Molière, L'École des femmes, acte III, scène 2

Bonjour, je dois faire une lecture analytique pour la rentrée sur ce passage de Molière, L'école des femmes :

ARNOLPHE, assis.
Agnès, pour m'écouter, laissez là votre ouvrage:
Levez un peu la tête, et tournez le visage:
(Mettant le doigt sur son front.)

Là, regardez-moi là durant cet entretien;
Et, jusqu'au moindre mot, imprimez-le-vous bien.
Je vous épouse, Agnès; et, cent fois la journée,
Vous devez bénir l'heur de votre destinée,
Contempler la bassesse où vous avez été,
Et dans le même temps admirer ma bonté,
Qui, de ce vil état de pauvre villageoise,
Vous fait monter au rang d'honorable bourgeoise,
Et jouir de la couche et des embrassements
D'un homme qui fuyait tous ces engagements,
Et dont à vingt partis, fort capables de plaire,
Le coeur a refusé l'honneur qu'il veut vous faire.
Vous devez toujours, dis-je, avoir devant les yeux
Le peu que vous étiez sans ce noeud glorieux,
Afin que cet objet d'autant mieux vous instruise,
A mériter l'état où je vous aurai mise,
A toujours vous connaître, et faire qu'à jamais
Je puisse me louer de l'acte que je fais.
Le mariage, Agnès, n'est pas un badinage:
A d'austères devoirs le rang de femme engage;
Et vous n'y montez pas, à ce que je prétends,
Pour être libertine et prendre du bon temps.
Votre sexe n'est là que pour la dépendance:
Du côté de la barbe est la toute-puissance.
Bien qu'on soit deux moitiés de la société,
Ces deux moitiés pourtant n'ont point d'égalité;
L'une est moitié suprême, et l'autre subalterne;
L'une en tout est soumise à l'autre, qui gouverne;
Et ce que le soldat, dans son devoir instruit,
Montre d'obéissance au chef qui le conduit,
Le valet à son maître, un enfant à son père,
A son supérieur le moindre petit frère,
N'approche point encor de la docilité,
Et de l'obéissance, et de l'humilité,
Et du profond respect où la femme doit être
Pour son mari, son chef, son seigneur et son maître.

Bien sur ma prof ne nous a pratiquement pas donner de méthode pour faire une lecture analytique niveau seconde, on a juste fais un tableau avec : Analyse, Interpretation & je sais plus la derniere :s

SVP aidez moi !!

Merci.

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Molière, L'École des femmes, acte III, scène 2

bonjour

je suis en second et j'ai eu un devoir de français assez compliqué sur l'école des femmes acte 3 scène2 du vers 695 au vers 742

voila les questions:
1) quelles sont les deux parties essentielles de cette tirade ? quelle lien logique les réunit ?jai répondut que les deux parties éssentielle était que arnolphe ne voulais pas que agnès  va avec horce et qu'il veut toujours prendre le dessu.
2) quelle conception du mariage est développée dans cette tirade ? appuyez-vous sur les citations?
3) comment interpréter-vous le silence d'agnès ? car elle ne veut pas que arnolphe s'enerve.

1) arnolphe utilise des figures de style pour donner de la force à ses arguments . identifiez les et expliquez les
quelle figure de style arnolphe utilise t-il au vers 703-704?
quelle figure de style utilise t-il du vers 705 (et ce que le soldat au vers 712 (et son maître)?
2) ses argument sont-il convaincants?pourquoi?non

svp aider moi je ne comprend meme pas les questions svp

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Molière, L'École des femmes, acte III, scène 2

On n'a pas ton extrait ni les mêmes numéros de lignes que toi, donc difficile de t'aider, mais je vais essayer de te mettre sur la voie. Déjà ce n'est pas un devoir compliqué, c'est parfaitement du niveau de seconde, et même assez facile pour un troisième trimestre car le professeur vous guide bien avec les questions, donc ne t'affole pas.

Les deux parties, c'est qu'il parle sans doute tout d'abord de quelque chose, puis ensuite il fait une transition vers un autre aspect. Il faut que tu dises : du vers 695 au vers.... il parle de ceci, et du vers ..... à 742, il parle de cela. Un lien de logique c'est un mot comme "mais" "donc" "C'est pourquoi"... qui montre le rapport entre les deux parties.

Conception du mariage : comment Arnolphe conçoit la place de la femme dans le mariage ? Voit-il les deux époux à égalité ? D'après lui pourquoi se marie-t-on ?

Figures de style je ne sais pas car je ne vois pas les vers, mais peut-être une comparaison, une métaphore ?

Es-tu convaincu par les idées d'Arnolphe ? Penses-tu que Agnès partage son avis, qu'elle est contente de l'épouser ?

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Molière, L'École des femmes, acte III, scène 2

Bonjour à partir de cet extrait Acte III, scène 2;

je dois rédigez une partie de commentaire montrant la vision qu' Arnolphe a de la femme et celle qu'il a du mariage en tenant compte  e la méthode vu en classe (structure, et contenu ; citation, description, interprétation)

"Là, regardez-moi là durant cet entretien;
Et, jusqu'au moindre mot, imprimez-le-vous bien.
Je vous épouse, Agnès; et, cent fois la journée,
Vous devez bénir l'heur de votre destinée,
Contempler la bassesse où vous avez été,
Et dans le même temps admirer ma bonté,
Qui, de ce vil état de pauvre villageoise,
Vous fait monter au rang d'honorable bourgeoise,
Et jouir de la couche et des embrassements
D'un homme qui fuyait tous ces engagements,
Et dont à vingt partis, fort capables de plaire,
Le coeur a refusé l'honneur qu'il veut vous faire.
Vous devez toujours, dis-je, avoir devant les yeux
Le peu que vous étiez sans ce noeud glorieux,
Afin que cet objet d'autant mieux vous instruise,
A mériter l'état où je vous aurai mise,
A toujours vous connaître, et faire qu'à jamais
Je puisse me louer de l'acte que je fais.
Le mariage, Agnès, n'est pas un badinage:
A d'austères devoirs le rang de femme engage;
Et vous n'y montez pas, à ce que je prétends,
Pour être libertine et prendre du bon temps.
Votre sexe n'est là que pour la dépendance:
Du côté de la barbe est la toute-puissance.
Bien qu'on soit deux moitiés de la société,
Ces deux moitiés pourtant n'ont point d'égalité;
L'une est moitié suprême, et l'autre subalterne;
L'une en tout est soumise à l'autre, qui gouverne;
Et ce que le soldat, dans son devoir instruit,
Montre d'obéissance au chef qui le conduit,
Le valet à son maître, un enfant à son père,
A son supérieur le moindre petit frère,
N'approche point encor de la docilité,
Et de l'obéissance, et de l'humilité,
Et du profond respect où la femme doit être
Pour son mari, son chef, son seigneur et son maître.

Lorsqu'il jette sur elle un regard sérieux,
Son devoir aussitôt est de baisser les yeux,
Et de n'oser jamais le regarder en face
Que quand d'un doux regard il lui veut faire grâce.
C'est ce qu'entendent mal les femmes d'aujourd'hui;
Mais ne vous gâtez pas sur l'exemple d'autrui.
Gardez-vous d'imiter ces coquettes vilaines
Dont par toute la ville on chante les fredaines,
Et de vous laisser prendre aux assauts du malin,
C'est-à-dire d'ouïr aucun jeune blondin.
Songez qu'en vous faisant moitié de ma personne,
C'est mon honneur, Agnès, que je vous abandonne,
Que cet honneur est tendre et se blesse de peu,
Que sur un tel sujet il ne faut point de jeu;
Et qu'il est aux enfers des chaudières bouillantes
Où l'on plonge à jamais les femmes mal vivantes.
Ce que je vous dis là ne sont point des chansons;
Et vous devez du coeur dévorer ces leçons.
Si votre âme les suit et fuit d'être coquette,
Elle sera toujours, comme un lis, blanche et nette;
Mais, s'il faut qu'à l'honneur elle fasse un faux bond,
Elle deviendra lors noire comme un charbon;
Vous paraîtrez à tous un objet effroyable,
Et vous irez un jour, vrai partage du diable,
Bouillir dans les enfers à toute éternité,
Dont veuille vous garder la céleste bonté!
Faites la révérence. Ainsi qu'une novice
Par coeur dans le couvent doit savoir son office,
Entrant au mariage il en faut faire autant;
Et voici dans ma poche un écrit important,
Qui vous enseignera l'office de la femme.
J'en ignore l'auteur: mais c'est quelque bonne âme;
Et je veux que ce soit votre unique entretien.
Tenez.

(Il se lève.)

Voyons un peu si vous le lirez bien."


J'en conclue qu'il faut faire une argumentation de deux paragraphe, le premier sur la cision qu'il a de la femme et le second sur celle qu'il a du mariage.

Pour l'instant j'avais fait premier paragraphe: (thèse) Arnolphe veut avoir un total pouvoir sur Agnès, second paragraphe ( Arnolphe veut lutter contre son destin de "cocu" après le mariage

Je ne comprends pas très bien le sens du terme "vision" et je pense que mon travail repose surtout sur "le souhait, le désir" c'est pourquoi j'aimerais avoir votre opinion et votre aide à propos de ce travail

Merci !  big_smile

Molière, L'École des femmes, acte III, scène 2

Tu peux traduire sa "vision" par sa conception, sa façon d'envisager le mariage et le rôle de la femme, ou ses idées sur le mariage. Montre bien comment il insiste sur l'infériorité de la femme et le respect qu'elle doit selon lui à son époux.

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Molière, L'École des femmes, acte III, scène 2

Bonjour,

J'aurais besoin d'aide pour une question assez difficile en français.
Je dois relever les didascalies et les éléments du dialogue du vers 676, 1012-1015 :
v.676 "Arnolphe, assis
levez un peu la tête et tournez le visage"
v.1012-1015 "De quel oeil la traîtresse a soutenu ma vue!
De tout ce qu'elle a fait elle n'est point émue;
Et bien qu'elle me mette à deux doigts du trépas,
On dirait, à la voir, qu'elle n'y touche pas".

J'ai déjà relevé les didascalies et les éléments du dialogue mais ce qu'il me faut, c'est : relèvent
-ils la complexité du personnage (Agnès) ? Agnès est un personnage ignorant, innocent, elle a été élevée pendant 4 ans dans l'ignorance par Molière pour qu'elle soit soumise à lui et qu'elle ne le trompe pas mais justement elle le trompera.

Voilà, voilà merci de votre aide smile

Molière, L'École des femmes, acte III, scène 2

elle a été élevée pendant 4 ans dans l'ignorance par Molière

Pauvre Molière qui voulait prendre le parti de  son personnage !
Arnolphe ne l'a pas élevée : il l'a achetée quand elle avait quatre ans, puis l'a confiée à un couvent, une maison d'éducation, en recommandant bien qu'on ne lui enseigne rien. Recommandation superflue, car  à l'époque, les religieuses fort ignorantes elles-même n'enseignaient pas grand chose.
Achetée, cela peut paraitre invraisemblable, mais on retrouve le même cas de figure dans Aux champs de Maupassant :des gens riches et sans enfants prennent en charge un petit paysan pour en faire leur enfant adoptif. La paysanne qui s'occupait d'Agnès a fait d'autant moins de difficulté pour s'en séparer qu'elle n'était pas la mère,  mais la nourrice, comme on l'apprend à la fin.

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Molière, L'École des femmes, acte III, scène 2

Merci de cette précision. Mais j'aimerais juste savoir si les didascalies et les éléments du dialogue relevent la complexité du personnage.

19 (Édité par James12 23/01/2014 à 19:36)

Molière, L'École des femmes, acte III, scène 2

L'école des femmes très bon choix!

Molière, L'École des femmes, acte III, scène 2

La 4 : elle ne doit pas plaire à d'autres hommes, elle doit cacher sa beauté quand elle sort (ses yeux ne doivent pas séduire les autres)
La 5  : elle ne doit pas recevoir de visite masculine, cela déplaît à son mari
La 6 : elle doit refuser les cadeaux des autres hommes
la 7 : elle ne doit pas être instruite, savoir écrire. Cela est réservé au mari
La 8 :elle ne doit pas participer à des assemblées où l'on débat et échange, car elle ne doit pas réfléchir
La 9 : elle ne doit pas jouer (jeux d'argent)