1

José-Maria de Heredia, Les Trophées - Le Cydnus ; Soir de bataille ; Antoine et Cléopâtre

Bonsoir à tous,

je suis en ce moment sur un devoir de français, concernant le triptyque.
Je voudrais savoir si vous pourriez m'éclairez, car je suis un peu perdue... enfin du moins.

Voici les trois textes qui me sont proposés:

Le Cydnus

Sous l'azur triomphal, au soleil qui flamboie,
La trirème d'argent blanchit le fleuve noir
Et son sillage y laisse un parfum d'encensoir
Avec des sons de flûte et des frissons de soie.

A la proue éclatante où l'épervier s'éploie,
Hors de son dais royal se penchant pour mieux voir,
Cléopâtre debout en la splendeur du soir
Semble un grand oiseau d'or qui guette au loin sa proie.

Voici Tarse, où l'attend le guerrier désarmé ;
Et la brune Lagide ouvre dans l'air charmé
Ses bras d'ambre où la pourpre a mis des reflets roses.

Et ses yeux n'ont pas vu, présage de son sort,
Auprès d'elle, effeuillant sur l'eau sombre des roses,
Les deux enfants divins, le Désir et la Mort.

Soir de bataille

Le choc avait été très rude. Les tribuns
Et les centurions, ralliant les cohortes,
Humaient encor dans l'air où vibraient leurs voix fortes
La chaleur du carnage et ses âcres parfums.

D'un oeil morne, comptant leurs compagnons défunts,
Les soldats regardaient, comme des feuilles mortes,
Au loin, tourbillonner les archers de Phraortes ;
Et la sueur coulait de leurs visages bruns.

C'est alors qu'apparut, tout hérissé de flèches,
Rouge du flux vermeil de ses blessures fraîches,
Sous la pourpre flottante et l'airain rutilant,

Au fracas des buccins qui sonnaient leur fanfare,
Superbe, maîtrisant son cheval qui s'effare,
Sur le ciel enflammé, l'Imperator sanglant.

Antoine et Cléopâtre

Tous deux ils regardaient, de la haute terrasse,
L'Égypte s'endormir sous un ciel étouffant
Et le Fleuve, à travers le Delta noir qu'il fend,
Vers Bubaste ou Saïs rouler son onde grasse.

Et le Romain sentait sous la lourde cuirasse,
Soldat captif berçant le sommeil d'un enfant,
Ployer et défaillir sur son coeur triomphant
Le corps voluptueux que son étreinte embrasse.

Tournant sa tête pâle entre ses cheveux bruns
Vers celui qu'enivraient d'invincibles parfums,
Elle tendit sa bouche et ses prunelles claires ;

Et sur elle courbé, l'ardent Imperator
Vit dans ses larges yeux étoilés de points d'or
Toute une mer immense où fuyaient des galères.

La questions qui m'est posée est la suivante : en quoi ses poèmes forment t-ils un triptyque ?
Je sais que cela vas vous paraître évident car il y a trois parties. Mais je voudrais savoir s'il n'y a pas d'autres choses à en dire sur ces poèmes ?

Pourriez vous me donner vos avis, ou meme m'éclairer sur le sujet.
Je veux le boucler ce soir (même s'il est pour dans une semaine, je préfère prendre de l'avance) et j'aimerais avoir vos réponses assez rapidement.

Merci d'avance,
Massy

je tiens à préciser que j'ai fait des recherches au préalable

merci bien

Massy

Rappel : Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc modifier votre message pour y indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Dernière modification par Muriel H. (17/11/2008 à 23:55)

2

José-Maria de Heredia, Les Trophées - Le Cydnus ; Soir de bataille ; Antoine et Cléopâtre

Bonjour Massy,

Ces trois poèmes se réfèrent aux mêmes personnages et à leur histoire tragique : l'empereur Antoine et la reine Cléopâtre. Ils présentent trois moments de leur vie. Tu as aussi des portraits séparés puis une réunion des amants.

3

José-Maria de Heredia, Les Trophées - Le Cydnus ; Soir de bataille ; Antoine et Cléopâtre

donc c'est en ça que les trois textes ce suivent ?
J'ai aussi remarqué qu'il y avait une suite, comme si en fait les trois textes constituaient une histoire (en enlevant les titres des poèmes)
Suis-je dans la bonne voix ou je dois encore mieux fonder ma réflexion ?

Merci encore a Jean-Luc

4

José-Maria de Heredia, Les Trophées - Le Cydnus ; Soir de bataille ; Antoine et Cléopâtre

C'est tout à fait ça.
Note aussi que ces trois poèmes se présentent comme un triptyque pictural tel qu'on peut en rencontrer dans certaines églises.