Chers intervenants, bonjour.
Je vous remercie pour vos réponses.
Je ne possède pas le "Bon Usage", pour diverses raisons que je ne vais pas détailler ici.
Je connais seulement le passage où il examine la phrase "Faites-le prendre".
Je crains, chère Muriel, que vous ne m'ayez imparfaitement compris. Je sais bien que "laisse-nous en parler" correspond à "tu nous laisses en parler", tandis que "laisse-nous-en parler" correspond à "tu nous en laisses parler".
J'ai simplement demandé pourquoi une formulation telle que "entendez-moi le lui dire", correspondant à "vous m'entendez le lui dire" ne serait pas aussi valable que "entendez-moi-le-lui dire", correspondant, elle, à "vous me le lui entendez dire".
Et surtout, pourquoi la formulation "Faites le prendre", dans laquelle "le" est complément de "prendre", devrait être proscrite. En somme, pourquoi; dans cette phrase, devrait-on privilégier une logique, plutôt que l'autre?
Relisez mon message dans cet esprit, et je vous serais reconnaissant de me dire ce que vous en pensez.
Pour moi, la logique d'Anne, de ne pas mettre de trait d'union quand le complément se rapporte à l'infinitif, est beaucoup plus claire.
Il semble y avoir un effort persévérant de complication de la langue, qui condut à mettre des traits d'union là où ils ne s'imposent pas. Si l'on revient à la base, pourquoi écrire "au-dessus" plutôt que "au dessus", et maintenant "au-dehors" plutôt que "au dehors"; ne parlons pas du grotesque de "la basilique des Saints-Apôtres-Pierre-et-Paul" au lieu de la basilique des saints apôtres Pierre et Paul. On aura beau m'expliquer que de telles graphies sont conformes aux recommandations de l'imprimerie nationale, je n'en penserai pas moins!
Cordialement et respectueusement.