur, tu es aussi slavisant?

Attention d'autre part, Akhmatova est un pseudonyme, mais cela n'enlève évidemment rien à ce que tu disais des noms russes!

Dostoïevski, L’Adolescent

Le russe était ma première langue étrangère en CPGE et j'ai fait un peu de vieux-slave par ailleurs (mais fort peu).

Merci pour la correction sur Akhmatova, je l'ignorais. smile Son vrai nom est Gorenko. J'en profite pour signaler que les noms étrangers échappent à cette règle, et que c'est aussi le cas pour les noms ukrainiens (-enko est un suffixe typiquement ukrainien, Akhmatova est née à Odessa), même s'ils pouvaient l'être au XIXe.

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Dostoïevski, L’Adolescent

En effet, *Gorenka serait un beau barbarisme!!! Je vais te poser une question sur le "topic" pb de philologie, si tu le veux bien.

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Dostoïevski, L’Adolescent

Arthur a écrit :

Un nom russe est composé de trois mots : le prénom, le patronyme, le nom de famille.
Le prénom est donné à la naissance ou au baptême, il est propre à l'enfant, et il n'y a pas de pronoms mixtes.
Le patronyme est formé mécaniquement à partir du prénom du père de l'enfant et d'un suffixe.
Le nom de famille se transmet de manière patrilinéaire ou s'acquiert par le mariage, comme en France. La seule vraie différence est que, comme le patronyme, il s'accorde en genre, ce qui est parfois gommé dans les traductions (Anna Karénine, pour Karénina), mais visible dans les noms féminins passés à la postérités (Anna Akhmatova, dont le mari s'appelait Akhmatov, naturellement !). Lorsqu'on parle d'une famille tout entière, on peut avoir également le pluriel (en -y / -i).

Le prénom est souvent remplacé par un surnom, et les auteurs peuvent parfois alterner entre de nombreux surnoms pour un même prénom, former des surnoms à partir de ce qui est déjà un surnom pour renforcer leur valeur hypocoristique, etc. Tous les surnoms, masculins et féminins, se terminent en -a.

Pour une liste assez complète, voyez ici :
http://www.mamochka.org/modules.php?nam … mp;pid=198
http://www.mamochka.org/modules.php?nam … mp;pid=199

(mais il vous faut au moins déchiffrer la cyrillique)

Cordialement.


Merci d'avoir répondu, brillamment, à une question que je me posais sans l'avoir encore formulée.
Cette pratique est-elle encore en usage aujourd'hui? L'état civil est-il constitué de ces 3 noms?

Durtal a écrit :

Les erreurs de l'auteur? Je crois que la compréhension a été difficile.


Daria Onissimovna devient Nastassia Iégorovna vers le milieu du romain.
Il existe d'autres erreurs et incohérences.

Pourquoi Balzac serait-il le seul avec faire des erreurs dans ses romans?

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Dostoïevski, L’Adolescent

tancrède5a a écrit :

Cette pratique est-elle encore en usage aujourd'hui? L'état civil est-il constitué de ces 3 noms?

Absolument!

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Dostoïevski, L’Adolescent

Savez vous si L'adolescent a été publié dans un périodique en feuilleton?
Par moment, l'auteur utilise, en fin de chapitre, de grosses ficelles pour tenir le lecteur en haleine et lui donner envie de lire la suite.
Ce n'est pas sans me rappeler les feuilletons américains de la télévision de mon adolescence ou les scènes captivantes étaient toujours coupées au pire moment pour permettre le passage des pubs des télévisions américaines.
Je n'ai pas remarqué cette pratique chez Balzac qui a pourtant la réputation d'avoir écrit au kilomètre.J'ai aussi une question concernant le narrateur : a-t-il, oui ou non, dans la première moitié du roman, des relations un peu troubles (homosexuelles) avec le Prince chez qui il est supposé travailler (ou du moins duquel il obtient une rétribution financière sans travailler le moins du monde)?
Outre la situation, les mots français utilisés par André Markowicz sont parfois franchement ambigus, un peu comme Proust qui, lui, n'utilisait jamais le verbe pénétrer innocemment!