41

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

AH c'est vrai j'ai pris en compte la totalité de la citation malheureusement c'était centré sur la poésie... J'espere que mon correcteur sera assez indulgent pour ne pas me le compter comme un HS.
Merci en tout cas!!

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Vous croyez que les correcteurs sont plus indulgents avec les dissert ? hmm

43

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Euphemisme n'a pas fourni de problématique.
En revanche, le plan d'Ackie est très intéressant.

Le poète de l'onirique.
Le réel, un appui de la rêverie.
Le poète du monde.

44

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Généralement, les dissertations sont mieux notées (attention ce n'est pas valable si le travail fournit n'est pas dans le sujet, et un minimum correctement traité) , car c'est un sujet assez difficile et qui est pris par des gens qui témoignent de travail, de courage et de sérieux.

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Je vous tends le baton pour me fouetter :S

PbK : Le poeme se limite-t-il a etre un temoignage de l'imagination du poete ?

1) Le poeme est primordialement une manifestation de l'imagination du poete
a- Theorie de l'art pour l'art ( Parnassiens, les auteurs n'avaient seulement droit d'utiliser l'art pour une fonction esthetique, d'ou le recours a leur imagination)
b- Le romantisme (Un etre qui est decu de la realite et qui se laisse aller dans de nombreuses reveries, principalement de paysages - poemes temoignant d'une imagination debordante- Reveries de Hugo)

2) Mais le poeme peut avoir d'autres fonctions que la simple demonstration de l'imagination du poete
a) Temoignage de son mal etre (poetes maudits)
b) Partager un sujet qui le preoccupe (meditation sur la mort notamment Philippe Jaccottet dans l'Effraie)
c) Engagement politique et socialoulaaaalaaaaaa j'suis vrmt trop a cote de la plaque. Je sais meme pas comment j'ai pu interpreter la citation d'une telle facon sad
Fon bon, je vais essayer de me rattraper a l'oral

46

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Le 2) est un axe "fourre-tout", ou axe "tarte à la crème" comme se plaisait à les nommer mon professeur de français, mais le tout tient la route wink ! Bonne continuation.

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

En effet c'est "Tarte a la creme" mais bon si j'susi pas completement HS je m'en fous a la limite (entre qq points de penalite et un 0 y'a pas photo je prend sans hesiter l'axe tarte a la creme tongue )
Merci infiniment Sullyvan, tu m'as un peu remonte le moral smile En esperant que la note soit pas trop catastrophique !!!
Et toi, en TL, il se passe bien ton bac ?

Bonne nuit tout le monde !

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Bien le bonsoir, j'habite à Casablanca et j'ai également eu le même sujet.
Quitte à discuter de ce sujet faisons les choses proprement !


Texte A : Charles BAUDELAIRE : Les Fleurs du mal, Tableau parisiens, "Rêves parisiens", 1861
De ce terrible paysage,
Tel que jamais mortel n'en vit,
Ce matin encore l'image,
Vague et lointaine, me ravit.
Le sommeil est plein de miracles !
Par un caprice singulier
J'avais banni de ces spectacles
Le végétal irrégulier,
Et, peintre fier de mon génie,
Je savourais dans mon tableau
L'enivrante monotonie
Du métal, du marbre et de l'eau.
Babel d'escaliers et d'arcades,
C'était un palais infini,
Plein de bassins et de cascades
Tombant dans l'or mat ou bruni ;
Et des cataractes pesantes,
Comme des rideaux de cristal,
Se suspendaient, éblouissantes,
À des murailles de métal.
Non d'arbres, mais de colonnades
Les étangs dormants s'entouraient,
Où de gigantesques naïades,
Comme des femmes, se miraient.
Des nappes d'eau s'épanchaient, bleues,
Entre des quais roses et verts,
Pendant des millions de lieues,
Vers les confins de l'univers ;
C'étaient des pierres inouïes
Et des flots magiques ; c'étaient
D'immenses glaces éblouies
Par tout ce qu'elles reflétaient !
Insouciants et taciturnes,
Des Ganges, dans le firmament,
Versaient le trésor de leurs urnes
Dans des gouffres de diamant.
Architecte de mes féeries,
Je faisais, à ma volonté,
Sous un tunnel de pierreries
Passer un océan dompté ;
Et tout, même la couleur noire,
Semblait fourbi, clair, irisé ;
Le liquide enchâssait sa gloire
Dans le rayon cristallisé.
Nul astre d'ailleurs, nuls vestiges
De soleil, même au bas du ciel,
Pour illuminer ces prodiges,
Qui brillaient d'un feu personnel !
Et sur ces mouvantes merveilles
Planait (terrible nouveauté !
Tout pour l'œil, rien pour les oreilles !)
Un silence d'éternité.
II
En rouvrant mes yeux pleins de flamme
J'ai vu l'horreur de mon taudis,
Et senti, rentrant dans mon âme,
La pointe des soucis maudits ;
La pendule aux accents funèbres
Sonnait brutalement midi,
Et le ciel versait des ténèbres
Sur le triste monde engourdi.

Texte B : Victor HUGO, Les Orientales, "Rêverie",1829

Oh ! laissez-moi ! c'est l'heure où l'horizon qui fume
Cache un front inégal sous un cercle de brume,
L'heure où l'astre géant rougit et disparaît.
Le grand bois jaunissant dore seul la colline :
On dirait qu'en ces jours où l'automne décline,
Le soleil et la pluie ont rouillé la forêt.

Oh ! qui fera surgir soudain, qui fera naître,
Là-bas, - tandis que seul je rêve à la fenêtre
Et que l'ombre s'amasse au fond du corridor,
- Quelque ville mauresque, éclatante, inouïe,
Qui, comme la fusée en gerbe épanouie,
Déchire ce brouillard avec ses flèches d'or !

Qu'elle vienne inspirer, ranimer, ô génies !
Mes chansons, comme un ciel d'automne rembrunies,
Et jeter dans mes yeux son magique reflet,
Et longtemps, s'éteignant en rumeurs étouffées,
Avec les mille tours de ses palais de fées,
Brumeuse, denteler l'horizon violet !

Texte C : Maurice ROLLINAT, Les Névroses, "La Bibliothèque"

Elle faisait songer aux très vieilles forêts.
Treize lampes de fer, oblongues et spectrales
Y versaient jour et nuit leurs clartés sépulcrales
Sur ses livres fanés pleins d'ombre et de secrets.

Je frissonnais toujours lorsque j'y pénétrais :
Je m'y sentais, parmi des brumes et des râles,
Attiré par les bras des treize fauteuils pâles
Et scruté par les yeux des treize grands portraits.

Un soir, minuit tombant, par sa haute fenêtre
Je regardais au loin flotter et disparaître
Le farfadet qui danse au bort des casses-cous,

Quand ma raison trembla brusquement interdite :
La pendule venait de sonner treize coups
Dans le silence affreux de la chambre maudite.

Texte D : A. BERTRAND, Gaspard de la nuit, "Un Rêve", 1842

   Il était nuit. Ce furent d'abord, - ainsi j'ai vu, ainsi je raconte, - une abbaye aux murailles lézardées par la lune, - une forêt percée de sentiers tortueux, - et le Morimont grouillant de capes et de chapeaux. C'est à Dijon, de temps immémorial, la place aux exécutions.
   Ce furent ensuite, - ainsi j'ai entendu, ainsi je raconte, - le glas funèbre d'une cloche auquel répondaient les sanglots funèbres d'une cellule, - des cris plaintifs et des rires féroces dont frissonnait chaque fleur le long d'une ramée, - et les prières bourdonnantes des pénitents noirs qui accompagnent un criminel au supplice.
   Ce furent enfin, - ainsi s'acheva le rêve, ainsi je raconte, - un moine qui expirait couché dans la cendre des agonisants, - une jeune fille qui se débattait pendue aux branches d'un chêne, - et moi que le bourreau liait échevelé sur les rayons de la roue.
   Dom Augustin, le prieur défunt, aura, en habit de cordelier, les honneurs de la chapelle ardente; et Marguerite, que son amant a tuée, sera ensevelie dans sa blanche robe d'innocence, entre quatre cierges de cire.
   Mais moi, la barre du bourreau s'était, au premier coup, brisée comme un verre, les torches des pénitents noirs s'étaient éteintes sous des torrents de pluie, la foule s'était écoulée avec les ruisseaux débordés et rapides, - et je poursuivais d'autres songes vers le réveil.

Texte E : Guy de MAUPASSANT, La République des Lettres, "Terreur", 1876

Ce soir-là j'avais lu fort longtemps quelque auteur.
Il était bien minuit, et tout à coup j'eus peur.
Peur de quoi ? je ne sais, mais une peur horrible.
Je compris, haletant et frissonnant d'effroi,
Qu'il allait se passer une chose terrible...
Alors il me sembla sentir derrière moi
Quelqu'un qui se tenait debout, dont la figure
Riait d'un rire atroce, immobile et nerveux :
Et je n'entendais rien, cependant. O torture !
Sentir qu'il se baissait à toucher mes cheveux,
Et qu'il allait poser sa main sur mon épaule,
Et que j'allais mourir au bruit de sa parole !...
Il se penchait toujours vers moi, toujours plus près ;
Et moi, pour mon salut éternel, je n'aurais
Ni fait un mouvement ni détourné la tête...
Ainsi que des oiseaux battus par la tempête,
Mes pensers tournoyaient comme affolés d'horreur.
Une sueur de mort me glaçait chaque membre,
Et je n'entendais pas d'autre bruit dans ma chambre
Que celui de mes dents qui claquaient de terreur.
Un craquement se fit soudain ; fou d'épouvante,
Ayant poussé le plus terrible hurlement
Qui soit jamais sorti de poitrine vivante,
Je tombai sur le dos, roide et sans mouvement.

I - Vous répondrez d'abord à la question suivante :

A la lecture des textes de ce corpus, identifiez quelques éléments caractérisant la rêverie.

II -

1. Commentaire :

Vous commenterez le poème "Rêverie" de Victor Hugo.

2. Dissertation

Le cardinal de Bernis affirmait : "Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète" (Discours sur la poesie)

Vous discuterez cette citation en vous appuyant sur les textes du corpus, les poemes etudies en classe et vos lectures personnelles.

3. Invention

En vous inspirant de l'univers fantastique crée par ROLLINAT dans son poème "La bibliothèque", vous écrirez un texte en prose qui donne la parole à certains des" treize grands portraits" parmi lesquels un poete connu et un farfadet.
Leur conversation porte sur l'interet et les divers charmes des ouvrages poetiques conserves dans la bibliotheque.
Vous ferez appel à vos lectures pour etayer la conversation entre ces differents personnagesEn ce qui me concerne j'ai fais le commentaire.

Problématique : Quel est le rôle du rêve dans ce poème ?

Axe I : Un songe libérateur.
    a) Un moment d'évasion
    b) La description du paysage

Axe II : La muse du poète
    a) Une source d'inspiration
    b) La musicalité du poème

Je pense que ça réponds bien à la problématique en me permettant de faire une superbe ouverture sur Freud et les poètes surréaliste smile.

49

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Bonjour , j'habite au Sénégal ! Bien sûr , centre étranger et j'ai pris l'écriture d'invention par contre. J'ai un doute par rapport au texte en prose. Qu'est ce qu'ils attendent de nous exactement ?  neutral

Il suffit de penser pour être un homme d'esprit, mais il faut imaginer pour être un poète

Salut à tous j'ai également passé mon EAF à Rabat, j'ai eu le même sujet et par élimination j'ai choisit le sujet d'invention. Concernant le texte en prose il s'agit d'un texte classique.
Pour ma part, n'ayant pas l'habitude de traiter cet exercice, j'ai l'impression d'avoir raté mon devoir.
Voiçi le sujet: "En vous inspirant de l'univers fantastique crée par M.Rollinat dans son poème "La bibliothèque" vous écrirez un texte en prose qui donne la parole à certains des "treize grands portraits" parmi lesquels un poète connu et un "farfadet". Leur conversation porte sur l'interêt et les divers charmes des ouvrages poétiques consérvés dans cette bibliothéque.
Vous ferez appel à vos lectures pour étayer la conversation.

J'ai choisi comme poètes connu Victor Hugo, parmi les portraits présents se trouvaient Joachim du Bellay, Ronsard, mais aussi Napoléon III, Baudelaire, Verlain et bien d'autres .....
Voiçi un passage de mon devoir histoire de vous donner une idée du style rédactionnel :
 
Il s'agit de propos de Victor Hugo :
Longtemps la poésie m'as permis de m'engager dans une lutte politique acharnée. La poésie se pretait aisément à la dénonciation. Ne m'as-t-elle pas permis  alors que le pays tombait sous le joug de Napoléon III  de m'insurger contre les iniquités du régime alors en place, et de prôner haut et fort les valeurs républicaines qui aujourd'hui encore sont la fiétré de la nation ?

Il s'agit là d'un passage trés court choisit au hasard mais qui pourra vous donner une idée de mon style d'écriture.

Concernant les idées directrices de mon devoir, j'ai choisit de traiter de :
- la poésie engagée à travers le point de vue de Victor Hugo
- la poésie lyrique qui poursuivait une musiclaité des vers
- la poésie à vocation ésthétique (avec nottamment les calligrammes )
- la poésie didactique
Ainsi cela m'as permis d'évoquer les auteurs et oeuvres suivantes :
- Joachim du Bellay, Les regrets
- Pierre Ronsard, Les Amours
- Guillaume Appollinaire, "La cravate" "Il pleut"
- Victor Hugo : Les Chatiments
- Paul Verlaine: Poèmes saturniens, "Monsieur Prudhomme"
- Alphonse de Lamartine, Méditatons poètiques, "Le lac"

Voilà j'ai essayé de donner le maximum d'informations sur mon devoir. J'aimerais connaître vos avis car pour moi je l'ai complétement raté.
Merci d'avance