Le sens de l'existence
Se poser la question du sens de l'existence, c'est déjà être conscient de notre existence, qui n'est pas toujours bien défini. Plusieurs philosophes ont contestés Descartes jusqu'ici et son "je pense, donc je suis".
Qu'est-ce qui existe réellement ? Pouvons-nous être certain que l'antarctique existe si nous s'y sommes jamais allés ? Par cette affirmation, nous nous reposons essentiellement sur des récits, des images d'autres que nous, tout à fait faillibles. A plus petite échelle, nos sens sont perfectibles, et sont parfaitement propres à l'individu. Deux êtres ne verront forcément pas la même chose devant un même objet, des nuances de couleurs et de formes les éloignant.
Si l'on admet que "le monde entier existe" (formule assez étrange, certes...), il faudrait alors définir que l'existence précède le questionnement. En effet, c'est d'abord notre existence en tant que fonction qui nous permet de nous poser cette question, puis notre existence en tant que sujet pensant qui nous amène à cette question.
Or un but est normalement préétablis avant l'acte (sinon il n'y a pas de but). Cet état de fait conduit à reformuler la problématique : Que pouvons-nous donner comme sens à notre existence (une fois qu'on existe) ? et y a-t-il un être supérieur, précédant notre création, qui avait déjà un objectif concernant l'homme ?
Je préfère ne pas tenter de répondre à la seconde question de peur de me retrouver à mon point de départ à la fin.
La question du sens que peut donner l'homme à son existence est double : individuellement, puis collectivement. Collectivement, il apparaît dans la société actuelle une forte tendance à la recherche de la liberté, qui apparaît comme l'idéal de l'humanité (du moins, dans les sociétés occidentales). Individuellement, le bonheur fut longtemps primé par les philosophes grecques, mais la recherche des vertus semblent aujourd'hui gagner en partisans.
Ce dernier paragraphe pour dire que si l'homme se donne lui-même un sens à son existence, celui-ci variera entre chaque culture et même entre chaque individu.
Il m'apparaît donc que l'humanité n'a aucun objectif originel, ni aucun but universellement admis : pour répondre à cette question, comme beaucoup l'ont fait précédemment, il faut se rabattre sur l'existence d'un "Dieu". Si non, alors je pense que l'homme n'a aucun sens conventionnel à son existence.
Qu'en pensez-vous ?
