Plutôt que de...

Bonsoir,

Lorsque nous utilisons "plutôt que" devant un infinitif, il est d'usage de faire précéder celui-ci d'un "de" bien senti.
Maintenant, je ne crois pas que ce soit une règle.  Une amie soutient le contraire.
"Je préfère dîner chez Maxim's que manger des pâtes à la maison"

Je soutiens qu'il serait sans doute plus courant d'écrire "que de manger", mais que ce n'est surtout pas une faute de l'écrire sans la préposition.
Dans l'exemple qui nous déchire, l'infinitif est encore plus lointain:

"Plutôt me trancher les veines que rater ça."

1-L'absence de "de" vous paraît-elle fautive ?
2-Et, vous semble-t-elle plus (euphoniquement) agréable ou pas ?

Plutôt que de...

De introduit aussi des infinitifs sujets logiques (réels) ou compléments d’objet direct : Il importe d’être attentif. — On permet de fumer. — Quand avant est suivi d’un infin. : Avant de partir (§ 1039, a, 2°). Facultativement après un infin. amené par plus que, plutôt que, autant que, autre que, mieux que, etc.

(Grevisse)

Selon le Tlfi la construction sans "de" est plus rare.
Euphoniquement, les deux constructions me semblent équivalentes.