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Diverses questions de français

Adamou Cissé a écrit :

Bonsoir,

Quelle est la forme correcte entre
- Le fait que je suis parti.
- Le fait que je sois parti.

Bien à vous.

Cissé

Bonsoir,
Les deux formes peuvent être utilisées.

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Diverses questions de français

Le fait que en début de phrase  + mode indicatif ou subjonctif.
Les différences et les nuances que certains cherchent à introduire en la matière sont à prendre avec des pincettes.

Voyons ce qu'en disent les deux plus grands (en tout cas, à mon avis) grammairiens contemporains :

1. Grevisse/Goosse (Le Bon usage, dernière éd. à ce jour) :

Le fait que peut être suivi de l’indicatif ou du subjonctif, sans qu’il soit toujours possible de voir une nuance.

Ex. de l’indic. : Il faut convenir que les oppositions que j’ai pu susciter dans ma ville natale ne sont pas liées au fait que je suis Bordelais (Mauriac, dans le Figaro litt., 21 oct. 1965). — Il y a d’un côté le fait que la vie en son principe même est en expansion (Ikor, Murmures de la guerre, p. 109). […]

Ex. du subj. : Le fait que nous ayons nos plus gros chagrins avec les femmes qui ne sont pas “ notre genre ” ne tient pas seulement à cette dérision du destin(Proust, Rech., t. III, p. 1022). — Jamais ne joue un rôle dans votre esprit le faitque cet enfant ne soit pas heureux (Montherl., Demain il fera jour, I, 1) […]

2. J. Hanse (cf. son dict. des difficultés) :
Quand le fait que forme avec un verbe le sujet de la phrase, "on emploie souvent le subj., même si le fait est bien établi ; l'indicatif est permis. […]"

Ex. : Le fait qu'il ne soit/n'est pas venu est incontestable/regrettable.

C'est une erreur de prétendre que le choix du mode dépend du degré de réalité reconnu au fait en question, de l'influence qu'il exerce ou non, ou que le subj. s'explique par une appréciation, par l'affectivité […]

Hanse précise toutefois :

La possibilité d"employer l'indicatif est parfois utile ou même nécessaire pour situer exactement dans le temps le fait en question. Le fait qu'il soit en voyage nous privera de ses conseils au moment où nous devrons prendre une décision. Est-il déjà en voyage ? Ne sera-t-il absent qu'au moment où la décision devra être prise ? On peut situer le fait dans l'avenir en disant : Le fait qu'il sera en voyage. Même dans ce cas cependant on trouve le subjonctif : Le fait que vous soyez séparé de sa mère ne vous empêchera pas... (M. Butor, La modification, 10-18, p. 157 ; la séparation envisagée appartient au futur). […] l'emploi du conditionnel permet d'exprimer une éventualité : Le fait qu'il y aurait préméditation aggraverait son cas.

Ma conclusion personnelle : Il convient donc de se garder de faire siens les raffinements infondés de certains grammairiens dans ce domaine (J. Girodet, par ex.).

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Diverses questions de français

Que préconises- tu alors ?

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Diverses questions de français

Je ne réponds pas à la place des autres mais je donne mon avis : liberté de choix, comme on ressent la chose en écrivant.

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Diverses questions de français

Bonsoir tout le monde!

J'ai lu dans un manuel de grammaire que les pronoms personnels compléments représentaient habituellement des personnes humaines. Est-ce à dire qu'on ne peut les employer pour des animaux? Cela me paraîtrait assez sévère mais sait-on jamais, vos avis m'intéressent.

Exemple: Je lui donne à manger. (lui représentant par exemple le chat)

Je vous remercie d'avance.

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Diverses questions de français

Bonsoir.
Bien sûr qu'on peut utiliser lui comme pronom COS pour un animal.
Comment dirais-tu autrement, dans ton exemple ?

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Diverses questions de français

Je pense que notre ami a confondu être animé et personne.

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Diverses questions de français

Jehan a écrit :

Bonsoir.
Bien sûr qu'on peut utiliser lui comme pronom COS pour un animal.
Comment dirais-tu autrement, dans ton exemple ?

Bonjour !
En effet, je n'avais pas de solution à proposer. Je viens de retrouver le passage en question, mentionné dans le Grevisse (paragraphe 662 de la dernière édition). Il est en fait plus subtil :

Le pronom régime d'une préposition (ainsi que le pronom conjoint objet indirect) représente ordinairement des personnes, et non des choses ou des animaux ce qui fait dire à un linguiste danois : la langue française est cartésienne. Elle considère plutôt les animaux comme des machines.
Cela dit, il donne ensuite une mutlitude d'exemples d'auteurs qui utilisent le pronom "lui" même pour des animaux, démontrant ainsi que l'usage n'est pas si rigide.

Cela dit, en y réfléchissant, je constate que l'on utilise le pronom "lui" pour des choses dans certaines situations, ce qui complique singulièrement les choses. Exemple, à propos d'une voiture : Son moteur puissant lui permet de revendiquer de belles performances. Par conséquent, je ne sais plus quoi en penser ! La dernière phrase énoncée serait-elle considérée comme fausse par certains ? 

9 279 (Modifié par Jehan 11/01/2017 à 19:19)

Diverses questions de français

Même remarque : on ne peut pas dire autrement là non plus.

Je n'ai pas accès au Grevisse en ligne en ce moment.
Je serais curieux de savoir à propos de quelles phrases il cite cette remarque du linguiste danois.

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Diverses questions de français

Bonsoir
Pour cette phrase: "Pierre sembla approuver ce qui est dit"
est ce qu'il s'agit d'un discours narrativisé?