Le mythe d’Orphée

Je ne suis pas d'accord Orphée, ce n'est pas le lyrisme.
voila les restes d'un exposé de 2de:


Le mythe d’Orphée raconte la destinée tragique d’un poète dont les chants étaient si beaux qu’ils faisaient pleurer la nature ; marié à Eurydice, il la perd mais parvient à émouvoir les gardiens de l’enfer qui la lui rendent à condition qu’elle ne se retourne pas. Mais l’infortunée se retourne, et Orphée la perd à Jamais. Clamant sa douleur, il se fait déchiqueter par une bande de femmes consacrées au dieu Dionysos, dieu de l’ivresse et du délire. Derrière l’allégorie, deux mythes poétiques sont exprimés : celui du caractère divin, magique, sacré, de la parole poétique qui révèle ou contient le secret du monde. Cette conception de la poésie est liée à l’émerveillement éternel de l’homme devant sa propre capacité de langage.
Tous les enseignements cachés, mystiques s’écrivent naturellement en langage poétique.
L’autre mythe c’est l’image d’un poète détruit par la trop grande violence du pouvoir qu’il manipule : combien d’exemples n’avons-nous pas de ces poètes, qui, comme Hölderlin, sont
devenus fous, ou comme Baudelaire ou Rimbaud ont eu des destinés tragiques ? Le termequi les résume est le titre d’un livre écrit par Verlaine à ce sujet : « Les poètes maudits ».

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Le mythe d’Orphée

sauf, que, désolée de rectifier ton exposé de seconde mais c'est ORPHEE qui se retourne et guide Eurydice pour la remontée des Enfers et non elle

quant à ces "femmes", elles ont un nom: les Ménades, ivres et jalouses de la beauté de la poésie d'Orphée

enfin, en ce qui concerne le pouvoir destructeur du poète, je ne suis pas vraiment d'accord: il me semble que dans le mythe sont opposés l'aspect dionysiaque du monde avec les Ménades qui incarnent le désordre, et la parole prophétique d'Orphée qui serait la belle illusion (si on suit un peu le schéma nietzschéen)

des poètes tels que Baudelaire , des poètes du 19eme renversent justement cette tradition du poète inspiré par la Muse de la beauté(comme Hugo et bien d'autres avant lui, comme les poètes de la Pleiade): pour eux, à mon avis, le laid devient sujet d'inspiration
cf Baudelaire pour qui le beau est le laid

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Le mythe d’Orphée

Je ne crois pas qu'il soit sensé de reprocher à qui que ce soit l'interprétation qu'il fait d'un mythe. La vertu d'un mythe est de pouvoir se prêter à toutes les interprétations possibles et de les faire foisonner.
Le mythe d'Orphée, qui exerce une sorte de royauté dans le monde des mythes est remarquable par l'importance de son rayonnement. C'est parce qu'il a inspiré un grand nombre d'interprétations très diverses qu'il a une telle importance. Le foisonnement est tel que, pour s'y reconnaitre un peu, on peut le découper en trois histoires, celle des argonautes, celle d'Eurydice et celle des Ménades. Les interprétations qui se greffent sur le mythe à travers ces trois épisodes sont si deverses qu'elles refont, chacune à sa manière l'histoire de l'épisode lui-même.
Si le site indiqué sur internet est intéressant, je ne crois pas inutile de se reporter au livre collectif dirigé par Pierre Brunel sur les mythes littéraires où il a lui-même écrit l'article sur le mythe d'Orphée.

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Le mythe d’Orphée

je cherchais quelques éclaircissement sur le mythe d' Orphée quand je suis tombée sur ce site. Lisant l'ensemble des réponses le retiens plusieurs voies de réflexions: le rôle du regard qui me rappelle un magnifique texte sur la mort "Perdre de vue"de Jean-Bertrand Pontalis Le plus insupportable dans la perte, serait-ce la perte de vue ? Annoncerait-elle, chez l'autre, l'absolu retrait d'amour et, en nous, l'inquiétude d'une infirmité foncière : ne pas être capable d'aimer l'invisible ? Les alternances de l'ombre et de la Lumière. LA nécessité de mort pour renaître...

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C'est une piste parmi d'autres, parmi beaucoup d'autres. Elle vaut par le développement qu'on lui donne.

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jais 1 problème je dois faire 1 exposer mais je sais pas par koi commencer et tous reponder moi sil vous plai

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Petite précision: Orphée a porté la lyre a 9 cordes et non 7, en hommage aux 9 muses.

Le mythe d’Orphée

Bonjour,

Quelle est la valeur symbolique du mythe d’Orphée, de quelle façon  les différents  poètes l'ont-ils exploité ?

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Le mythe d’Orphée

Bonjour,

j'ai lu avec attention tout le déroulement de ces questions et réponses. Merci et bravo à tous...

Etant actuellement dans le deuil, je me dis qu'un des éléments fondamentaux du Mythe manque peut-être ici. Mais c'est peut-être mon ego qui veut le voir.

Guidé par Perséphone pour retrouver Eurydice, Orphée a pour mission de "ne pas se retourner".
Il me semble que, alors dans le monde de l'au-delà, celui de la mort, avec d'autres Valeurs que celles de notre monde à 2 ou 3 dimensions (Terrestre) mais bien d'avantage comme l'évoquent un certain nombre de Physiciens et Philosophes même... un monde à 8/10 ou même 13 dimensions... (cf. Jean E. Charon), se retourner pourrait bien consister à revenir en arrière, réduire son "regard", ses connaissances.

Et dans le Mythe, le fait qu'Orphée se retourne signifierait alors qu'il ferait abstraction de l'Univers auquel il a eu accès (par l'intercession des dieux) pour retrouver son Eurydice pour qui il a si bien, si "bellement" décrit son Amour... alors qu'en fait en se retournant il démontre que son "apparence" lui suffirait... et de plus qu'il doute des dieux... des conseils divins...

La morale de l'histoire est donc peut-être : lorsque tu as atteint l'univers des dieux, alors ne cherche plus les plaisirs terrestres...
Lorsqu'un des tiens s'en est allé... et que tu veux le rejoindre... alors, sois prêt à tout... sans te retourner.

Merci de votre avis.

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Le mythe d’Orphée

C'est évidemment ambigu et supposé, mais je le comprendrais volontiers comme cela dans le domaine cognitif: la possibilité de savoir est conditionnée par l'obligation de se taire pour ne pas détromper les autres, autrement dit, pour ne pas ruiner l'industrie de la tromperie qui règne. Ex: l'affaire Galilée.
Mais si l'on entre dans ce jeu, et je crois que c'est très fréquent, il est très difficile de surveiller le moment où il faut détromper. Post mortem, certes, mais en politique actuellement, on y va un peu vite et on attrape les gens aussitôt qu''ils ont quitté le pouvoir.