Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Bonjour, je viens de passer mon epreuve ecrite de l'EAF, je suis une lyceenne de Johannesburg (Afrique du Sud).
L'objet d'etude concerne etait la poesie, le sujet de la dissertation etait :
Le cardinal de Bernis affirmait : "Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète" (Discours sur la poesie)

Vous discuterez cette citation en vous appuyant sur les textes du corpus, les poemes etudies en classe et vos lectures personnelles.

Quel plan auriez-vous fait pour y repondre ?
Merci beaucoup,

KaroPS : Combien risque-t-on de perdre de points en ayant formule une problematique hors sujet ? :S

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Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Bonsoir,

karo a écrit :

Le cardinal de Bernis affirmait : "Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète" (Discours sur la poesie)

Je pense que j'aurais fait :

I) Le poète est un être supérieur.

         A) Poète de la pléiade
Ronsard, Du Bellay, poètes inspirés par les Muses.

         B) Poète visionnaire, voyant
Hugo : poète = visionnaire, il voit ce que les autres ne voient pas.
Baudelaire : poète = alchimiste, " Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or"
Rimbaud : poète = démurge, il est voyant.


II) Le poète éloigne de la réalité, du réel.

      A) Le poète, un être différent, être coupé de la réalité.
Baudelaire : L'albatros.

      B) Le poète crée un monde différent, onirique.
Rimbaud : Le Bateau ivre.
Eluard : La Terre bleue.
Breton : manifeste du surréalisme. Les catégories de la raison n'existent pas.

      C) Le poète est hors de la réalité par un jeu sur le langage.
Desnos : Il était une feuille.
Rimbaud : Voyelles.


Voilà, je ne sais pas si j'aurais mis exactement cela, mais là c'est ce qui me vient à l'esprit.
Si ta problématique est HS, tu seras un peu pénaliser, mais là où tu seras vraiment pénaliser c'est si tu as répondu à ta problématique qui est HS, ce qui signifie que ton devoir est HS. Et là.. tu perds beaucoup de points oui. J'espère que tu t'en es bien sorti, je trouve que tu as eu de la chance c'est un beau sujet. Pourrais-tu me dire quel était le sujet d'invention ?

Amicalement,
Euphé.

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Merci smile Ouais moi ca s'est pas du tout bien passe. J'suis a cote de la plaque comme je me doutais.

Le sujet d'invention :
"En vous inspirant de l'univers fantastique créé par Maurice Rollinat dans son poème "La Bibliothèque", vous écrivez un texte en prose qui donne la parole à certains des "treize grands portraits" parmi lesquels un poète connu et un "farfadet". Leur conversation porte sur l'intérêt et les divers charmes des ouvrages poétiques conservés dans cette bibliothèque.
Vous ferez appel à vos lectures pour étayer la conversation entre les différents personnages."

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Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Merci pour le sujet d'invention, wow, honnêtement j'aurais prié pour avoir ce sujet là ! J'adore les inventions et j'aurais volontiers pris celui-ci.
Dommage, ce n'est pas si grave que ça après tout tu as pris la dissertation, ils sauront être quelque peu indulgent, et puis j'ai peut être oublié des choses ! Qu'as-tu fait comme plan toi ?



Ps : J'ai beau cherché sur internet le poème "La Bibliothèque" de Rollinat je ne le trouve pas ! J'aurais aimé le lire pour savoir mais pas moyen de le trouver !

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

J'ose meme pas te repondre hmm J'AI TELLEMENT HONTE !!! En fait, le corpus de textes rattache au sujet parle de poetes et de leur imagination debordante du genre Hugo- Reverie (Les orientales), baudelaire- Reve parisien etc...
Du coup j'ai mal compris le sujet, ma problematique etait : " Le poeme se limite-t-il a etre un temoignage de l'imagination de l'auteur ?"
Ca sert a rien que je te fasse mon plan je crois...

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Le sujet de dissertation amène à s'interroger sur l'imaginaire et le réel, non ? Je serais partie dans cette direction spontanément, en tous cas... Ceci dit je peux me tromper.

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Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Imaginer. Ça paraît tellement naturel, spontané comme ça, qu'on en oublierait presque le travail qui se cache derrière la création d'un poème. J'aime bien l'idée d'un homme à part, privilégié : étudier la structure "il suffit de... mais il faut...". En introduction, on aurait pu ouvrir en montrant en quoi la formule pourrait être paradoxale aux yeux d'un lecteur contemporain  !

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Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

J'ai également traité de l'imaginaire et du dépassement du réel dans mon plan ci-dessus.
J'aime votre approche Sullyvan !  wink

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

J'ai passé l'EAF aujourd'hui et j'ai pris dissertation (série ES).
J'avoue avoir compris le sujet comme Karo et Snowing. Par contre, le plan d'Euphémisme me parait un peu superficiel. Cela dit, j'ai adopté le plan suivant :

I. L'imaginaire est certes une source d'inspiration principale
II. Mais non pas la seule : on ne peut créer en se fondant uniquement sur l'imagination. Il y a aussi exprérience personnelle, pensée de l'époque. + Les poètes engagés.
III. L'intéret de la question posée : le role du poète est de trouver la limite entre le vrai et l'imaginaire.

Vous n'allez pas me croire, mais ce sujet est presque le meme (citation différente, mais problématique identique) que celui d'une dissertation qu'on a eu à faire en DM... Et bien sur que je n'ai pas pris la peine de relire. hmm

Sur ce, que pensez-vous de mon plan?

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

POUR EUPHEMISME :

Elle faisait donger aux tres vieilles forets.
Treize lampes de fer, oblongues et spectrales,
Y versaient jour et nuit leurs clartes sepulcrales
Sur ses livres fanes pleins d;ombre et de secrets

Je frissonnais toujours lorsque j'y penetrais;
Je m'y sentais, parmi des brumes et des rales,
Attire par les bras des treize grands portraits.

Un soir, minuit tombant, par sa haute fenetre
Je regardais au loin flotter et disparaitre
Le farfadet qui danse au bord des casse-cous

Quand ma raison trembla brusquement interdite:
La pendule venait de sonner treize coups
Dans le silence affreux de la chambre maudite

La bibliotheque, Rollinat