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Concordance des temps

Lors d'une conversation, j'ai donné mon avis concernant une coupe de cheveux et  j'ai utilisé la phrase suivante :

1/ Je ne pense pas que cela t'irait.

On  m'informe alors qu'il faut dire :

2/ Je ne pense pas que cela t'aille.

Selon moi, le fait d'utiliser le verbe penser m'autorise à employer le conditionnel.

Qu'en pensez-vous ?

Concordance des temps

L'emploi de la négation (je ne pense pas) fait plutôt appel au subjonctif : je ne pense pas que cela t'aille.
En revanche, l'emploi de l'indicatif est tout indiqué dans la construction  "je pense que cela t'irait".

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Concordance des temps

Bonjour,

Je suis d'accord avec Baya sur l'emploi du subjonctif après une négation. Il est donc correct de dire : je ne pense pas que cela t'aille.

Mais il est tout aussi correct de dire : je ne pense pas que cela t'irait. Le sens est juste différent. Dans la première affirmation négative, cela suppose une opinion sur un fait réel (par exemple une personne se présente avec un vêtement et on lui dit : je ne pense/trouve pas que cela t'aille). Dans la seconde affirmation négative, cela suppose une opinion sur un fait hypothétique (par exemple une personne demande un avis sur un vêtement qu'elle envisage d'acheter et on lui dit : je ne pense/trouve pas que cela t'irait).
Il suffit de transposer la phrase en phrase affirmative : dans le premier cas, cela donne : je pense que cela te va et dans le deuxième cas,  je pense que cela t'irait.

Bonne journée
Isabelle

Concordance des temps

"Je ne pense pas que cela t'aille"
Mais alors, où est la coupe ?

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Concordance des temps

Eh ! Eh ! smile

Concordance des temps

* Je ne pense pas que cette taille t'aille.
Pas très euphonique, n'est-ce pas ?

Lorsque la complétive est sous la forme négative (ou interrogative) et est introduite par un verbe d'opnion (penser), son verbe est mis au subjonctif. C'est effectivement ce que l'on constate à l'écrit et même à l'oral, du moins à un niveau soutenu.
* Je ne pense pas qu'il vienne.

Toutefois, l'indicatif est possible si l'on veut marquer la réalité des faits que l'on pense. C'est même souhaitable si l'on veut pallier les nuances temporelles absentes du subjonctif ; vous avez évidemment remarqué qu'il n'y pas de subjonctif futur.

APPLICATION
Je ne récuse pas les fines interprétations déjà énoncées.
Mais je suis assez enclin - d'autant que l'euphonie y trouverait mieux son compte - à reformuler les énoncés comme ceci :
* Je ne pense pas que cela t'ira.
(Tu as déjà acheté. Cela ne t'ira pas.)
* Je ne pense pas que cela t'irait.
(Ne fais pas cet achat ; cela ne t'irait pas, si tu le faisais.)

Je lis en substance ceci dans Denis-Sancier : un verbe d'opinion impose normalement l'indicatif, mais il PEUT se mettre au subjonctif lorsqu'il est soumis à la négation (l'énonciateur ne prend pas en charge le procès).
Les auteurs ne s'expliquent pas davantage.

Personnellement, je suis assez porté à employer l'indicatif lorsqu'il s'agit d'introduire une nuance de futur que le subjonctif ne possède pas explicitement. Mais je sais que cela paraît fautif à certains. Tant pis !

Je signale encore que la perception est un peu subjective ; dans une vision diachronique, on trouve matière à relativiser la question : dans les siècles antérieurs, les verbes d'opinion étaient souvent suivis du subjonctif dans des phrases où la langue moderne emploie normalement l'indicatif :
* Le peuple juge que ce soit tyrannie. (Mopntaigne)
* Tous présument qu'il ait un grand sujet d'enui. (Corneille)
* On croyait que son esprit allât revenir. (Sévigné)
Cet usage se rencontre encore parfois au niveau littéraire :
* Il pensait ce fût un crime. (Hermant)
Grevisse donne d'autres exemples, et fait observer que le subjonctif imparfait utilisé correspond à un conditionnel présent du discours direct. Je n'ai pas dit autre chose dans ma reformulation.
* Il pensait que ce serait un crime.




Qu'en pensez-vous ?

Concordance des temps

Le début de ma réponse est incohérent. Excusez-moi, je devais être ailleurs. Veuillez rectifier, s'il vous plaît :

Lorsque le verbe principal exprimant une opinion est sous une forme négative (ou interrogative), le verbe de la complétive se met au subjonctif.

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Concordance des temps

Bonjour !

Nous avons regretté que vous (ne pas pouvoir) venir à la fête ou que quelqu'un nous (rejoindre)

Il y a faute de syntaxe à mon avis, mais faites comme si la phrase est correcte svp car elle sort d'un livre d'exercices (qui comporte qques erreurs...)

Qu'est ce qu'on doit mettre à votre avis ?
n'ayez pu / ne pussiez / ne puissiez.........?
ait rejoints / rejoignât / rejoigne ...........?

Personnellement j'avais choisi le subj. passé...

C'eût été : "nous regrettâmes que vous ...." le subj. imparfait  : pussiez - ou le plus-que-parfait : eussiez pu - aurait fait l'affaire...

merci d'avance!

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Concordance des temps

Edy a écrit :

vous avez évidemment remarqué qu'il n'y pas de subjonctif futur

Il eût été si beau qu'il exitât !  tongue

Concordance des temps

Bonsoir !

Après le verbe regretter, le mode doit être le subjonctif ; s’agissant d’une antériorité par rapport à l’expression du regret à un temps du passé, le temps doit être une forme composée pour exprimer l’accompli : le subjonctif passé, dans l’usage courant.
* Nous avons regretté que vous n’ayez pu venir à la fête ou que quelqu’un ne nous ait pas rejoints.

Sauf en langage soutenu, évitez l’imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif, surtout à des personnes autres que la troisième du singulier : comme le dit Riegel, le français courant utilise à leur place le présent et le passé du subjonctif. Si vous y tenez, dites :
* Nous avons regretté que vous n’eussiez pu venir à la fête ou que quelqu’un ne nous eût pas rejoints.