Voltaire, L'Ingénu, chapitre 1

Bonjour à tous ,ma question est :Montrer en qoui le chapitre 1 est il caractéristique du registre satirique ?

Pour cette question j'ai trouver qu'il y avait des formules ironiques (3citations ) mais je n'ai rien trouver de plus :

Pourriez vous m'aider S.V.P.

Je vous remercie d'avance.

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Voltaire, L'Ingénu, chapitre 1

Bonsoir Baby,

Voltaire s'y moque de l'hagiographie.
Il satirise le clergé.
Il se moque des préjugés, des usages mondains, de l'orgueil déplacé des Français...
Il tympanise le prosélytisme religieux.
Il joue avec les aventures exotiques.

Voltaire, L'Ingénu, chapitre 1

bonsoir je nais pas assez compris ta réponse pourrrez tu la mieu expliquer. merci

Voltaire, L'Ingénu, chapitre 1

Bonsoir Baby,

En attendant que Jean-Luc passe, vois les mots compliqués : hagiographie satiriser  prosélytisme tympaniser.

Muriel

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Voltaire, L'Ingénu, chapitre 1

Tu peux aussi parler des personnages caricaturaux, des personnages tout fait tels le bailli, l'abbé de Saint-Yves ...

Voltaire, L'Ingénu, chapitre 1

bonsoir:  je vous remercie.

je voudrais savoir si dans le chapitre 1 dans les 10 premiers paragraphe existerai t il des métaphore dévalorisant ou comparaison ou des jeux de mots ,ou un lexique qui souligne qqchose

Voici l'extrait :

Chapitre premier

Comment le prieur de Notre-Dame de la Montagne et mademoiselle sa sœur rencontrèrent un Huron.

Un jour saint Dunstan, Irlandais de nation et saint de profession, partit d’Irlande sur une petite montagne qui vogua vers les côtes de France, et arriva par cette voiture à la baie de Saint-Malo. Quand il fut à bord, il donna la bénédiction à sa montagne, qui lui fit de profondes révérences et s’en retourna en Irlande par le même chemin qu’elle était venue.
Dunstan fonda un petit prieuré dans ces quartiers-là, et lui donna le nom de prieuré de la Montagne, qu’il porte encore, comme un chacun sait.
En l’année 1689, le 15 juillet au soir, l’abbé de Kerkabon, prieur de Notre-Dame de la Montagne, se promenait sur le bord de la mer avec mademoiselle de Kerkabon, sa sœur, pour prendre le frais. Le prieur, déjà un peu sur l’âge, était un très bon ecclésiastique, aimé de ses voisins, après l’avoir été autrefois de ses voisines. Ce qui lui avait donné surtout une grande considération, c’est qu’il était le seul bénéficier du pays qu’on ne fût pas obligé de porter dans son lit quand il avait soupé avec ses confrères. Il savait assez honnêtement de théologie ; et quand il était las de lire saint Augustin, il s’amusait avec Rabelais ; aussi tout le monde disait du bien de lui.
Mademoiselle de Kerkabon, qui n’avait jamais été mariée, quoiqu’elle eût grande envie de l’être, conservait de la fraîcheur à l’âge de quarante-cinq ans ; son caractère était bon et sensible ; elle aimait le plaisir et était dévote.
Le prieur disait à sa sœur, en regardant la mer : « Hélas ! c’est ici que s’embarqua notre pauvre frère avec notre chère belle-sœur madame de Kerkabon, sa femme, sur la frégate l’Hirondelle, en 1669, pour aller servir en Canada. S’il n’avait pas été tué, nous pourrions espérer de le revoir encore.
— Croyez-vous, disait mademoiselle de Kerkabon, que notre belle-sœur ait été mangée par les Iroquois, comme on nous l’a dit ? Il est certain que si elle n’avait pas été mangée, elle serait revenue au pays. Je la pleurerai toute ma vie : c’était une femme charmante ; et notre frère, qui avait beaucoup d’esprit, aurait fait assurément une grande fortune. »
Comme ils s’attendrissaient l’un et l’autre à ce souvenir, ils virent entrer dans la baie de Rance un petit bâtiment qui arrivait avec la marée : c’étaient des Anglais qui venaient vendre quelques denrées de leur pays. Ils sautèrent à terre, sans regarder monsieur le prieur ni mademoiselle sa sœur, qui fut très choquée du peu d’attention qu’on avait pour elle.
Il n’en fut pas de même d’un jeune homme très bien fait qui s’élança d’un saut par-dessus la tête de ses compagnons, et se trouva vis-à-vis mademoiselle. Il lui fit un signe de tête, n’étant pas dans l’usage de faire la révérence. Sa figure et son ajustement attirèrent les regards du frère et de la sœur. Il était nu-tête et nu-jambes, les pieds chaussés de petites sandales, le chef orné de longs cheveux en tresses, un petit pourpoint qui serrait une taille fine et dégagée ; l’air martial et doux. Il tenait dans sa main une petite bouteille d’eau des Barbades, et dans l’autre une espèce de bourse dans laquelle était un gobelet et de très bon biscuit de mer. Il parlait français fort intelligiblement. Il présenta de son eau des Barbades à mademoiselle de Kerkabon et à monsieur son frère ; il en but avec eux ; il leur en fit reboire encore, et tout cela d’un air si simple et si naturel que le frère et la sœur en furent charmés. Ils lui offrirent leurs services, en lui demandant qui il était et où il allait. Le jeune homme leur répondit qu’il n’en savait rien, qu’il était curieux, qu’il avait voulu voir comment les côtes de France étaient faites, qu’il était venu, et allait s’en retourner.
Monsieur le prieur, jugeant à son accent qu’il n’était pas anglais, prit la liberté de lui demander de quel pays il était. « Je suis Huron », lui répondit le jeune homme.

Je vous remercie d'avance pour le temps que vous allez m'accorder.

Voltaire, L'Ingénu, chapitre 1

Bonjour!
Je suis en 1eES, et je dois rédiger un commentaire de 4 pages sur les 4 premiers paragraphes de l'Ingénu.

Un jour saint Dunstan, Irlandais de nation et saint de profession,
partit d’Irlande sur une petite montagne qui vogua vers les côtes
de France, et arriva par cette voiture à la baie de Saint-Malo.
Quand il fut à bord, il donna la bénédiction à sa montagne, qui
lui fit de profondes révérences et s’en retourna en Irlande par le
même chemin qu’elle était venue.
Dunstan fonda un petit prieuré dans ces quartiers-là et lui
donna le nom de prieuré de la Montagne, qu’il porte encore,
comme un chacun sait.
En l’année 1689, le 15 juillet au soir, l’abbé de Kerkabon,
prieur de Notre-Dame de la Montagne, se promenait sur le bord
de la mer avec Mademoiselle de Kerkabon, sa sœur, pour
prendre le frais. Le prieur, déjà un peu sur l’âge, était un très bon
ecclésiastique, aimé de ses voisins, après l’avoir été autrefois de
ses voisines
. Ce qui lui avait donné surtout une grande considération,
c’est qu’il était le seul bénéficier du pays qu’on ne fût pas
obligé de porter dans son lit quand il avait soupé avec ses
confrères. Il savait assez honnêtement de théologie; et quand il
était las de lire saint Augustin, il s’amusait avec Rabelais : aussi
tout le monde disait du bien de lui.
Mademoiselle de Kerkabon, qui n’avait jamais été mariée,
quoiqu’elle eût grande envie de l’être, conservait de la fraîcheur à
l’âge de quarante-cinq ans; son caractère était bon et sensible;
elle aimait le plaisir et était dévote.

Malheureusement, je ne vois pas vraiment ce que je pourrais écrire, et ma mère (agrégée de lettres classiques) non plus. J'ai remarqué plusieurs "choses":
1) On ne peut pas être saint "de profession"
2) Un abbé qui forniquait avec ses voisines ? Hmm...
3) Une religieuse qui a "grande envie" de se marier ? C'est contraire aux moeurs catholiques...

Pas besoin de l'extrait pour savoir que Voltaire critique la religion, mais je n'ai vraiment aucune idée de ce que je pourrais écrire...

Merci d'avance !  smile

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Voltaire, L'Ingénu, chapitre 1

Bonjour VD1,

Lis la réponse 2 un peu plus haut.
Je pense que tu fais une erreur en considérant la soeur de l'abbé comme une religieuse tenue par des voeux, elle est simplement vieille fille et malheureuse de l’être.

Le fait que l'abbé ait été aimé de ses paroissiennes ne signifie nullement qu'il ait forniqué avec elles.

Examine plutôt ce que Voltaire pense de ses confrères et donc du clergé en général.

Regarde aussi en quoi le brave abbé a pris ses distances avec la rigueur religieuse, notamment dans ses lectures de Rabelais. l'Abbé est plutôt un sage bon vivant.

Voltaire, L'Ingénu, chapitre 1

Bonjour,

Excusez moi de réouvrir le sujet, d'autant plus que ça n'a pas vraiment de rapport.
J'ai marqué dans un commentaire que le récit revendique la réalité historique avec notamment le sous titre.
Mais quel est ce sous titre ?
Je ne retrouve plus l'oeuvre chez moi, et je me suis dis que c'était peut être là qu'on pourrait me venir en aide.

Bien à vous,
Geisha.

(PS : 1er message ici  smile )

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Voltaire, L'Ingénu, chapitre 1

Bonjour,

Histoire véritable
tirée des manuscrits du P. Quesnel.