Céline, Voyage au bout de la nuit - Pour la commodité des dames du Corps Expéditionnaire américain...

Bonsoir, il se trouve que j'ai un commentaire à rédiger et auquel je trouve une petite difficulté à trouver les bons axes.Il s'agit d'un extrait du voyage au bout de la nuit ou lola exprime un ridicule pour le lecteur puisqu'elle tire de la guerre son propre (faux) héroïsme.
L'extrait étudié commence de "Pour la commodité des Dames ..à..mais sacré quand même"
Je propose comme plan :
   
Ma problématique:Que représente le faux héroisme de Lola dans le voyage ..?
1/L'enthousiasme de Lola
         je vais citer dans cette partie la situation dans laquelle vit lola c-a-d le fait qu'elle mange les croissants et qu'elle se réveille chaque jour à 10h :chose que Bardamu tient à préciser comme si c'était une lourde tâche et un devoir que doit absolument accomplir cette jeune américaine..Je cite aussi qu"elle tient à conserver son rôle car c'est dû à son soit-disant courage envers sa famille (je fais allusion à son arriere grand-père) ainsi qu'envers la société.
     Ensuite pour la 2ème partie j'ai pensé à:
     2/ L'image que reflète Lola pour le lecteur .
  En effet, quand on lit ces parties on remarque que céline a marqué une pause dans son roman car il veut absolument montrer le ridicule de Lola et ainsi cela donne une image négative de cette dernière puisqu'elle est naive (elle est consciente de ce qu'elle fait) mais aussi hypocrite car elle a traité Bardamu de lâche alors qu'elle ne sait rien de la guerre.
Et enfin jai pensé comme réponse à la problématique que ce personnage présente une variation sur le thème de l'exaltation d'un faux idéal et une incarnation de l'égoïsme mêlé de sottise.J'ai effectué des recherches mais j'ai pas trouvé le texte intégral donc j'ai préféré le recopier puisqu'il n'est pas trop long:

"Pour la commodité des dames du Corps expéditionnaire américain, le groupe des infirmières dont Lola faisait partie logeait à l'hôtel Paritz et pour lui rendre, à elle particulièrement, les choses encore plus aimables, il lui fut confié(elle avait des relations)dans l'hotel même, la Direction d'un service spécial, celui des beignets aux pommes pour les hôptaux des Paris.Il s'en distribuait ainsi chaque matin des milliers de douzaines.Lola remplissait cette fonction bénigne avec un certain petit zèle qui devait d'ailleurs un peu plus tard tourner tout à fait mal.
Lola, il faut le dire , n'avait jamais confectionné de beigntes de sa vie.Elle embaucha donc un certain nombre de cuisinières mercenaires, et les beignets furent après quelques essais,prêts à être livrés ponctuellement juteux,dorés et sucrés à ravir.Lola n'avait plus en somme qu'à les goûter avant qu'on ne les expédiât dans les divers services hospitaliers.Chaque matin Lola se levait dès dix heures et descendait, ayant pris son bain, vers les cuisines situées profondément auprès des caves.Cela, chaque matin,je le dis, et seulement vêtue d'un kimono japonais noir et jaune qu'un ami de San Francisco lui avait offert la veile de son départ.
Tout marchait parfaitement en somme et nous étions bien en train de gagner la guerre, quand certain beau jour, à l'heure du déjeuner, je la trouvai bouleversée, se refusant à toucher un seul plat du repas.L'appréhension d'un malheur arrivé, d'une maladie soudaine me gagna.Je la suppliai de se fier à mon affection vigilante.
D'avoir gôuter ponctuellement les beignets pendant tout un mois, Lola avait grossi de deux bonne livres!Son petit ceinturon témoignait d'ailleurs, par un cran, du désastre.Vinrent les larmes.Essayant de la consoler,de mon mieux, nous parcourûmes, sous le coup de l'émotion , en taxi, plusieurs pharmaciens,très diversement situés.Par hasard, implacables, toutes les balances confirmèrent que les deux livres étaient bel et bien acquises,indéniables.Je suggérai alors qu'elle abandonne son service à une collègue qui, elle, au contraire, recherchait des "avantages".Lola ne voulut rien entendre de ce compromis qu'elle considérait comme une honte et une véritable petite désertion de son genre.C'est même à cette occasion qu'elle m'apprit que son arrière-grand -oncle avait fait, lui aussi, partie de l'équipageà tout jamais glorieux du MAYFLOWER débarqué à Boston en 1677, et qu'en considération d'une pareille mémoire, elle , au devoir des beignets, modeste certes,mais sacré quand même.