Molière, Le Misanthrope, acte I, scène 1

Bonjour!

Je suis en 1ereS en Nouvelle Calédonie et le BAC français écrit approche à vive allure. J'avais à faire un commentaire sur LE MISANTHROPE, Acte I, scène 1, de Molière, des vers 1 à 34 mais mon professeur ne l'a pas ramassé. J'aurais besoin d'un avis sur mon commentaire pour m'améliorer si besoin était. Merci beaucoup. Toutes les critiques, les suggestions, les remarques,... seront la bienvenue. Je m'excuse d'avance sur les fautes d'orthographes m'ayant échappés sur le clavier "!



LE MISANTHROPE, Acte I, scène 1, Molière

Commentaire du vers 1 à 34 . [Texte]

Sujet: vous commenterez l'extrait de la pièce de Molière, Le Misanthrope, de "Qu'est-ce donc?" (Philinte) à "Que la plaisanterie est de mauvaise grâce!" (Alceste).


      Le Misanthrope est une pièce de Molière écrite en 1666, une comédie spéciale, en 5 actes, en vers et rimes plates, qui ne respecte pas les règles de la comédie habituelle mais qui se rapproche plutôt de la tragédie. Nous nous intéresserons seulement à la scène d'exposition, et tout particulièrement aux 34 premiers vers. Dans cette acte I, scène 1, qui lance la pièce, apparaissent 2 personnages qui forment un duo. Elle met en scène un personnage au caractère à la fois intransigeant et excessif: Alceste, personnage principal, un misanthrope, s'opposant sans cesse à la société qui l'entoure qui déteste ses semblables et ne leur pardonne rien. Il lui oppose Philinte, son ami, qui lui est mesuré et sage, bourgeois peu scrupuleux ayant une tendance avérée pour l'hypocrisie. Mais le dialogue qui commence ici tourne vite au conflit. Mais comment nous apparaît cette scène d’exposition ? Nous étudierons d'abord les enjeux de la scène d'exposition, puis la critique de l'hypocrisie, et enfin les caractères des deux personnages.


      En effet c'est une scène d'exposition à deux personnages : Alceste le bourru, et son ami, Philinte l'amical. Une querelle s'instaure entre les deux hommes. Est ce un étonnement, une surprise, une originalité ? Le héros de la pièce est présent depuis le début. Cette présentation directe est bien en accord avec Alceste. En effet nous entrons dans une dispute entre Alceste et Philinte : le premier cherche le conflit alors que le second est bien plus conciliant. Ils sont amis. Cette amitié nous apparaît plus solide que la simple politesse, mais Alceste refuse ce mot en « se levant brusquement » (v.9), il lui « déclare net [qu’il ne l’est] plus » (v.12) refusant de l’ »excuser » (v.16), reprochant à son ami Philinte de se livrer à la flatterie. Ici Alceste condamne les faux-semblants de la société mondaine. Il refuse l’esprit de conciliation invoqué par Philinte, et déclare tous les hommes haïssables à travers sa tirade.
      De plus ici une action nous est révélée. Pour cela, Molière s'exprime à l’aide de vers, des alexandrins, parmi lesquels on distinguera 2 types de discours versifiés. D'abord, la stichomythie : l'action passe par le vers, le discours se trouve donc être rapide. Ensuite, la tirade. Ce sont deux formes accordées à l'évolution des sentiments, de l'emportement au calme relatif. Par suite, le mot « action » (v.16) est prononcé par Alceste au début de la tirade : il est valorisé par la diérèse (acti/on), donc porteur d'un message important. On remarque qu'un verbe de perception survient peu après " Je vous vois " (v.18), qui a charge de restituer la scène antérieure qui vient de se passer : Philinte a manifesté trop d'amitié à un courtisan qu'il ne connaît même pas. Donc cette action unique est passée, ne sert pas l'intrigue, et se trouve être le prétexte d'une présentation des caractères. On ne sera donc pas surpris de la minceur des éléments dramatiques. Nous sommes donc dans une comédie de caractères. Enfin l’essentiel de l’intrigue nous est livré dans ces premiers vers : il s’agit de la division provoquée au sein d’une famille par l’intrusion d’un faux dévot, « cet homme » (v.22), dont on ne sait « à peine […] comme[nt] il se nomme » (v.23). Il s’avérera qu’il s’agit de Tartuffe plus loin dans la pièce.
      C’est donc d’emblée une scène comique qui remplit son contrat pour une comédie de caractères.


     A travers cette exposition qui nous présente donc les caractères très différents d’Alceste et de Philinte, on comprend le sujet de la pièce, c’est-à-dire une dénonciation de l’hypocrisie par Alceste. En effet Alceste explose car il refuse l’hypocrisie dans l’amitié, il ordonne à Philinte de le « laisse[r] » (v. 2 et 4) et de « cour[ir se] cacher » (v.4) et rejette le mot « ami » (v.9) après cette « telle action » (v.16) de Philinte. En effet, selon Alceste, Philinte devrait « mourir de pure honte » (v.15) car il a témoigné à « un homme » (v.18) , « cet homme » (v.22), « les dernières tendresses » (v.19) en l’étouffant « de caresses » (v.18) mais quand Alceste lui demande des renseignements Philinte peut à peine lui dire comment « il se nomme » (v.23) et traite son ami « d’indifférent » (v.25). Alceste refuse de voir, un soi disant ami, « s’abaisser » (v.27) de la sorte et ayant aucun « regret » (v.29) face à cet acte hypocrite. Mais cette dénonciation reste quand même en harmonie avec la politesse car il nous apparaît qu’une certaine retenue doit toujours limiter les rapports sociaux et ils se parlent quand même à cœur ouvert car ils sont tout de même amis. Mais Alceste sachant très bien que l’hypocrisie est une mode de son siècle et qu’elle est donc passagère, s’emporte quand même.
      En effet Molière a voulu a travers « cette telle action » (v.16) faire une dénonciation de l’hypocrisie au XVIIème siècle. On assiste bien, « cachée » à travers cette tirade d’Alceste, à une critique virulente à l’égard de son époque. On retrouve dans cette scène d’exposition le thème de cette pièce : l’hypocrisie très présente à cette époque par exemple à la Cour du Roi. Molière à travers l’acte hypocrite de Philinte en rapport avec « cet homme » (v.22) dénonce l’acte du paraître lié à cette hypocrisie constante de ce siècle d’où il faut se montrer sous son meilleur jour, être accepté par le plus de gens possible, briller aux premiers rangs. De plus, en refusant l’hypocrisie dans l’amitié, Alceste s’en prend aux conventions très chargées du XVIIème siècle car l’hypocrisie est un jeu pour les courtisans qui est « indigne, lâche, [et] infâme » (v.26), que n’utilise pas Alceste. Pour lui, « homme d’honneur » (v.17), l’amitié touche à la sincérité.
  On assiste donc bien à travers cette exposition à une dénonciation de l'hypocrisie et à une critique virulente d'Alceste à l'égard de son époque



    Une spécificité du théâtre passe par le langage. En effet, toute parole au théâtre est intentionnelle, les premières répliques particulièrement. On a donc un bel aperçu du caractère d’Alceste à partir des formes de son discours. En effet la première personne du singulier et sur-employée dès son premier vers. Par exemple en trois vers prononcé il y a 6 formes de la première personne du singulier employé à travers « moi » (v.2, 4, 6), « je » (v.2, 4, 6), « me » (v.6),… Déjà, Alceste choque dans cette société où le « Moi » est haïssable. De plus, un discours injonctif  est utilisé. Alceste est autoritaire, donne des ordres, des leçons, des reproches à travers " laissez " (v.2 et 4) , " rayez " (v.9),… Il y a abondance des modes impératifs et subjonctifs. De plus, Alceste suremploi les hyperboles comme " mourir de honte " (v.15), " scandaliser " (v.17), " accabler […] de caresses " (v.18), " dernières tendresses " (v.19), " fureur de vos embrassements " (v.21). Il y a surcharge dans le discours de ces métaphores excessives. Ce sont ces formes qui expriment l'authenticité du personnage, mais en complet décalage avec les valeurs classiques, qui sont la mesure et la retenue. Alceste est incapable d'euphémisme, de litote, pourtant forme idéale. Par ailleurs, son discours peut paraître très affectif, à travers le vocabulaire avec "tendresses" (v.19), "embrassements" (v.21), "caresses" (v.18). Enfin, son vocabulaire restitue trop les anciennes valeurs comme " tout homme d'honneur » (v.17), « abaisser […] son âme » (v.27), « Morbleu" (v.26) qui peuvent traduire une nostalgie des vertus antérieures de la chevalerie, gâchées au XVIIème siècle, et une nostalgie de la sincérité.
      Alceste est un personnage emporté, excessif, colérique, qui dès le début « veu[t s]e fâcher » (v.6) , têtu, qui ne démord pas de ce qu’il dit, donneur de leçon, pessimiste, mais moins que Philinte : ce dernier pense que les hommes sont incorrigibles, alors qu’Alceste les réprimande pour les corriger. Alceste est plus optimiste sur la nature humaine que son ami. Il refuse les défauts des hommes à l’excès, à la différence de Philinte. C’est un Misanthrope. Il est ridicule, toujours dans l’excès avec ses propos extrêmes. Il jure et il a des gestes « brusques » (v. 7) à travers par exemples ses gestes en « se levant brusquement » (v.9), qui se trouve être à l’opposé de la Cour, qui s’égalise aux paysans rustres. Le spectateur aurait presque pitié pour lui. C’est un vrai personnage de comédie. De plus Alceste dit des sottises qui le rendent comiques. Mais il a aussi parfois raison, et on se moque de lui, ce qui se rapporte à la tragédie. Il sait très bien que l’hypocrisie est une mode de son siècle et qu’elle est donc passagère, mais il s’emporte quand même. Au contraire, Philinte est plus modéré, calme, conciliant mais plus pessimiste qu’Alceste. Il pense qu’Alceste ne peut corriger le monde à lui seul. Le caractère de Philinte en contrepoint qui fait valoir, met en valeur celui d'Alceste par contraste. On décèle des formes inversées à travers par exemple le pronom neutre " On ". Les interrogations des vers 1 et 14 s'opposent à l'injonction d’Alceste. On assiste aussi à une ironie dans l'humour dans le thème de la pendaison. En effet à travers les vers 30 à 33 Philinte rétorque avec humeur montrant ainsi l’inadéquation du propos, avec les termes « pendable » (v.30) et « me pende » (v.33)
      Il y a 5 facettes du personnage d'Alceste qui nous apparaissent dans son discours : égocentrisme, autorité, excès, affectivité, et nostalgie. Autant de valeurs décalées dans cette société du XVIIème siècle.



    Cette scène d’exposition, qui remplit son contrat pour une comédie de caractères, nous fait comprendre le sujet de la pièce, une dénonciation de l’hypocrisie au XVIIème siècle par Molière à travers une critique virulente d'Alceste à l'égard de son époque, et les caractères très différents d’Alceste et de Philinte. Molière réussit donc à répondre aux attentes de la scène d’exposition en nous faisant passer un message à travers cette dénonce de l’hypocrisie. En effet Molière utilise ses œuvres pour passer un message dénonciateur de la société dans laquelle il vivait comme à travers Tartuffe, Dom Juan ou d’ailleurs nous retrouvons aussi une éloge de l’hypocrisie de celui-ci à l’acte V scène 2. Au niveau de l'action, nous n'avons rien appris, si ce n'est «  la querelle alibi », qui permet la révélation des caractères. C’est une scène légère, où il manque le seul personnage qui pourrait bien faire basculer la pièce dans une tonalité beaucoup plus grave, Tartuffe, qui n’apparaîtra qu’à l’acte III, et d’ici là, nous aurons d’autres portraits de lui.

(Message édité.)

Molière, Le Misanthrope, acte I, scène 1

Bonjour,

Je dois faire un commentaire composé sur le texte de Molière "le Misanthrope" je ne sais pas si vous connaissez mais si oui c'est sur l'acte I scène I.
Enfaite, j'ai lu beaucoup de forum, de site sur le commentaire composé mais je ne sais pas par quoi commencer, par quoi me "lancer" au tout début, en premier... D'accord il faut la lecture, le recherche,etc... Mais bon comme c'est ma première fois je suis un peu perdu ...

Alors merci d'avance de votre aide !   smile

Où est le texte ?
La version numérique de votre texte est peut-être disponible sur Internet. Avez-vous vérifié ?
Si vous trouvez le texte, recopiez-le dans votre message.

Molière, Le Misanthrope, acte I, scène 1

Bonsoir Eidole,

Vois les fiches de méthode du site, elles t'aideront.

Muriel

Molière, Le Misanthrope, acte I, scène 1

Bonjour à tous !  smile

J'ai un devoir de français à rendre la semaine prochaine, et j'ai déjà fait toutes les questions de lecture analytique. Mais je bloque sur la question de synthèse. Le texte que j'avais à étudier est la scène 1 de l'acte 1 du Misanthrope de Molière.

La question de synthèse porte sur l'idéal classique du XVIIème siècle : au XVIIème siècle, l'idéal classique était celui de la mesure aussi bien dans les relations sociales, que dans les créations littéraires. Lequel de ces deux personnages (Alceste et Philinthe) correspond le mieux à ce modèle ?

Je pense que Philinthe incarne le mieux ce modèle. Puisque Alceste incarne la misanthropie, qu'il est toujours dans l'excès avec ses propos, cependant il critique lui même les hommes qui sont dans l'excès, hypocrites en société. De plus Alceste ne veut plus fréquenter la société.
C'est pour ça que je pense que Philinthe incarne le mieux ce modèle, mais je n'en suis pas sûre.

Pourriez-vous m'aider s'il vous plaît ?
Merci  smile

Je vous joins l'extrait de l'acte 1 de la scène 1 que j'ai du étudier.

Philinte
Mais, sérieusement, que voulez-vous qu’on fasse ?


Alceste
Je veux qu’on soit sincère, et qu’en homme d’honneur

On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur.

Philinte
Lorsqu’un homme vous vient embrasser avec joie,

Il faut bien le payer de la même monnoie,
Répondre, comme on peut, à ses empressements,
Et rendre offre pour offre, et serments pour serments.

Alceste
Non, je ne puis souffrir cette lâche méthode

Qu’affectent la plupart de vos gens à la mode ;
Et je ne hais rien tant que les contorsions
De tous ces grands faiseurs de protestations,
Ces affables donneurs d’embrassades frivoles,
Ces obligeants diseurs d’inutiles paroles,
Qui de civilités avec tous font combat,
Et traitent du même air l’honnête homme et le fat.
Quel avantage a-t-on qu’un homme vous caresse,
Vous jure amitié, foi, zèle, estime, tendresse,
Et vous fasse de vous un éloge éclatant,
Lorsque au premier faquin il court en faire autant ?
Non, non, il n’est point d’âme un peu bien située
Qui veuille d’une estime ainsi prostituée ;
Et la plus glorieuse a des régals peu chers
Dès qu’on voit qu’on nous mêle avec tout l’univers :
Sur quelque préférence une estime se fonde,
Et c’est n’estimer rien qu’estimer tout le monde.
Puisque vous y donnez dans ces vices du temps,
Morbleu ! vous n’êtes pas pour être de mes gens ;

Je refuse d’un cœur la vaste complaisance
Qui ne fait de mérite aucune différence ;
Je veux qu’on me distingue ; et, pour le trancher net,
L’ami du genre humain n’est point du tout mon fait.

Philinte
Mais quand on est du monde, il faut bien que l’on rende

Quelques dehors civils que l’usage demande.

Alceste
Non, vous dis-je ; on devrait châtier sans pitié

Ce commerce honteux de semblants d’amitié.
Je veux que l’on soit homme, et qu’en toute rencontre
Le fond de notre cœur dans nos discours se montre,
Que ce soit lui qui parle, et que nos sentiments
Ne se masquent jamais sous de vains compliments.

Philinte
Il est bien des endroits où la pleine franchise

Deviendrait ridicule, et serait peu permise ;
Et parfois, n’en déplaise à votre austère honneur,
Il est bon de cacher ce qu’on a dans le cœur.
Serait-il à propos, et de la bienséance,
De dire à mille gens tout ce que d’eux on pense ?
Et quand on a quelqu’un qu’on hait ou qui déplaît
Lui doit-on déclarer la chose comme elle est ?

Alceste
Oui.

5

Molière, Le Misanthrope, acte I, scène 1

Bonjour,

Tu as bien répondu.

Molière, Le Misanthrope, acte I, scène 1

Merci Jean-Luc  smile
Je voulais être sûre que ma réponse était bonne  wink

7

Molière, Le Misanthrope, acte I, scène 1

Bonjour, je voudrai avoir de l'aide pour un plan de commentaire composé sur l'extrait de texte suivant :


Philinte
Vous voulez un grand mal à la nature humaine.

Alceste
Oui, j’ai conçu pour elle une effroyable haine.

Philinte
Tous les pauvres mortels, sans nulle exception,
Seront enveloppés dans cette aversion ?
Encore en est-il bien, dans le siècle où nous sommes…

Alceste
Non, elle est générale, et je hais tous les hommes :
Les uns, parce qu’ils sont méchants et malfaisants,
Et les autres, pour être aux méchants complaisants,
Et n’avoir pas pour eux ces haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
De cette complaisance on voit l’injuste excès
Pour le franc scélérat avec qui j’ai procès.
Au travers de son masque on voit à plein le traître ;
Partout il est connu pour tout ce qu’il peut être ;
Et ses roulements d’yeux, et son ton radouci,
N’imposent qu’à des gens qui ne sont point d’ici.
On sait que ce pied-plat, digne qu’on le confonde,
Par de sales emplois s’est poussé dans le monde,
Et que par eux son sort, de splendeur revêtu,
Fait gronder le mérite et rougir la vertu.
Quelques titres honteux qu’en tous lieux on lui donne,
Son misérable honneur ne voit pour lui personne :
Nommez-le fourbe, infâme, et scélérat maudit,
Tout le monde en convient, et nul n’y contredit.
Cependant sa grimace est partout bienvenue ;
On l’accueille, on lui rit, partout il s’insinue ;
Et s’il est, par la brigue, un rang à disputer,
Sur le plus honnête homme on le voit l’emporter.
Têtebleu ! ce me sont de mortelles blessures,
De voir qu’avec le vice on garde des mesures ;
Et parfois il me prend des mouvements soudains
De fuir dans un désert l’approche des humains.


J'ai déjà commencé à faire une première partie mais je suis à court d'idée vu que c'est le premier commentaire composé que je fais (je suis en seconde générale). sad  :


Premièrement, nous pouvons constater que le personnage du misanthrope a pour valeur fondamentale l'honnêteté. En effet, Alceste a pour priorité la sincérité dans le discours. Ainsi, on retrouve le champ lexical de la franchise comme "franc" au ers 12 ou "honnête" au vers 15.
De plus, on peut remarquer une métaphore filée qui associe le courtisant à un acteur avec le camp lexical du jeu du comédien présent du vers 13 avec "masque" ou au vers 15 avec "roulement d'yeux" ou "ton radouci".


Merci d'avance à tous. Un simple plan I) a) b) c) II) a) b) c) dégrossi me suffirai.  smile

8

Molière, Le Misanthrope, acte I, scène 1

(Même extrait que ci-dessus.)
Bonjour à tous.

Je suis en seconde et j'ai un commentaire à rédiger sur les vers 113 à 144 du Misanthrope de Molière.

Mon plan est le suivant (imposé par la prof):
I) La scène d'exposition présente les personnages de la pièce
II) Un texte argumentatif

Mon commentaire est rédigé, il ne me manque que l'ouverture.
Pourriez-vous m'aider ?

Merci d'avance  smile

Marion_TH

9 (Édité par Misschimestry 18/01/2014 à 09:23)

Molière, Le Misanthrope, acte I, scène 1

Bonjour,

On ma donné un commentaire de texte à réaliser et j'aurais aimé des avis, conseils et aide sur mon plan. On doit analyser l'Acte 1, Scéne 1 du Misanthrope de Molière du vers 115-144

Voici le texte :

PHILINTE

Tous les pauvres mortels, sans nulle exception,
Seront enveloppés dans cette aversion ?
Encor, en est-il bien, dans le siècle où nous sommes...

ALCESTE

Non, elle est générale, et je hais tous les hommes :
Les uns, parce qu'ils sont méchants, et malfaisants ;
Et les autres, pour être aux méchants, complaisants,
Et n'avoir pas, pour eux, ces haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
De cette complaisance, on voit l'injuste excès,
Pour le franc scélérat avec qui j'ai procès ;
Au travers de son masque, on voit à plein le traître,
Partout, il est connu pour tout ce qu'il peut être ;
Et ses roulements d'yeux, et son ton radouci,
N'imposent qu'à des gens qui ne sont point d'ici.
On sait que ce pied plat, digne qu'on le confonde,
Par de sales emplois, s'est poussé dans le monde :
Et, que, par eux, son sort, de splendeur revêtu,
Fait gronder le mérite, et rougir la vertu.
Quelques titres honteux qu'en tous lieux on lui donne,
Son misérable honneur ne voit, pour lui, personne :
Nommez-le fourbe, infâme, et scélérat maudit,
Tout le monde en convient, et nul n'y contredit.
Cependant, sa grimace est, partout, bienvenue,
On l'accueille, on lui rit ; partout, il s'insinue ;
Et s'il est, par la brigue, un rang à disputer,
Sur le plus honnête homme, on le voit l'emporter.
Têtebleu, ce me sont de mortelles blessures,
De voir qu'avec le vice on garde des mesures ;
Et, parfois, il me prend des mouvements soudains,
De fuir, dans un désert, l'approche des humains.

Mon plan réaliser hier soir :

I Portrait d'un homme Tragique
1) Portrait sombre et pessimiste d'Alceste (lexique de la misère, complainte, négations répétées...)
2)Portrait d'un homme Violent (Violence dans la Parole/mots, insiste sur "haïr")
3) Portrait d'un homme insociable hors de son temps : "Et parfois il me prend...l'approche des humains", "Non elle est générale et je hais tous les hommes ": rejette le genre humain et le trait Misanthrope est retrouvé

II Portrait à tonalité Comique
1)Alceste réagis au vif à la question Implicite de Philinte qui faisait allusion à Celimène. Il construit pour se défendre et argumenter le vrai de son idée une Tirade organisée, structuré en 2 partie, avec des arguments développés et illustré par son vécut. Le contraste entre la diérèse  légère, moqueuse et implicite et la réplique de Alceste est grande. Sa réponse est exagérée par rapport à la situation. Philinte en le titillant le tourne au ridicule Il y'a satire. Il panique et sent qu'il faut qu'i se justifie, il y'a du comique de situation.
2) Prolifération de lexique hyperbole et surdoué. Formulation non contrôlées de la part d'Alceste malgré son "argumentaire" ordonné"; prolifération d'adjectifs dès la début (traduit un emportement)--> Le surplus d'adjectif rappelle le style baroque et son excès. Vocabulaire Familier (Tetebleu qui contraste avec l'ordre de sa tirade. (il est ridicule donc satire + comique de mots)

III Molière use de ce portrait à deux facettes pour critiquer
1) On distingue un apaisement du personnage entre le début (emportement à l'excés qui rappelle le Baroque) et la fin. Au fil du texte le personnage d'Alceste devient plus "calme". Cela pourrait être traduit par l'apparition du profil de Molière à la fin de la Tirade. Il se cacherais derrière le personnage pour faire passer un message.
2)A travers son emportement, moqueries, adjectif haineux, on distingue une critique des mœurs notamment l'hypocrisie des hommes.
3) Le comique du personnage en excès (hyperboles, exagération, emportements..) qui est ancré dans ses valeurs, nie tout ce qui n'est pas de ces valeurs, qui est incohérent (son emportement à cause de l’allusion à Célimène montre qu'il ne hait pas tous les Hommes). Il est ridicule, discrédité; critiques des dogmes (Molière effleure la religion)

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Molière, Le Misanthrope, acte I, scène 1

bonjour je dois rédigez un commentaire composée sur l acte 1 scene 1 du misanthrope et j ai commencé a poser le plan
1) un débat vif et animé
2) conception de la vie en société
3) l'art de la conversation au 17e siecle

Merci de me donner quelques pistes, merci