Les clichés de Madame Bovary
Bonjour,
J'aurais aimé avoir des avis différents sur la manière d'interpréter cette question et d'y répondre :
En quoi les lectures d'Emma Bovary font-elles dégénérer ses rêves en clichés?
Je n'arrive pas à me décider quant à la manière d'organiser mes idées pour y répondre.
J'avais noté que ses rêveries se déclenchent lorsqu'elle est au Couvent et découvre des lectures romantiques par le biais de la lingère.
Ici ses rêveries abstraites se fixent en images.
Ne connaissant rien d'autre que ses lectures, Emma s'y enferme, les exacerbe, et rêve sa vie plutôt que de vivre ses rêves.
Son manque d'éducation sentimentale lui fait interpréter les images de ses lectures en réalité et se plaît à les enjoliver.
Tout en ayant sûrement conscience de l'irréalité de ses rêveries, elle se plaît dans cette image de femme malheureuse, aspirant à une autre vie, plus brillante, plus passionnée.
Ses lectures lui font associer systématiquement un désir à une image vue dans un livre. Ses rêveries ne sont plus les siennes, elles finissent par être modelées par le fil de ses lectures → manipulée, ballottée, aisément par des images déjà crées.
Pas d'effort d'imagination, mais imagine complètement sa vie. Paradoxe.
