Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, chapitre XIII

Bonjour,

J'ai des questions sur ce livre auxquelles je n'arrive pas trop. Pouvez-vous m'aider ?
Chapitre XIII à partir de "on fit asseoir les galériens  dans la boue..."
- À quelles sensations du narrateur sont rapportées les sensations du narrateur sont rapportées les sensations de "terreur" et de "sabbat" ?
- Quelle métaphore se trouve construite par les sensations auditives ? Comment la nature y participe-t-elle ?
- Quel registre domine dans cet extrait ? Pourquoi ? Ici j'hésite entre le tragique et le pathétique.
- Par quel terme est marqué le coup de théâtre qui interrompt la scène des bagnards ? Quels détails invitent à associer cet extrait à une scène de théâtre et plus particulièrement de tragédie ? Ici j'ai mis tout à coup pour le terme.
- Quel lexique rattache cette seconde scène à la vision du "sabbat" nourrie par la scène précédente ?

Merci d'avance.

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Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, chapitre XIII

Bonjour nanoch,

J'espère que ces quelques notes t'aideront. En revanche, je ne comprends pas trop les deux premières questions, saurais-tu les reformuler et les écrire correctement ?


-À quelles sensations du narrateur sont rapportées les sensations du narrateur sont rapportées les sensations de "terreur" et de "sabbat" ?

Je ne comprends pas la question.

- Quelle métaphore se trouve construite par les sensations auditives ? Comment la nature y participe-t-elle ?

?

- Quel registre domine dans cet extrait ? Pourquoi ? Ici j'hésite entre le tragique et le pathétique.

Les deux registres sont discutables : il faut que tu trouves des arguments. Sinon, nous pouvons également noter un registre FANTASTIQUE :

Vocabulaire : l'atmosphère fantastique est destinée à susciter l'inquiétude (voir notre notice sur le genre fantastique). Le vocabulaire saura pour cela maintenir l'ambiguïté (termes à double sens, lexique de l'incertitude) et caractériser constamment le trouble du personnage, confronté à des phénomènes inexplicables, par le lexique de l'étrange et le champ lexical de la peur.

Formes : le registre fantastique est souvent associé à la description dont on observera la valeur subjective et incertaine (onirisme, comparaisons et métaphores témoignant de l'incapacité à cerner le phénomène). Renvoyée au témoignage incertain d'un sujet solitaire (focalisation interne), l'appréciation des faits nous est livrée de manière parcellaire et hésitante. La syntaxe sera pour cela caractérisée par la phrase brève, volontiers elliptique (suspensions), et fréquemment interrogative.

- champ lexical de la "peur" et de  "l'étrange" ("spectacle étrange" ; lexique de l'ignorance)
- dimension fantastique de la "ronde" des bagnards hurlant et horribles
-le caractère extra-ordinaire de la description : notamment par l'emploi d'adjectifs forts ("convulsif, immense, furieux, déchirés, haletants, etc.)
- focalisation interne ("je") avec des verbes de perception et surtout la scène finale de confrontation bagnard/narrateur.


- Par quel terme est marqué le coup de théâtre qui interrompt la scène des bagnards ? Quels détails invitent à associer cet extrait à une scène de théâtre et plus particulièrement de tragédie ? Ici j'ai mis tout à coup pour le terme.

- C'est effectivement le terme "tout à coup "qui marque le coup de théâtre qui interromp la scène des bagnards et dirige leurs regards vers le "condamné"
Plusieurs termes :
- l'utilisation des mots "terreur" et "pitié"
- le vocabulaire du "spectacle" (à "trois actes") : "J'observais ce spectacle étrange avec une curiosité si avide, si palpitante, si attentive, que je m'étais oublié moi-même. Un profond sentiment de pitié me remuait jusqu'aux entrailles (...)"
- Plus loin, dimension tragique : le "condamné" est destiné à la mort.



- Quel lexique rattache cette seconde scène à la vision du "sabbat" nourrie par la scène précédente ?

- "ronde hurlante", "explosions de joie redoublèrent", "ricanement atroce", "tous les yeux se tournèrent", "face luisante", etc.


   

Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, chapitre XIII

Ba je ne peux pas te les refourmuler car elles sont écrites comme ça. Désolé

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Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, chapitre XIII

Bah, elles sont vraiment écrites comme ça, avec les fautes et les répétitions ?

-À quelles sensations du narrateur sont rapportées les sensations du narrateur sont rapportées les sensations de "terreur" et de "sabbat" ?

Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, chapitre XIII

non, pardon j'avais pas vu c'est : A quelles sensations un narrateur sont rapportées les sensations de "terreur" et de "sabbat" ?

Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, chapitre XIII

VOICI QUELQUE AIDE AFIN DE MIEUX COMPRENDRE LE LIVRE big_smile

Titre      Le Dernier jour d'un condamné
Auteur     HUGO victor

Edition© © Charles Gosselin,1829 - [ Première publication en 1829 ]

Genre Roman
Registre     Réaliste

Personnages principaux# Le condamné, ( sa fille Marie et le prêtre )

Appréciation personnelle
Critique - Analyses

" Le dernier jour d'un condamné ", de Victor Hugo est pour moi très intéressant car il parle d'un sujet très important qui est celui de l'abolition de la peine de mort.

Dans ce livre le narrateur est le personnage principal et le fait de ne pas savoir son nom nous plonge tout de suite dans l'histoire. L'incipit de ce roman est donc un grand succès ! Victor Hugo nous montre dans ce texte la souffrance morale et physique que peut ressentir un condamné à mort avant son exécution. Ce livre nous fait prendre conscience d'un thème qui est encore d'actualité : la peine de mort. Ce fléau ravage encore certains pays du monde même si elle a été abolie en France...

Le personnage principal est, de la première à la dernière page, un homme commun, banal ; M. "Tout le monde" en somme. Ces propos, ses pensées à l'approche de l'heure fatidique, expriment surtout des regrets et de la peur. Nous pouvons ainsi constater que, pour défendre l'abolition de la peine de mort, Hugo utilise la persuasion c'est à dire qu'il essaie de nous démontrer son idée en utilisant les sentiments. Il est vrai que le personnage principal fait de la peine (pathétique) et que l'histoire est triste. Ce récit est donc poignant, les émotions que ressent le condamné sont parfaitement décrites et assez faciles à comprendre.

Avec cette fin brutale et tragique, on voit que dans ce monde, l'attente de la mort est le pire ennemi de l'homme...

Résumé     

Le livre est un journal d'un condamné à mort... Ce livre est un monologue intérieur,qui se propose d'écrire ce qu'il vit pendant les dernières semaines ( d'un peu avant son jugement jusqu'à sa mort c'est à dire un peu plus de six semaines ) avant son exécution. Le lecteur ne connait pas le nom de l'homme jugé ni pourqoi il a été condamné ( mis à part quelques vagues indications qui laisseraient croire qu'il a tué un homme ) : l'oeuvre se présente comme un témoignage brut, à la fois sur l'angoisse du condamné à mort  et de ses dernières pensées, les souffrances quotidiennes physiques et morales qu'il subit et les conditions de vie des prisonniers. Il exprime ses sentiments sur sa vie antérieure et ses états d'âme ...

Durant les six dernieres semaines qu'il passera en prison, le condamné continue à espérer une grâce qu'il n'obtiendra jamais... Certaines choses de sa vie passée nous sont présentées :


* - Il parle de sa fille, Marie, qui  ne l'a pas reconnu le jour ou elle est venue le voir.

* - Il évoque aussi très vaguement sa femme et sa mère mais sans y attacher une grande importance.

* - Il raconte aussi sa première rencontre amoureuse avec Pepa; une amie d'enfance.