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Racine, Andromaque, acte I, scène 1

Bonjour, une questions me tourmente l'esprit...

Pour mon oral, jai a travailler l'acte I scène 1 de Andromaque, de Racine. C'est une scène d'exposition.

Je me demande alors que répondre si, le jour de l'oral, on me demande en quoi cette scène est elle une scène d'exposition ?

En I, jai penser à la présence des éléments d'expositions. Mais que mettre en II ?

Merci de m'aider car cel urge !!

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Racine, Andromaque, acte I, scène 1

effectivement si tu réponds à la question en I, tu n'as plus rien à insérer en II !

décompose et développe les caractéristiques de l'exposition dans différetnes parties
tu peux évoquer les nécessités d'une exposition, la parole informative ou explicative ... présentation par la parole et didasc.
présentation des personnages (sociale; liens..) - qui est sur scène dans cette scène (qui informe et pourquoi) ; du cadre ; de l'intrigue, de l'action, du noeud ; présentation du genre ; on a même souvent (chez les classiques) une évocation du dénouement.......;

bon courage

ps : je n'ai pas le texte sous la main.. je ne peux en dire plus

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Racine, Andromaque, acte I, scène 1

Acte premier, Scène I

Oreste, Pylade

Oreste
Oui, puisque je retrouve un ami si fidèle,
Ma fortune va prendre une face nouvelle ;
Et déjà son courroux semble s'être adouci
Depuis qu'elle a pris soin de nous rejoindre ici.
Qui l'eût dit, qu'un rivage à mes voeux si funeste
Présenterait d'abord Pylade aux yeux d'Oreste ?
Qu'après plus de six mois que je t'avais perdu,
A la cour de Pyrrhus tu me serais rendu ?

Pylade

J'en rends grâces au ciel qui, m'arrêtant sans cesse,
Semblait m'avoir fermé le chemin de la Grèce,
Depuis le jour fatal que la fureur des eaux
Presque aux yeux de l'Epire écarta nos vaisseaux.
Combien, dans cet exil, ai?je souffert d'alarmes !
Combien à vos malheurs ai?je donné de larmes,
Craignant toujours pour vous quelque nouveau danger
Que ma triste amitié ne pouvait partager !
Surtout je redoutais cette mélancolie
Où j'ai vu si longtemps votre âme ensevelie.
Je craignais que le ciel, par un cruel secours,
Ne vous offrît la mort que vous cherchiez toujours.
Mais je vous vois, Seigneur ; et si j'ose le dire,
Un destin plus heureux vous conduit en Epire :
Le pompeux appareil qui suit ici vos pas
N'est point d'un malheureux qui cherche le trépas.

Oreste
Hélas ! qui peut savoir le destin qui m'amène ?
L'amour me fait ici chercher une inhumaine.
Mais qui sait ce qu'il doit ordonner de mon sort,
Et si je viens chercher ou la vie ou la mort ?

Pylade

Quoi ? votre âme à l'amour en esclave asservie
Se repose sur lui du soin de votre vie ?
Par quel charme, oubliant tant de tourments soufferts,
Pouvez?vous consentir à rentrer dans ses fers ?
Pensez?vous qu'Hermione, à Sparte inexorable,
Vous prépare en Epire un sort plus favorable ?
Honteux d'avoir poussé tant de voeux superflus,
Vous l'abhorriez ; enfin vous ne m'en parliez plus.
Vous me trompiez, Seigneur.

Oreste
Je me trompais moi?même !
Ami, n'accable point un malheureux qui t'aime.
T'ai?je jamais caché mon coeur et mes désirs ?
Tu vis naître ma flamme et mes premiers soupirs.
Enfin, quand Ménélas disposa de sa fille
En faveur de Pyrrhus, vengeur de sa famille,
Tu vis mon désespoir ; et tu m'as vu depuis
Traîner de mers en mers ma chaîne et mes ennuis.
Je te vis à regret, en cet état funeste,
Prêt à suivre partout le déplorable Oreste,
Toujours de ma fureur interrompre le cours,
Et de moi?même enfin me sauver tous les jours.
Mais quand je me souvins que parmi tant d'alarmes
Hermione à Pyrrhus prodiguait tous ses charmes,
Tu sais de quel courroux mon coeur alors épris
Voulut en l'oubliant punir tous ses mépris.
Je fis croire et je crus ma victoire certaine ;
Je pris tous mes transports pour des transports de haine.
Détestant ses rigueurs, rabaissant ses attraits,
Je défiais ses yeux de me troubler jamais.
Voilà comme je crus étouffer ma tendresse.
En ce calme trompeur j'arrivai dans la Grèce,
Et je trouvai d'abord ses princes rassemblés,
Qu'un péril assez grand semblait avoir troublés.
J'y courus. Je pensai que la guerre et la gloire
De soins plus importants rempliraient ma mémoire ;
Que mes sens reprenant leur première vigueur,
L'amour achèverait de sortir de mon coeur.
Mais admire avec moi le sort dont la poursuite
Me fit courir alors au piège que j'évite.
J'entends de tous côtés qu'on menace Pyrrhus ;
Toute la Grèce éclate en murmures confus ;
On se plaint qu'oubliant son sang et sa promesse
Il élève en sa cour l'ennemi de la Grèce,
Astyanax, d'Hector jeune et malheureux fils,
Reste de tant de rois sous Troie ensevelis.
J'apprends que pour ravir son enfance au supplice
Andromaque trompa l'ingénieux Ulysse,
Tandis qu'un autre enfant, arraché de ses bras,
Sous le nom de son fils fut conduit au trépas.
On dit que peu sensible aux charmes d'Hermione
Mon rival porte ailleurs son coeur et sa couronne.
Ménélas, sans le croire, en paraît affligé,
Et se plaint d'un hymen si longtemps négligé.
Parmi les déplaisirs où son âme se noie,
Il s'élève en la mienne une secrète joie :
Je triomphe ; et pourtant je me flatte d'abord
Que la seule vengeance excite ce transport.
Mais l'ingrate en mon coeur reprit bientôt sa place :
De mes feux mal éteints je reconnus la trace ;
Je sentis que ma haine allait finir son cours,
Ou plutôt je sentis que je l'aimais toujours.
Ainsi de tous les Grecs je brigue le suffrage.
On m'envoie à Pyrrhus ; j'entreprends ce voyage,
Je viens voir si l'on peut arracher de ses bras
Cet enfant dont la vie alarme tant d'Etats.
Heureux si je pouvais, dans l'ardeur qui me presse,
Au lieu d'Astyanax, lui ravir ma princesse !
Car enfin n'attends pas que mes feux redoublés
Des périls les plus grands puissent être troublés.
Puisque après tant d'efforts ma résistance est vaine,
Je me livre en aveugle au destin qui m'entraîne.
J'aime : je viens chercher Hermione en ces lieux,
La fléchir, l'enlever, ou mourir à ses yeux.
Toi qui connais Pyrrhus, que penses?tu qu'il fasse ?
Dans sa cour, dans son coeur, dis?moi ce qui se passe.
Mon Hermione encor le tient?elle asservi ?
Me rendra?t?il, Pylade, un bien qu'il m'a ravi ?

Pylade

Je vous abuserais si j'osais vous promettre
Qu'entre vos mains, Seigneur, il voulût la remettre.
Non que de sa conquête il paraisse flatté ;
Pour la veuve d'Hector ses feux ont éclaté ;
Il l'aime. Mais enfin cette veuve inhumaine
N'a payé jusqu'ici son amour que de haine ;
Et chaque jour encore on lui voit tout tenter
Pour fléchir sa captive, ou pour l'épouvanter.
De son fils qu'il lui cache il menace la tête,
Et fait couler des pleurs qu'aussitôt il arrête.
Hermione elle?même a vu plus de cent fois
Cet amant irrité revenir sous ses lois,
Et de ses voeux troublés lui rapportant l'hommage,
Soupirer à ses pieds moins d'amour que de rage.
Ainsi n'attendez pas que l'on puisse aujourd'hui
Vous répondre d'un coeur si peu maître de lui :
Il peut, Seigneur, il peut, dans ce désordre extrême,
Epouser ce qu'il hait, et punir ce qu'il aime.

Oreste
Mais dis?moi de quel oeil Hermione peut voir
Son hymen différé, ses charmes sans pouvoir.

Pylade
Hermione, Seigneur, au moins en apparence,
Semble de son amant dédaigner l'inconstance,
Et croit que trop heureux de fléchir sa rigueur
Il la viendra presser de reprendre son coeur.
Mais je l'ai vue enfin me confier ses larmes ;
Elle pleure en secret le mépris de ses charmes.
Toujours prête à partir, et demeurant toujours,
Quelquefois elle appelle Oreste à son secours.

Oreste
Ah ! si je le croyais, j'irais bientôt, Pylade,
Me jeter...

Pylade

Achevez, Seigneur, votre ambassade.
Vous attendez le roi : parlez, et lui montrez
Contre le fils d'Hector tous les Grecs conjurés.
Loin de leur accorder ce fils de sa maîtresse,
Leur haine ne fera qu'irriter sa tendresse.
Plus on les veut brouiller, plus on va les unir.
Pressez, demandez tout, pour ne rien obtenir.
Il vient.

Oreste
Eh bien! va donc disposer la cruelle
A revoir un amant qui ne vient que pour elle.

Racine, Andromaque, acte I, scène 1

Bonjour à tous,

Dans Andromaque de Racine, acte I, scène 1, vers 104, Oreste dit : "Me rendra-t-il, Pylade, un bien qu'il m'a ravi ?" ("Il" désigne Pyrrhus et le "bien" désigne Hermione).
Comment comprendre l'emploi du mot bien ? Fait-il d'Hermione un bien matériel ou faut-il y voir une connotation méliorative ?

Racine, Andromaque, acte I, scène 1

Il ne faut pas oublier que l'expression "l'objet de mes voeux" ou l"objet de mon amour" n'est en aucun cas dévalorisante dans les mêmes pièces. C'est sans doute la même chose ici.

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Racine, Andromaque, acte I, scène 1

Bonjour,

Dans le langage précieux de la passion, ce terme est conventionnel :

Littré a écrit :

On dit qu'une dame veut du bien à quelqu'un, quand elle a pour lui un sentiment tendre.

mais Racine joue sur l'ambiguïté.

Andromaque, captive de guerre, est effectivement un bien pour Pyrrhus, elle est devenue sa chose sur laquelle il a pouvoir de vie et de mort. Hermione qui a été promise en mariage au même Pyrrhus, est esclave de sa passion, elle est devenue à son tour un bien, aux deux sens du terme. Pour Oreste, le bien est à comprendre de manière dérisoire : non seulement Hermione ne l'a jamais aimé, mais elle ne lui a jamais été promise, de plus Hermione a saccagé la vie de l'envoyé des Grecs, elle a donc été un mal, une passion délétère.

Racine, Andromaque, acte I, scène 1

Merci.

Racine, Andromaque, acte I, scène 1

Bonjour j'ai des questions sur l'Acte I Scène 1 de la pièce Andromaque de Racine. J'ai réussi à m'en sortir avec les deux première mais je n'ai aucune idée de ce que je peux répondre à la 3e !
1) Quelles sont les attentes du spectateur au moment où le rideau se lève
2)A quoi tiennent l'habileté et l'efficacité de la 1ère réplique ?
Jusque là j'ai fait comme j'ai pu, puis la 3ème :
Relever et classer les éléments destinés à satisfaire les attentes du spectateur au lever du rideau: quelles données peuvent surprendre le spectateur du XVIIe siècle ?

Je ne sais vraiment pas comment répondre à cette question, et je ne comprends pas toujours bien le texte.. merci d'avance

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

9 (Édité par nury 20/05/2012 à 19:02)

Racine, Andromaque, acte I, scène 1

Bonjour j'ai un commentaire a faire sur l'acte premier scène 1 de la pièce ANDROMAQUE DE RACINE.
  mais je comprends rien  hmm   sad .

voici l’énoncé :

Après avoir rédigé une introduction présentant le texte, vous vous demanderez,dans un développement structuré et argumenté, quels sont les enjeux de cette scène d'exposition. Pour cela, dans une première partie, vous étudierez les informations apportées par cette scène d’exposition.
Dans une seconde partie, vous expliquerez en quoi ce texte a une dimension tragique ( en étudiant la présence du registre tragique, et en montrant que le personnage d'ORESTE se présente comme un aventurier malheureux ).
   VOTRE commentaire s’achèvera par une rapide conclusion.   



       merci d'avance  smile

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.


J'ai commencée par adapter une definition du
registre tragique selon le texte

   registre tragique: il est lié au sentiment de fatalité ou d'un destin cruel tel que peut le ressentir un personnage solitaire face à une situation désespérée, sans issue possible. Un être se trouve donc placé en situation de victime, et est confronté à des forces qui le dépassent, aux drames de la destinée humaine.
 
    Et a partir de la je me bloque  hmm

Racine, Andromaque, acte I, scène 1

Bonjour! J'ai également un commentaire littéraire à faire. Notre professeur nous a simplement donné la feuille (Avec la scène1 de l’acte I), et nous devons faire nous-même la problématique.  Seulement, je suis incapable de la trouver ! D’après notre prof’, il faut trouver les principaux « sujets », et les réunir pour trouver la problématique. Les seules choses que j’ai trouvées, sont que c’est une scène d’exposition, qu’elle commence in media res,  les retrouvailles d’Oreste et de Pylade, ce qui pourrait se traduire par de la fatalité (ils se retrouvent grâce aux dieux ?), l’Amour d’Oreste pour Hermione, puis son déni.