1

Diderot, Jacques le Fataliste, "Parabole de chiens"

Bonjour, dans le cadre de mes révisions pour l'oral de français je me suis aperçu que j'ai perdu le cours sur ce texte ...
Très bête puisque je ne connais personne de ma classe qui puisse me le repasser :S
Je n'ai en fait pas besoin de CE cours exactement mais d'un plan de commentaire que je pourrai expliquer sur environ 6 ou 7 minutes (wikipedia me permet d'obtenir les éléments d'introduction et je dois également lire le texte).
J'ai essayé par moi-même mais je vous avoue ne rien trouver qui ne nécessite plus de 2 ou 3 minutes d'explications :S
Est-ce que vous pouvez me proposez un plan joint de brèves idées de développement ? Merci d'avance.

Voici l'extrait en question :

     

Et voilà tout de suite la conversation tournée sur cet attachement singulier des femmes pour les animaux. Chacun en dit son avis. Le maître de Jacques, s'adressant à Jacques, lui dit : "Et toi, Jacques, qu'en penses-tu ?"
        Jacques demanda à son maître s'il n'avait pas remarqué que, quelle que fût la misère des gens, n'ayant pas de pain pour eux, ils avaient tous des chiens ; s'il n'avait pas remarqué que ces chiens, étant tous instruits à faire des tours, à marcher à deux pattes, à danser, à rapporter, à sauter pour le roi, pour la reine, à faire le mort, cette éducation les avait rendus les plus malheureuses bêtes du monde. D'où il conclut que tout homme voulait commander à un autre ; et que l'animal se trouvant dans la société immédiatement au-dessous de la classe des derniers citoyens commandés par toutes les autres classes, ils prenaient un animal pour commander aussi à quelqu'un. "Eh bien ! dit Jacques, chacun a son chien. Le ministre est le chien du roi, le premier commis est le chien du ministre, la femme est le chien du mari, ou le mari le chien de la femme ; Favori est le chien de celle-ci, et Thibaud est le chien de l'homme du coin. Lorsque mon maître me fait parler quand je voudrais me taire, ce qui, à la vérité, m'arrive rarement, continua Jacques ; lorsqu'il me demande l'histoire de mes amours, et que j'aimerais mieux causer d'autre chose ; lorsque j'ai commencé l'histoire de mes amours, et qu'il l'interrompt : que suis-je autre chose que son chien ? Les hommes faibles sont les chiens des hommes fermes.
      LE MAITRE : Mais Jacques, cet attachement pour les animaux, je ne le remarque pas seulement dans les petites gens, je connais de grandes dames entourées d'une meute de chiens, sans compter les chats, les perroquets, les oiseaux.
     JACQUES : C'est leur satire et celle de ce qui les entoure. Elles n'aiment personne ; personne ne les aime : et elles jettent aux chiens un sentiment dont elles ne savent que faire.
     LE MARQUIS DES ARCIS : Aimer les animaux ou jeter son coeur aux chiens, cela est singulièrement vu.
     LE MAITRE : ce qu'on donne à ces animaux-là suffirait à la nourriture de deux ou trois malheureux.
     JACQUES : A présent en êtes-vous surpris ?
     LE MAITRE : Non."
     Le marquis des Arcis tourna les yeux sur Jacques, sourit de ses idées ; puis, s'adressant à son maître, il lui dit : "Vous avez là un serviteur qui n'est pas ordinaire.
     LE MAITRE : Un serviteur, vous avez bien de la bonté : c'est moi qui suis le sien ; et peu s'en est fallu ce matin, pas plus tard, il ne me l'ait prouvé en forme."

Diderot, Jacques le Fataliste, "Parabole de chiens"

Bonjour à tous ! J'ai un commentaire littéraire sur l'attachement des femmes pour leurs animaux à faire pour mercredi , seulement j'ai un soucis c'est que je n'ai pas trop d'idées pour mes axes . Le premier j'ai mis : L'argumentation et les sous parties sont : Un récit allégorique , une argumentation fictive mais réaliste à la fois , et l'organisation de l'argument du vallet .   Et pour mon deuxième axe j'avais comme idée : La relation maître/ vallet .   Pensez vous que ces deux axes soient convenables? sinon est ce que vous pouvez me donner des idées , voici le texte:

Et voilà tout de suite la conversation tournée sur cet attachement singulier des femmes pour les animaux. Chacun en dit son avis. Le maître de Jacques, s'adressant à Jacques, lui dit : "Et toi, Jacques, qu'en penses-tu ?"
        Jacques demanda à son maître s'il n'avait pas remarqué que, quelle que fût la misère des gens, n'ayant pas de pain pour eux, ils avaient tous des chiens ; s'il n'avait pas remarqué que ces chiens, étant tous instruits à faire des tours, à marcher à deux pattes, à danser, à rapporter, à sauter pour le roi, pour la reine, à faire le mort, cette éducation les avait rendus les plus malheureuses bêtes du monde. D'où il conclut que tout homme voulait commander à un autre ; et que l'animal se trouvant dans la société immédiatement au-dessous de la classe des derniers citoyens commandés par toutes les autres classes, ils prenaient un animal pour commander aussi à quelqu'un. "Eh bien ! dit Jacques, chacun a son chien. Le ministre est le chien du roi, le premier commis est le chien du ministre, la femme est le chien du mari, ou le mari le chien de la femme ; Favori est le chien de celle-ci, et Thibaud est le chien de l'homme du coin. Lorsque mon maître me fait parler quand je voudrais me taire, ce qui, à la vérité, m'arrive rarement, continua Jacques ; lorsqu'il me demande l'histoire de mes amours, et que j'aimerais mieux causer d'autre chose ; lorsque j'ai commencé l'histoire de mes amours, et qu'il l'interrompt : que suis-je autre chose que son chien ? Les hommes faibles sont les chiens des hommes fermes.
      LE MAITRE : Mais Jacques, cet attachement pour les animaux, je ne le remarque pas seulement dans les petites gens, je connais de grandes dames entourées d'une meute de chiens, sans compter les chats, les perroquets, les oiseaux.
     JACQUES : C'est leur satire et celle de ce qui les entoure. Elles n'aiment personne ; personne ne les aime : et elles jettent aux chiens un sentiment dont elles ne savent que faire.
     LE MARQUIS DES ARCIS : Aimer les animaux ou jeter son coeur aux chiens, cela est singulièrement vu.
     LE MAITRE : ce qu'on donne à ces animaux-là suffirait à la nourriture de deux ou trois malheureux.
     JACQUES : A présent en êtes-vous surpris ?
     LE MAITRE : Non."
     Le marquis des Arcis tourna les yeux sur Jacques, sourit de ses idées ; puis, s'adressant à son maître, il lui dit : "Vous avez là un serviteur qui n'est pas ordinaire.
     LE MAITRE : Un serviteur, vous avez bien de la bonté : c'est moi qui suis le sien ; et peu s'en est fallu ce matin, pas plus tard, il ne me l'ait prouvé en forme."