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Hugo, Ruy Blas, acte III, scène 2

Bonjour, je suis en 1ère S.
Je dois répondre à la question suivante qui porte sur la scène 2 de l'acte III de Ruy Blas (Victor Hugo) (du début de la scène jusqu'à "pas d'oeuvre"):
Comment Hugo, dans cette scène, maintient-il l'action dramatique?

La question est assez difficile et je ne trouve pas de pistes pour répondre...
Si quelqu'un pouvait m'aider ce serait sympa! Merci

Où est le texte ?
La version numérique de votre texte est peut-être disponible sur Internet. Avez-vous vérifié ?
Si vous trouvez le texte, recopiez-le dans votre message.

Hugo, Ruy Blas, acte III, scène 2

J'ai également cette question , a la quel je ne dois répondre que jusqu'à "pas d'œuvre" , mais voici le texte complet: 
ici
J'ai déjà commencé a chercher mais le problème vient surtout de la définition de "action dramatique" . En cherchant sur internet je trouve que dramatique veut  dire "action" , est ce donc juste une  pléonasme , ou existe t il une définition de "action dramatique"?
Evidament si l'on considère le mot drame comme dans la vie de tout les jour , la scène relate un drame : la chute de l'espagne . Mais bon je pense que cela n'a aucun rapport avec la question , si?

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Hugo, Ruy Blas, acte III, scène 2

Bonjour Nico,

Action dramatique est en effet presque un pléonasme. Considère que c'est un synonyme d'intrigue.

Regarde en quoi la déclaration enflammée de Ruy Blas va faire progresser l'intrigue : avec la reine, avec les grands d'Espagne, avec Don Salluste...

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Hugo, Ruy Blas, acte III, scène 2

BON APPÉTIT, MESSIEURS !
   
[Ruy Blas, premier ministre du roi d’Espagne, surprend les conseillers du roi en train de se partager les richesses du royaume.]
RUY BLAS, survenant.
Bon appétit, messieurs !

Tous se retournent. Silence de surprise et d'inquiétude. Ruy Blas se couvre, croise les bras, et poursuit en les regardant en face.

                    Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc vous n'avez pas honte et vous choisissez l'heure,
L'heure sombre où l'Espagne agonisante pleure !
Donc vous n'avez ici pas d'autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !
– Mais voyez, regardez, ayez quelque pudeur.
L'Espagne et sa vertu, l'Espagne et sa grandeur,
Tout s'en va. – nous avons, depuis Philippe Quatre,
Perdu le Portugal, le Brésil, sans combattre ;
En Alsace Brisach, Steinfort en Luxembourg ;
Et toute la Comté jusqu'au dernier faubourg ;
Le Roussillon, Ormuz, Goa, cinq mille lieues
De côte, et Fernambouc, et les montagnes bleues !
Mais voyez. – du ponant jusques à l'orient,
L'Europe, qui vous hait, vous regarde en riant.
Comme si votre roi n'était plus qu'un fantôme,
La Hollande et l'Anglais partagent ce royaume ;
Rome vous trompe ; il faut ne risquer qu'à demi
Une armée en Piémont, quoique pays ami ;
La Savoie et son duc sont pleins de précipices.
La France pour vous prendre attend des jours propices.
L'Autriche aussi vous guette. Et l'infant bavarois
Se meurt, vous le savez. – quant à vos vice-rois,
Médina, fou d'amour, emplit Naples d'esclandres,
Vaudémont vend Milan, Leganez perd les Flandres.
Quel remède à cela ? – l'État est indigent,
L'état est épuisé de troupes et d'argent ;
Nous avons sur la mer, où Dieu met ses colères,
Perdu trois cents vaisseaux, sans compter les galères.
Et vous osez ! ... – messieurs, en vingt ans, songez-y,
Le peuple, – j'en ai fait le compte, et c'est ainsi ! –
Portant sa charge énorme et sous laquelle il ploie,
Pour vous, pour vos plaisirs, pour vos filles de joie,
Le peuple misérable, et qu'on pressure encor,
A sué quatre cent trente millions d'or !
Et ce n'est pas assez ! Et vous voulez, mes maîtres ! ... –
Ah ! J'ai honte pour vous ! – au dedans, routiers, reîtres,1
Vont battant le pays et brûlant la moisson.

Est ce que quelqu'un pourrait me dire quel est le  registre qui domine dans cette tirade et quels en sont les procédés ? =/
Merci d'avance ..

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Hugo, Ruy Blas, acte III, scène 2

Bonsoir,

Il s'agit du registre polémique qui fustige.

6 (Édité par cstc 28/06/2012 à 09:50)

Hugo, Ruy Blas, acte III, scène 2

bonjour, je suis en première S, et j'ai mon oral de français le 3 juillet.
parmi mes textes, je présente l'acte 3 scène 2 de Ruy Blas (Victor Hugo).
donc, je cherche laborieusement une ouverture pour ce texte mais je n'y arrive pas.
voici la scène:

Voir message no 4

et voici mon plan:
I. une accusation contre la corruption
   1) Ruy Blas interpelle
   2) RB accuse
II. un tableau historique et politique
   1) tableau de la décadence de l’Espagne
   2) un plaidoyer pour le peuple
III. une tirade romantique
   1) RB, héros romantique
   2) poésie et engagement.

mon professeur nous propose comme ouverture: quelle est la portée du discours? eux ont le pouvoir, lui non: c'est un laquais déguisé en ministre => sa parole est vouée à l'impuissance.
mais je ne suis pas vraiment convaincue...
Donc, si vous pouvez m'aider...

7 (Édité par Delia 28/06/2012 à 16:49)

Hugo, Ruy Blas, acte III, scène 2

Votre plan ne tient pas compte de la dimension essentielle du texte : c'est une tirade, joués sur scène.
Il faut étudier la double énonciation : ce qui est dit pour les personnages, ce qui est dit pour les  spectateurs, et le double sens, la critique politique.

De toutes façons, vous ignorez la question qui vous sera posée, or l'ouverture, si ouverture il doit y avoir, doit se faire en fonction de la question.

La suite de la pièce montre que Ruy Blas n'est pas voué à l'impuissance, il a l'appui de la Reine. Si invraisemblabe que cela paraisse, c'est le détail le plus réaliste de ce tissu d'invraisemblances : il y a des précédents historiques, Concini  et  Marie de Médicis, Manuel Godoy et la reine d'Espagne, pendant l'enfance de Hugo.
Seulement, Hugo a fait de son héros un bavard prolixe qui n'agit pas. A la scène, parler c'est agir, certes, mais il y a des limites.

L'ouverture ?
Si vous tenez à une ouverture, faites remarquer que la suite de la pièce dément cette flamboyante tirade, tandis que Lorenzaccio, lui, va jusqu'au bout de son projet.

Mais, je le répète, attendez la question !

8 (Édité par marine9898 02/01/2014 à 23:31)

Hugo, Ruy Blas, acte III, scène 2

Pourriez vous m'aider pour cette question "quel est le contexte de cette tirade ?" j'ai effectué des recherches et je pense que c'est le contexte politique mais je n'arrive pas à être sure !
Mais aussi le registre utilisé, en donnant des explications? (de l'acte III scène 2 de ruy blas)

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Ruy Blas, survenant.
Bon appétit, messieurs ! –
     Tous se retournent. Silence de surprise et d'inquiétude. Ruy Blas se couvre, croise les bras, et poursuit en les regardant en face.
Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc vous n'avez pas honte et vous choisissez l'heure,
L'heure sombre où l'Espagne agonisante pleure !
Donc vous n'avez ici pas d'autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !
– Mais voyez, regardez, ayez quelque pudeur.
L'Espagne et sa vertu, l'Espagne et sa grandeur,
Tout s'en va. – nous avons, depuis Philippe Quatre,
Perdu le Portugal, le Brésil, sans combattre ;
En Alsace Brisach, Steinfort en Luxembourg ;
Et toute la Comté jusqu'au dernier faubourg ;
Le Roussillon, Ormuz, Goa, cinq mille lieues
De côte, et Fernambouc, et les montagnes bleues !
Mais voyez. – du ponant jusques à l'orient,
L'Europe, qui vous hait, vous regarde en riant.