Flaubert, L’Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition...

Bonjour a tous et a toutes , je suis un élève de première scientifique et mon professeur ma demandé de trouver un plan avec un exemple pour chaque parties .
J'ai déjà fais mon plan et j'aimerai que quelqu'un puisse me corriger ou me dire ce que je dois ajouter ou enlever.

VOici le texte:

"Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses, qui palpitaient au vent, derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l’ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait en plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpaient sur le fond de l’air bleu.

Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manoeuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d’observer une chaloupe sur la rivière.

Jamais il n’avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait... Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu’elle avait portées, les gens qu’elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n’avait pas de limites."

Voici le plan que j'ai élaborer :

I.La vision du romancier et du personnage
a)la metaphore filée de la femme
b)la contemplation  de Frédéric sur la femme

→ exemple pour cette partie: " la pointe de ses grands sourcils...";"son nez droit, son menton, toute sa personne se découpaient sur le fond de l’air bleu."

II.Une passion indiscutable
1)La reflexion du personnage sur la vie de la femme
2)L'obsession de frédéric

→ exemple pour cette partie : "Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu’elle avait portées, les gens qu’elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n’avait pas de limites."

2

Flaubert, L’Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition...

Bonjour !

Le problème de ton plan, outre le fait qu'il soit en deux parties, c'est qu'il n'y a aucun enchainement logique entre la première et la deuxième partie ? Comment passe-t-on du la vision du romancier à l'obession de Frédéric ?

Tu pourrais ajouter qu'il s'agit ici de la théorie de la cristallisation amoureuse : le moment où l'on tombe amoureux et où l'on idéalise totalement la personne dont on s'éprend.

Il faudra voir la subjectivité : qui parle ? avec Flaubert, ce n'est jamais évident... Je complèterai sans doute demain.

Retouche ton plan smile

3

Flaubert, L’Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition...

J'ai un commentaire a faire sur l'extrait suivant et j'aurais voulu savoir si mon plan était bon  :

Ce fut comme une apparition.

Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l’éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu’il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda.

Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses, qui palpitaient au vent, derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l’ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait en plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpaient sur le fond de l’air bleu.

Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manœuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d’observer une chaloupe sur la rivière.

Jamais il n’avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait... Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu’elle avait portées, les gens qu’elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n’avait pas de limites.

I La Rencontre
I.1) Description réaliste de Mme Arnoux
I.2) Choc sentimentale pour Frederic

II La Présence du Narrateur
II.1) Ironie de la scène
II.2) Frederic, personnage pathétique, médiocre

Flaubert, L’Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition...

Bonjour à tous,je suis nouveau.Je me permet de vous dire que je suis heureux d'être membre de ce forum,mais ne s'attardent pas, les critiques personnels viendront après une nette connaissance de ce forum et de ces adhérents.En espérant que tous ce passe comme sur des roulettes.
Bon...il m'a été donné par mon prof de français,le travail suivant : faire le commentaire composé de l'œuvre de Flaubert,qui est l'Education sentimentale.Le travail consiste,en analysant la rencontre entre Frédéric et Mme Arnoux.
Bien sûr j'y ait réfléchi vaguement,et j'en est conclut cela :(mon travail)




I. Un espace de mise en scène

A. L’importance de la description
1. Dès la première phrase, le regard est présent (" une apparition "), et le champ lexical de la vue s’étend sur tout l’extrait, concentrant toute l’attention sur l’inconnue : " il ne distingua ", " il la regarda ", " jamais il n’avait vu " ; chaque terme étant renforcé par l’emploi hyperbolique des adverbes " jamais " et " personne ".

2. Portrait statique de l’inconnue qui fait ressortir l’importance du personnage, " elle était ", " elle avait ".La caractérisation excessive de Mme Arnoux transforme la jeune femme en un véritable modèle pour peintre réaliste : " un large chapeau de paille, avec des rubans roses qui palpitaient au vent derrière elle. "

B. Le jeu de l’observateur et de l’observé
1. L’utilisation des pronoms
L’alternance des pronoms de la troisième personne " il ", " elle ", met en valeur les positions réciproques des deux personnages: madame Arnoux centre du regard, Frédéric Moreau, voyeur : " En même temps qu’il passait, elle leva la tête […] et quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda. "

2. Un jeu de comportement. Alors que Mme Arnoux " gard[e] la même attitude " et reste immobile, telle une statue, effectuant un ouvrage " mécanique ", " elle était en train de broder quelque chose ", Frédéric ne cesse de s’agiter autour d’elle  : " il fit plusieurs tours de droite et de gauche ", " il se planta " attiré par son éclat. Vocabulaire de la fausseté mêlé à celui de la stratégie militaire (" pour dissimuler sa manœuvre "), " il affectait d’observer ". Cette attitude qui repose sur le principe du voir sans être vu a pour but de  percer le mystère de l’inconnue.

II. L’attrait du mystère

A. L’importance de la lumière

1. Eblouissement et coup de foudre
Champ lexical de l’éblouissement : "distingué ", " éblouissement ", " splendeur ", relayé par un jeu de lumière très pictural, témoins, les adjectifs de couleur " rose ", " noir ", " claire ", " bleu ", et l’évocation même " des doigts que la lumière traversait.". Le rayonnement de Mme Arnoux est attirant dans la mesure où il est une manifestation de sa sensualité. Le cadre de la rencontre revêt un aspect féerique.

2. La dialectique connaissance-identité
La séduction de Mme Arnoux repose aussi sur son aspect mystérieux. Frédéric ne connaît pas son nom, il ne peut donc saisir son identité, son essence (" Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé. "). A partir du moment où un élément est révélé, le sentiment de " possession " se manifeste (cf. " acquisition "). La séduction qu’exerce involontairement Mme Arnoux sur Frédéric est avant tout celle de son imaginaire. 

B. Un mystère quasi sacré

1. Un vocabulaire religieux
Mme Arnoux est un être auréolé de mystère pour Frédéric, un être céleste. Vocabulaire des anges : " apparition ", " éblouissement ", " que la lumière traversait " ; vocabulaire de la madone lorsque " sa personne se découp[e] sur le fond de l’air bleu. "

2. Contraste entre l’aspect extraordinaire de Mme Arnoux et son occupation très matérielle, avec les objets qui l’entourent, créant deux mondes distincts.



Ma question est la suivante : Pourriez vous chère compatriotes comme le disait très bien nôtre chère ancien Président,me dire si cela est juste et surtout complet.Bien sûr les gens qui ont lus le livre ou qui ont travaillés dur ce passage(rencontre entre Frédéric et Mme Arnoux ).
Merci je vous en serez très reconnaissant.

5

Flaubert, L’Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition...

alors voila ma prof ma donner a faire un méthode du commentaire sur le même passage elle ma donner le plan voila pour t'aider akanny:
I/ une rencontre qui peut paraitre traditionnelle
1. un cadre propice à la rencontre
2. une femme très belle
3. un jeune homme timide, peut entreprenant face à une jeune femme indifférente, un peu mystérieuse
II/ un hommage à la femme, une célébration de la beauté
1.une description picturale
2.une idéalisation
3.le saisissement et la soumission du héro devant cette beauté inaccessible

Voila et le problème c'est que je n'arrive pas à faire le II est ce que quelqu'un pourrai m'aider s'il vous plait

6

Flaubert, L’Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition...

Bonjour !
Je voudrais que quelqu'un m'aide car j'ai un corpus et je ne suis pas très douée.
Pour ce qui est de la première partie, je les déjà faite, elle est finie mais c'est la deuxième qui me pose des soucis.
Je dois comparer la manière dont chaque auteur attire l'attention du lecteur sur l'importance de cet épisode dans la vie des personnages.

Ce fut comme une apparition :

Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l'éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu'il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et, quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda.

Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses qui palpitaient au vent derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l'ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait à plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpait sur le fond de l'air bleu.

Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manœuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d'observer une chaloupe sur la rivière.

Jamais il n'avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait. Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu'elle avait portées, les gens qu'elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n'avait pas de limites.

Une négresse, coiffée d'un foulard, se présenta, en tenant par la main une petite fille, déjà grande. L'enfant, dont les yeux roulaient des larmes, venait de s'éveiller. Elle la prit sur ses genoux. " Mademoiselle n'était pas sage, quoiqu'elle eût sept ans bientôt ; sa mère ne l'aimerait plus ; on lui pardonnait trop ses caprices. " Et Frédéric se réjouissait d'entendre ces choses, comme s'il eût fait une découverte, une acquisition.

Il la supposait d'origine andalouse, créole peut-être ; elle avait ramené des îles cette négresse avec elle ?

Cependant, un long châle à bandes violettes était placé derrière son dos, sur le bordage de cuivre. Elle avait dû, bien des fois, au milieu de la mer, durant les soirs humides, en envelopper sa taille, s'en couvrir les pieds, dormir dedans ! Mais, entraîné par les franges, il glissait peu à peu, il allait tomber dans l'eau ; Frédéric fit un bond et le rattrapa. Elle lui dit :

- " Je vous remercie, monsieur. "

Leurs yeux se rencontrèrent.

- " Ma femme, es-tu prête ? " cria le sieur Arnoux, apparaissant dans le capot de l'escalier.

Je sais que c'est grâce a cette rencontre que le héros va faire son éducation sentimentale après je ne sais pas du tout. Merci d'avance

Flaubert, L’Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition...

Voila, j'ai un devoir à rendre, et je ne réussis pas cette question :
Quel est le point de vue narratif adopté dans le portrait de la passagère ? Où est comment est-il modifié ? Qu'en concluez vous ?
Merci d'avance, je vous met le texte, de Gustave Flaubert juste en dessous smile



"Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l'éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu'il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et, quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda.

Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses qui palpitaient au vent derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l'ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait à plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpait sur le fond de l'air bleu.

Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manoeuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d'observer une chaloupe sur la rivière.

Jamais il n'avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait. Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu'elle avait portées, les gens qu'elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n'avait pas de limites.

Une négresse, coiffée d'un foulard, se présenta, en tenant par la main une petite fille, déjà grande. L'enfant, dont les yeux roulaient des larmes, venait de s'éveiller. Elle la prit sur ses genoux. " Mademoiselle n'était pas sage, quoiqu'elle eût sept ans bientôt ; sa mère ne l'aimerait plus ; on lui pardonnait trop ses caprices. " Et Frédéric se réjouissait d'entendre ces choses, comme s'il eût fait une découverte, une acquisition.

Il la supposait d'origine andalouse, créole peut-être ; elle avait ramené des îles cette négresse avec elle ?

Cependant, un long châle à bandes violettes était placé derrière son dos, sur le bordage de cuivre. Elle avait dû, bien des fois, au milieu de la mer, durant les soirs humides, en envelopper sa taille, s'en couvrir les pieds, dormir dedans ! Mais, entraîné par les franges, il glissait peu à peu, il allait tomber dans l'eau ; Frédéric fit un bond et le rattrapa. Elle lui dit :

-- " Je vous remercie, monsieur. "

Leurs yeux se rencontrèrent.

-- " Ma femme, es-tu prête ? " cria le sieur Arnoux, apparaissant dans le capot de l'escalier. "

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

8

Flaubert, L’Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition...

Bonsoir,

Il te faut choisir entre la focalisation externe et interne.
A quel moment change-t-elle ?
Quel effet produit ainsi Flaubert ?

9

Flaubert, L’Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition...

bonsoir tout le monde, j aimerai bien des pistes d analyse de ce texte  tout en expliquant le coup de foudre de ces deux personnages de flaubert;                                                         

Ce fut comme une apparition :

Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l'éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu'il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et, quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda.

Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses qui palpitaient au vent derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l'ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait à plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpait sur le fond de l'air bleu.

Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manoeuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d'observer une chaloupe sur la rivière.

Jamais il n'avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait. Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu'elle avait portées, les gens qu'elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n'avait pas de limites.

Une négresse, coiffée d'un foulard, se présenta, en tenant par la main une petite fille, déjà grande. L'enfant, dont les yeux roulaient des larmes, venait de s'éveiller. Elle la prit sur ses genoux. " Mademoiselle n'était pas sage, quoiqu'elle eût sept ans bientôt ; sa mère ne l'aimerait plus ; on lui pardonnait trop ses caprices. " Et Frédéric se réjouissait d'entendre ces choses, comme s'il eût fait une découverte, une acquisition.

Il la supposait d'origine andalouse, créole peut-être ; elle avait ramené des îles cette négresse avec elle ?

Cependant, un long châle à bandes violettes était placé derrière son dos, sur le bordage de cuivre. Elle avait dû, bien des fois, au milieu de la mer, durant les soirs humides, en envelopper sa taille, s'en couvrir les pieds, dormir dedans ! Mais, entraîné par les franges, il glissait peu à peu, il allait tomber dans l'eau ; Frédéric fit un bond et le rattrapa. Elle lui dit :

- Je vous remercie, monsieur.

Leurs yeux se rencontrèrent.

- Ma femme, es-tu prête ? cria le sieur Arnoux, apparaissant dans le capot de l'escalier.

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Flaubert, L’Éducation sentimentale, I, 1 - Ce fut comme une apparition...

Tu as plein de pistes au dessus...