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Maupassant, Aux champs

Attention à ta réponse pour la question 1. Il ne faut pas confondre auteur et narrateur, même si la question porte à confusion.
Là on te demande s'il fait partie de l'histoire ou non. Si il n'y a aucune marque de sa présence, alors son statut est externe. Il n'est pas un narrateur personnage. Et il se moque complètement de se faire passer pour un campagnard ou non, cela n'a aucune importance.

Donc la réponse à ta question serait : non, Maupassant n'apparaît pas dans cette nouvelle parce qu'il est externe à l'histoire racontée.

Une scène, c'est quand le temps de l'histoire est égal au temps du récit. La plupart du temps, ce sont des moments de dialogues, parce que la durée de ce qui est raconté correspond au temps réel. Comme au théâtre (d'où le nom scène).

On ne te demande pas qui sont les héros, mais comment ils apparaissent, c'est-à-dire comment ils sont présentés par le narrateur. Dans cette question, les héros sont tous les personnages. Tu ne dois pas les choisir...

Bonne continuation !

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Maupassant, Aux champs

Aaaaaaaaaaaaaaa Ok!
Alors je dois dire que les héros apparaissent petit à petit car on dit d'abord qu'il y a deux familles et ensuite que les hubières viennent à leur tour et que le jean réaparait 21 ans après
c'est ca?
je dois relever tout les adjectifs des personnages ?
Ca fait beaucoup non ?
Merci de ton aide

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Maupassant, Aux champs

Les personnages : on te demande de relever des indications sur leur aspect physique et morale. Tu dois donc relever des adjectifs (et/ou autres éléments) significatifs de leur apparence. Tu ne relève pas tout mais l'essentiel (enfin je pense, après ça dépend de ton professeur).

Tu peux dire qu'ils appraissent progressivement. Ainsi tu montres que l'auteur met en place la situation initiale.

Maupassant, Aux champs

Bonjour tout le monde,
   bon voilà, au début de sa nouvelle Maupassant a dit :" la première des deux demeures, en venant de la station d'eau de Rolleport, était occupée par les Tuvache,qui avaient trois filles et un garçon;...." et on apprendra par la suite que le garçon est charlot.

   Mais un peu plus tard on lit :"leur (les Tuvache) fils ainé partit au service. Le second mourut;Charlot resta seul à peiner avec le vieux père pour nourrir la mère et deux autres sœurs cadettes qu'il avait."

   Vous voyez, il y a une contradiction claire et nette, mais je ne crois pas qu'un écrivain comme Maupassant peut  commettre une erreur pareille, je pense plutôt qu'il recherche à produire un effet sur le lecteur.

   Je vous prie de m'éclairer la dessus.


                          MERCI

Maupassant, Aux champs

Bonsoir Ssyas,

Voici les passages :

[…]
La première des deux demeures, en venant de la station d'eaux de Rolleport, était occupée par les Tuvache, qui avaient trois filles et un garçon ; l'autre masure abritait les Vallin, qui avaient une fille et trois garçons.

[…]

Les Vallin vivotaient à leur aise, grâce à la pension. La fureur inapaisable des Tuvache, restés misérables, venait de là.

Leur fils aîné partit au service. Le second mourut ; Charlot resta seul à peiner avec le vieux père pour nourrir la mère et deux autres soeurs cadettes qu'il avait.
[…]
http://www.bmlisieux.com/litterature/ma … uchamp.htm

C'est vrai que cela peut porter à confusion, mais Leur fils aîné partit au service. Le second mourut concerne les fils Vallin.

Muriel

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Maupassant, Aux champs

bonjour je suis en seconde je doit faire un paragraphe argumenté de 10 ligne sur la nouvelle aux champs de Maupassant et répondre a la question " en quoi peut-on dire que la nouvelle aux champs se pose la question " qu’es que c'est de bon parents" j'ai du mal à savoir quoi mettre dans mon paragraphe pouvez vous m'aider? merci d'avance

17 (Édité par webmestre 13/12/2015 à 19:44)

Maupassant, Aux champs

Bonsoir à tous,
j'ai besoin de relever tous les figures de style et donner leurs effets :

Les Vallin vivotaient à leur aise, grâce à la pension..... jusqu'à
Et il disparut dans la nuit.

et merci pour votre aide!

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Maupassant, Aux champs

Les Vallin vivotaient à leur aise, grâce à la pension. La fureur inapaisable des Tuvache, restés misérables, venait de là.

Leur fils aîné partit au service. Le second mourut ; Charlot resta seul à peiner avec le vieux père pour nourrir la mère et deux autres soeurs cadettes qu'il avait.

Il prenait vingt et un ans, quand, un matin, une brillante voiture s'arrêta devant les deux chaumières. Un jeune monsieur, avec une chaîne de montre en or, descendit, donnant la main à une vieille dame en cheveux blancs. La vieille dame lui dit :

- C'est là, mon enfant, à la seconde maison.

Et il entra comme chez lui dans la masure des Vallin.

La vieille mère lavait ses tabliers ; le père, infirme, sommeillait près de l'âtre. Tous deux levèrent la tête, et le jeune homme dit :

- Bonjour, papa ; bonjour maman.

Ils se dressèrent, effarés. La paysanne laissa tomber d'émoi son savon dans son eau et balbutia :

- C'est-i té, m'n éfant ? C'est-i té, m'n éfant ?

Il la prit dans ses bras et l'embrassa, en répétant : - "Bonjour, maman". Tandis que le vieux, tout tremblant, disait, de son ton calme qu'il ne perdait jamais : "Te v'là-t'i revenu, Jean ?". Comme s'il l'avait vu un mois auparavant.

Et, quand ils se furent reconnus, les parents voulurent tout de suite sortir le fieu dans le pays pour le montrer. On le conduisit chez le maire, chez l'adjoint, chez le curé, chez l'instituteur.

Charlot, debout sur le seuil de sa chaumière, le regardait passer.

Le soir, au souper il dit aux vieux :

- Faut-i qu'vous ayez été sots pour laisser prendre le p'tit aux Vallin !

Sa mère répondit obstinément :

- J'voulions point vendre not' éfant !

Le père ne disait rien.

Le fils reprit :

- C'est-i pas malheureux d'être sacrifié comme ça !

Alors le père Tuvache articula d'un ton coléreux :

- Vas-tu pas nous r'procher d' t'avoir gardé ?

Et le jeune homme, brutalement :

- Oui, j'vous le r'proche, que vous n'êtes que des niants. Des parents comme vous, ça fait l'malheur des éfants. Qu'vous mériteriez que j'vous quitte.

La bonne femme pleurait dans son assiette. Elle gémit tout en avalant des cuillerées de soupe dont elle répandait la moitié :

- Tuez-vous donc pour élever d's éfants !

Alors le gars, rudement :

- J'aimerais mieux n'être point né que d'être c'que j'suis. Quand j'ai vu l'autre, tantôt, mon sang n'a fait qu'un tour. Je m'suis dit : "V'là c'que j'serais maintenant !".

Il se leva.

- Tenez, j'sens bien que je ferai mieux de n'pas rester ici, parce que j'vous le reprocherais du matin au soir, et que j'vous ferais une vie d'misère. Ca, voyez-vous, j'vous l'pardonnerai jamais !

Les deux vieux se taisaient, atterrés, larmoyants.

Il reprit :

- Non, c't' idée-là, ce serait trop dur. J'aime mieux m'en aller chercher ma vie aut'part !

Il ouvrit la porte. Un bruit de voix entra. Les Vallin festoyaient avec l'enfant revenu.

Alors Charlot tapa du pied et, se tournant vers ses parents, cria :

- Manants, va !

Et il disparut dans la nuit.