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En quoi l'incipit de Candide est-il le début d'un conte traditionnel et philosophique ?

S'il vous plaît je n'arrive pas à répondre à cette question. Pouvez-vous me venir en aide ?
  En quoi l'incipit de Candide est à la fois le début d'un conte traditionnel et philosophique ?
Je vous remercie à l'avance de votre aide précieuse.

PS : Je suis élève de seconde, j'ai à faire cette analyse en exposé oral type bac.

En quoi l'incipit de Candide est-il le début d'un conte traditionnel et philosophique ?

Relis attentivement le passage et tu auras sûrement quelques idées !

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En quoi l'incipit de Candide est-il le début d'un conte traditionnel et philosophique ?

Lance aussi une recherche sur le forum et/ou sur le site et tu trouveras des éléments de réponse !

En quoi l'incipit de Candide est-il le début d'un conte traditionnel et philosophique ?

Je pense que ce site pourra t'aider http://www.chez.com/bacfrancais/candide-incipit.html et j'ai un exemple de plan du commentaire:

I) Le schéma traditionnel du conte
II) Critique de la noblesse
III) Dénonciation de l'optimisme

En quoi l'incipit de Candide est-il le début d'un conte traditionnel et philosophique ?

Beaver, la partie 2  que tu proposes  ne répond pas à "Conte philosophique" ni à "conte traditionnel"

En quoi l'incipit de Candide est-il le début d'un conte traditionnel et philosophique ?

C'est vrai que l'on pourait croire que cette partie ne fait pas partie du plan mais au contraire je pense qu'elle est interressante et va avec la question, si mes souvenirs sont bon quand j'ai étudié Ovide en première on l' a évoquée.

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En quoi l'incipit de Candide est-il le début d'un conte traditionnel et philosophique ?

Salut, je suis en première, j'ai eu à faire un commentaire similaire, le voici, peut-être pourras-tu en tirer quelques idées... wink

Question : En quoi ce premier chapitre est-il un incipit parfait de conte philosophique ?

               Voltaire rédige en 1758 Candide, un conte philosophique qui contredit la théorie de Leibniz selon laquelle tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, mais sans la détruire tout à fait puisque la plupart des personnages finissent par cultiver leur jardin tranquillement en y renonçant. Le conte est publié en 1759, anonymement, puis sous un pseudonyme en 1761. Un conte philosophique est un écrit qui prend la forme du conte traditionnel en y ajoutant une dimension supplémentaire, la satire. Ainsi on remarque l’ironie des propos à travers le ton de l’auteur. Voltaire commence son conte dans un paradis pauvre sous les apparences, avec des personnages bercés par l’illusion de l’optimisme, une société qui s’attache à des valeurs qu’il trouve dépassées, un monde qui prouve que Leibniz avait tort, le mal est partout sur terre et tout n’est pas créé dans un but précis.

>UN PAUVRE PARADIS
>>LIEU
        Le conte commence en Allemagne, c'est le pays de Leibniz, théoricien de l’optimisme. Plus précisément en Westphalie, une province pauvre. En la choisissant comme paradis fondateur du conte, et en faisant croire à tous ses personnages que le baron de Thunder-ten-tronckh, avec son château qui a une porte et des fenêtres, est un puissant seigneur. Voltaire met en valeur la pauvreté de cet idéal et l'aveuglement de ses héros: il donne une leçon de relativité entre la réalité et l'idée que les hommes s'en font.   
    
>>PERSONNAGES

Candide est le premier personnage décrit du conte, ce qui montre que malgré son statut de bâtard, il sera le héros de l’histoire, dont il est par ailleurs le personnage éponyme. Les personnages secondaires, en effet, se présentent dans un ordre : le baron, son épouse, leurs enfants, le précepteur. La fille est décrite avant le fils,  ce qui annonce le rôle majeur de Cunégonde.                                 Seuls Candide et Cunégonde ont un prénom; on ignore si Pangloss est un nom ou un prénom. On remarque l’allitération en « t » du nom Thunder-ten-tronckh, « thunder » signifiant le foudre, qu’on associe à Zeus, le roi des dieux de l’Olympe. Le baron n'est pas un méchant homme mais il est très attaché à ses privilèges et un peu ridicule pour ses serviteurs, qui rient à ses contes sans les trouver drôles. Son épouse placide ne se distingue que par son poids ce qui ne met pas vraiment son intelligence en valeur. Quant au fils, il « paraissait en tout digne de son père », qui sera confirmé dans la suite du conte où il se montrera particulièrement accroché à ses titres.   Voltaire met en valeur le ridicule de la lourdeur, notamment avec la longueur du nom Thunder-ten-tronckh, l'embonpoint de la baronne (« 350 livres », soit environ 160 kg ) et de sa fille (« grasse »).   
La description de Candide est donc privilégiée par rapport à celles des autres, de par  sa place dans le récit et sa longueur. On devine aux rumeurs des serviteurs, que son statut d'enfant non reconnu, mais assimilé à Cunégonde et à son frère avec qui il suit les leçons de Pangloss, cache un secret, il est né de l’union non consacrée de la sœur du baron et d’un « bon et honnête gentilhomme du voisinage ». Il a un physique agréable, qui expliquera l'attachement de Cunégonde. On sent qu'il pourra exprimer les idées de l'auteur: intelligent, certes avec un « jugement assez droit », mais aussi jeune et malléable, naïf et crédule, il a « l'esprit le plus simple ».

>SATIRE DE LA SOCIETE 

Voltaire oppose la prétention de richesse (« grande salle », « meute », « piqueurs », « grand aumônier », et titres) et la basse réalité (simples ornements de tapisserie, « chiens de basse-cour », « palefreniers », « vicaire »). Les serviteurs même, tout en affublant le baron du titre de monseigneur, rient de ses contes, même si on ne sait pas si c’est par moquerie ou hypocrisie. La satire de Voltaire sur la société de l’époque est au plus haut quand on apprend  que le père de Candide ne peut pas épouser la sœur du baron car il ne peut que prouver soixante et onze quartiers alors que le baron, et donc sa sœur, en ont soixante-douze.

>CARICATURE DE L’OPTIMISME ET DE LEIBNIZ

   Le nom de Pangloss est un surnom et relève de la parodie (Pangloss signifie en grec « qui ne fait que parler »). Dès cette première apparition, il est l’ « oracle de la maison » et n’a n'a aucun contradicteur quant aux théorie qu’il avance. Voltaire annonce alors au lecteur que Pangloss enseigne la « métaphysico-théologo-cosmolonigologie »: un nom impressionnant mais qui en fait  est la science des nigauds.                                                                                  Le rapport maître/élève basé sur l’admiration est aussi mis en valeur par « admirablement », « innocemment », « attentivement », « le plus grand philosophe ». Candide applique directement ce que lui apprend Pangloss en pensant que si celui-ci est le plus grand philosophe de la province alors, en toute logique, il l’est de toute la terre.   
La démonstration que les choses ne peuvent être autrement montre clairement qu’il s’agit là de la philosophie de Leibniz qui dit que tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Ensuite on se rend compte que cette théorie est totalement bancale et le lecteur voit aussi l’ampleur de la naïveté de Candide, on sait que les nez ne furent pas inventés pour les lunettes, mais les lunettes pour les yeux, que ce sont les chaussures qui ont été inventées pour les jambes, et non l'inverse, et que les pierres ne sont pas faites pour être taillées. L’accumulation de tels exemples, avec des phrases construites sur un même schéma , crée un effet comique.

    (conclusion) En quelques lignes, Voltaire pose donc l'essentiel du sujet et des procédés de l'ensemble du conte, et, dans une parodie du premier chapitre de la Bible (la Genèse, dans laquelle le château est le jardin d’Eden, Candide Adam et Cunégonde est à la fois Eve et le fruit défendu, auquel Candide goûte et se fait chassé du paradis), il met en place la référence à un premier paradis terrestre  qui sera une référence constante pendant l’aventure de Candide. Le château, symbole pour Candide du bonheur, sera par la suite une référence importante durant son apprentissage de la vie, jusqu'à sa réplique dans la dernière demeure de Candide et Cunégonde en Orient.






Voila, bonne chance à toi !!

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En quoi l'incipit de Candide est-il le début d'un conte traditionnel et philosophique ?

Bonjour à tous j'ai aussi ce sujet à traiter, mais sous forme d'une autre question : "En quoi cet incipit illustre-t-il dejà les deux aspects du conte philosophique ?"
En gros ce serait la fantaisie, cette apparence de légèreté que l'on peut trouver dans les contes tradditionnels et apres sous cette apparence, des intentions plus sérieuses, une invitation à la réflexion. L'auteur intervient surtout par l'ironie. (Et oui Voltaire, on te connaît !)
Ps : Je voudrais remercier Léàh qui m'a décoincée sur ma dissertation (sur le héros romanesque), tu as des réponses vraiment pertinentes et je suis toujours en accord avec toi. Tu es prof de français ou quoi ?  wink
Ps + : Je viens de m'inscrire sur le site, je ne comprends pas encore tout bien !