Hugo, Ruy Blas, acte II, scène 1

salut tout le monde.je vient d'etre inscrite dans ce forum. je ne sais pas quoi dire mais j'aimerai bien avoir une aide a propos de ce sujet. je doit faire un analuse détailé sur cette scène :etude des  personnages ,leur relations, le lieu , le temps ...en fin tout...
c'aes une scène tiré de l'oeuvre RUY BLAS de VICTOR HUGO.
ACTE I  scène 1

Scène Première :
La Reine, La Duchesse d'Albuquerque, Don Guritan, Casilda, Duègnes
La Reine.
Il est parti pourtant ! Je devrais être à l'aise.
Eh bien, non ! Ce marquis de Finlas, il me pèse !
Cet homme-là me hait.
Casilda.
              Selon votre souhait,
N'est-il pas exilé ?
La Reine.
              Cet homme-là me hait
Casilda
Votre majesté...
La Reine.
              Vrai ! Casilda, c'est étrange,
590 - Ce marquis est pour moi comme le mauvais ange.
L'autre jour, il devait partir le lendemain,
Et, comme à l'ordinaire, il vint au baise-main.
Tous les grands s'avançaient vers le trône à la file ;
Je leur livrais ma main, j'étais triste et tranquille,
Regardant vaguement, dans le salon obscur,
Une bataille au fond peinte sur un grand mur,
Quand tout à coup, mon oeil se baissant vers la table,
Je vis venir à moi cet homme redoutable !
Sitôt que je le vis, je ne vis plus que lui.
600 - Il venait à pas lents, jouant avec l'étui
D'un poignard dont parfois j'entrevoyais la lame,
Grave, et m'éblouissant de son regard de flamme.
Soudain il se courba, souple et comme rampant... –
Je sentis sur ma main sa bouche de serpent !
Casilda.
Il rendait ses devoirs ; – rendons-nous pas les nôtres ?
La Reine.
Sa lèvre n'était pas comme celle des autres.
C'est la dernière fois que je l'ai vu. Depuis,
J'y pense très souvent. J'ai bien d'autres ennuis,
C'est égal, je me dis : – l'enfer est dans cette âme.
610 - Devant cet homme-là je ne suis qu'une femme. –
Dans mes rêves, la nuit, je rencontre en chemin
Cet effrayant démon qui me baise la main ;
Je vois luire son oeil d'où rayonne la haine ;
Et, comme un noir poison qui va de veine en veine,
Souvent, jusqu'à mon coeur qui semble se glacer,
Je sens en longs frissons courir son froid baiser !
Que dis-tu de cela ?
Casilda.
              Purs fantômes, madame.
La Reine.
Au fait, j'ai des soucis bien plus réels dans l'âme.
              À part.
Oh ! Ce qui me tourmente, il faut le leur cacher.
              À Casilda.
620 - Dis-moi, ces mendiants qui n'osaient approcher...
              Casilda., allant à la fenêtre.
Je sais, madame. Ils sont encor là, dans la place.
La Reine.
Tiens ! Jette-leur ma bourse.
              Casilda prend la bourse et va la jeter par la fenêtre.
Casilda.
              Oh ! Madame, par grâce,
Vous qui faites l'aumône avec tant de bonté,
              Montrant à la reine don Guritan, qui, debout et silencieux au fond de la chambre, fixe sur la reine un oeil plein d'adoration muette.
Ne jetterez-vous rien au comte d'Onate ?
Rien qu'un mot ! – un vieux brave ! Amoureux sous l'armure !
D'autant plus tendre au coeur que l'écorce est plus dure !
La Reine.
Il est bien ennuyeux !
Casilda.
              J'en conviens. – parlez-lui !
La Reine, se tournant vers don Guritan.
Bonjour, comte.
              Don Guritan s'approche avec trois révérences, et vient baiser en soupirant la main de la reine, qui le laisse faire d'un air indifférent et distrait.
              Puis il retourne à sa place, à côté du siège de la camerera mayor.
Don Guritan, en se retirant, bas à Casilda.
              La reine est charmante aujourd'hui !
Casilda, le regardant s'éloigner.
Oh ! Le pauvre héron ! Près de l'eau qui le tente
630 - Il se tient. Il attrape, après un jour d'attente,
Un bonjour, un bonsoir, souvent un mot bien sec,
Et s'en va tout joyeux, cette pâture au bec.
La Reine, avec un sourire triste.
                                          Tais-toi !
Casilda.
Pour être heureux, il suffit qu'il vous voie !
Voir la reine, pour lui cela veut dire : – joie !
              S'extasiant sur une boîte posée sur le guéridon.
Oh ! La divine boîte !
La Reine.
              Ah ! J'en ai la clef là.
Casilda.
Ce bois de calambour est exquis !
La Reine, lui présentant la clef.
                            Ouvre-la.
Vois : – je l'ai fait emplir de reliques, ma chère ;
Puis je vais l'envoyer à Neubourg, à mon père ;
Il sera très content !
              Elle rêve un instant, puis s'arrache vivement à sa rêverie. À part.
                            Je ne veux pas penser !
640 - Ce que j'ai dans l'esprit, je voudrais le chasser.
              À Casilda.
Va chercher dans ma chambre un livre... – je suis folle !
Pas un livre allemand ! Tout en langue espagnole !
Le roi chasse. Toujours absent. Ah ! Quel ennui !
En six mois, j'ai passé douze jours près de lui.
Casilda.
Épousez donc un roi pour vivre de la sorte !
              La reine retombe dans sa rêverie, puis en sort de nouveau violemment et comme avec effort.
La Reine.
Je veux sortir !
              À ce mot, prononcé impérieusement par la reine, la duchesse d'Albuquerque, qui est jusqu'à ce moment restée immobile sur son siège, lève la tête, puis se dresse debout et fait une profonde révérence à la reine.

La Duchesse D'Albuquerque, d'une voix brève et dure.
              Il faut, pour que la reine sorte,
Que chaque porte soit ouverte, – c'est réglé ! –
Par un des grands d'Espagne ayant droit à la clé.
Or nul d'eux ne peut être au palais à cette heure.
La Reine.
650 - Mais on m'enferme donc ! Mais on veut que je meure,
Duchesse, enfin !
La Duchesse, avec une nouvelle révérence.
              Je suis camerera mayor,
Et je remplis ma charge.
              Elle se rassied.
La Reine, prenant sa tête à deux mains, avec désespoir, à part.
                            Allons rêver encor !
Non !
              Haut.
              – Vite ! Un lansquenet ! À moi, toutes mes femmes !
Une table, et jouons !
La Duchesse, aux duègnes.
              Ne bougez pas, mesdames.
              Se levant et faisant la révérence à la reine.
Sa majesté ne peut, suivant l'ancienne loi,
Jouer qu'avec des rois ou des parents du roi.
La Reine, avec emportement.
Eh bien ! Faites venir ces parents.
Casilda, à part, regardant la duchesse.
                            Oh ! La duègne !
La Duchesse, avec un signe de croix.
Dieu n'en a pas donné, madame, au roi qui règne.
La reine-mère est morte. Il est seul à présent.
La Reine.
660 - Qu'on me serve à goûter !
Casilda.
              Oui, c'est très amusant.
La Reine.
Casilda, je t'invite.
Casilda, à part, regardant la camerera.
              Oh ! Respectable aïeule !
La Duchesse, avec une révérence.
Quand le roi n'est pas là, la reine mange seule.
              Elle se rassied.
La Reine, poussée à bout.
Ne pouvoir, – ô mon Dieu ! Qu'est-ce que je ferai ?
Ni sortir, ni jouer, ni manger à mon gré !
Vraiment, je meurs depuis un an que je suis reine.
Casilda, à part, la regardant avec compassion.
Pauvre femme ! Passer tous ses jours dans la gêne,
Au fond de cette cour insipide ! Et n'avoir
D'autre distraction que le plaisir de voir,
Au bord de ce marais à l'eau dormante et plate,
              Regardant don Guritan, toujours immobile et debout au fond de la chambre.
670 - Un vieux comte amoureux rêvant sur une patte !
La Reine, à Casilda.
Que faire ? Voyons ! Cherche une idée.
Casilda.
                            Ah ! Tenez !
En l'absence du roi, c'est vous qui gouvernez.
Faites, pour vous distraire, appeler les ministres !
La Reine, haussant les épaules.
Ce plaisir ! – avoir là huit visages sinistres
Me parlant de la France et de son roi caduc,
De Rome, et du portrait de monsieur l'archiduc,
Qu'on promène à Burgos, parmi des cavalcades,
Sous un dais de drap d'or porté par quatre alcades !
– Cherche autre chose.
Casilda.
              Eh bien, pour vous désennuyer,
680 - Si je faisais monter quelque jeune écuyer ?
La Reine.
Casilda !
Casilda.
              Je voudrais regarder un jeune homme,
Madame ! Cette cour vénérable m'assomme.
Je crois que la vieillesse arrive par les yeux,
Et qu'on vieillit plus vite à voir toujours des vieux !
La Reine.
Ris, folle ! – il vient un jour où le coeur se reploie.
Comme on perd le sommeil, enfant, on perd la joie.
Pensive.
Mon bonheur, c'est ce coin du parc où j'ai le droit
D'aller seule.
Casilda.
              Oh ! Le beau bonheur, l'aimable endroit !
Des pièges sont creusés derrière tous les marbres.
690 - On ne voit rien. Les murs sont plus hauts que les arbres.
La Reine.
Oh ! Je voudrais sortir parfois !
Casilda, bas.
                            Sortir ! Eh bien,
Madame, écoutez-moi. Parlons bas. Il n'est rien
De tel qu'une prison bien austère et bien sombre
Pour vous faire chercher et trouver dans son ombre
Ce bijou rayonnant nommé la clef des champs.
– Je l'ai ! – quand vous voudrez, en dépit des méchants,
Je vous ferai sortir, la nuit, et par la ville
Nous irons.
La Reine.
              Ciel ! Jamais ! Tais-toi !
Casilda.
                            C'est très facile !
La Reine.
Paix !
              Elle s'éloigne un peu de Casilda et retombe dans sa rêverie.
Que ne suis-je encor, moi qui crains tous ces grands,
700 - Dans ma bonne Allemagne, avec mes bons parents !
Comme, ma soeur et moi, nous courions dans les herbes !
Et puis des paysans passaient, traînant des gerbes ;
Nous leur parlions. C'était charmant. Hélas ! Un soir,
Un homme vint, qui dit, – il était tout en noir,
Je tenais par la main ma soeur, douce compagne, –
" Madame, vous allez être reine d'Espagne. "
Mon père était joyeux et ma mère pleurait.
Ils pleurent tous les deux à présent. – en secret
Je vais faire envoyer cette boîte à mon père,
710 - Il sera bien content. – vois, tout me désespère.
Mes oiseaux d'Allemagne, ils sont tous morts.
              Casilda fait le signe de tordre le cou à des oiseaux, en regardant de travers la camerera.
                            Et puis
On m'empêche d'avoir des fleurs de mon pays.
Jamais à mon oreille un mot d'amour ne vibre.
Aujourd'hui je suis reine. Autrefois j'étais libre !
Comme tu dis, ce parc est bien triste le soir,
Et les murs sont si hauts, qu'ils empêchent de voir.
– Oh ! L'ennui !
              On entend au dehors un chant éloigné.
              Qu'est ce bruit ?
Casilda.
                            Ce sont les lavandières
Qui passent en chantant, là-bas, dans les bruyères.
              Le chant se rapproche. On distingue les paroles. La reine écoute avidement.

Voix Du Dehors.
À quoi bon entendre
720 - Les oiseaux des bois ?
L'oiseau le plus tendre
Chante dans ta voix.
Que Dieu montre ou voile
Les astres des cieux !
La plus pure étoile
Brille dans tes yeux.
Qu'avril renouvelle
Le jardin en fleur !
La fleur la plus belle
730 - Fleurit dans ton coeur.
Cet oiseau de flamme,
Cet astre du jour,
Cette fleur de l'âme,
S'appelle l'amour !

              Les voix décroissent et s'éloignent.
La Reine, rêveuse.
L'amour ! – oui, celles-là sont heureuses. – leur voix,
Leur chant me fait du mal et du bien à la fois
La Duchesse, aux duègnes.
Ces femmes dont le chant importune la reine,
Qu'on les chasse !
La Reine, vivement.
              Comment ! On les entend à peine.
Pauvres femmes ! Je veux qu'elles passent en paix,
740 - Madame.
              À Casilda, en lui montrant une croisée au fond.
              Par ici le bois est moins épais,
Cette fenêtre-là donne sur la campagne ;
Viens, tâchons de les voir.
              Elle se dirige vers la fenêtre avec Casilda.
La Duchesse, se levant, avec une révérence.
                            Une reine d'Espagne
Ne doit pas regarder à la fenêtre.
La Reine, s'arrêtant et revenant sur ses pas.
                            Allons !
Le beau soleil couchant qui remplit les vallons,
La poudre d'or du soir qui monte sur la route,
Les lointaines chansons que toute oreille écoute,
N'existent plus pour moi ! J'ai dit au monde adieu.
Je ne puis même voir la nature de Dieu !
Je ne puis même voir la liberté des autres !
La Duchesse, faisant signe aux assistants de sortir.
750 - Sortez, c'est aujourd'hui le jour des saints apôtres.
              Casilda fait quelques pas vers la porte. La reine l'arrête.
La Reine.
Tu me quittes ?
              Casilda, montrant la duchesse.
              Madame, on veut que nous sortions.
La Duchesse, saluant la reine jusqu'à terre.
Il faut laisser la reine à ses dévotions.
              Tous sortent avec de profondes révérences.

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Hugo, Ruy Blas, acte II, scène 1

Bonsoir,

Peux-tu préciser si l'erreur porte sur l'extrait ou sur le numéro de l'acte. Tu parles de l'acte I, alors que l'extrait est la scène 1 de l'acte II. Merci.

Muriel

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Hugo, Ruy Blas, acte II, scène 1

Bonsoir,

Je ne comprends pas, par ailleurs, que tu nous présentes les points à développer (personnages, lieux, etc.) mais que tu n'exploites pas toi-même ces procédés d'analyse. Tu n'as pas du réellement comprendre la notion d'entraide !

En attendant ton travail personnel,
Zadek