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Shakespeare, Roméo et Juliette - Pentamètre iambique

Je suis plongée dans Romeo et Juliette, nullement spécialiste d'anglais. Je ne sais pas comment lire le texte. J'ai bien compris qu'il s'agissait de pentamètres ïambiques, soit, mais où tombent les accents? Moi je vois des décasyllabes... J'en conclus que je ne comprends pas vraiment ce qu'est ce pentamètre ïambique, et la définition ne m'aide pas dans la pratique.
Je choisis donc une réplique (presque) au hasard, et si quelqu'un pouvait me dire où placer les accents...

'Tis almost morning, I would have thee gone,
And yet no farther than a wanton's bird,
That lets it hop a little from his hand
Like a poor prisonner in his twisted gyves,
And with a silken thread plucks it back again,
So loving-jealous of his liberty.

Shakespeare, Roméo et Juliette - Pentamètre iambique

'Tis almost morning, I would have thee gone,
And yet no farther than a wanton's bird,
That lets it hop a little from his hand
Like a poor pris(o)nner in his twisted gyves,
*And with a silken thread plucks it back again,
So loving-jealous of his liberty.

*Hm ?

SPONDÉE = — —
DACTYLE = — --
IAMBE = - —

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Shakespeare, Roméo et Juliette - Pentamètre iambique

Merci JSC, mais... je ne sais pas...
Pour les deux premier vers, c'est convaincant, naturel.
Au troisième, cet accent sur "from"... et sur "a" au quatrième ou "in" ?
On a envie d'accentuer "like" et "poor", non ? Mais ensuite ?
Perplexe...

Shakespeare, Roméo et Juliette - Pentamètre iambique

La scansion (accentuation) formelle et poétique n'est pas une indication d'accent tonique en parlant la phrase.

Shakespeare, Roméo et Juliette - Pentamètre iambique

Dans le pentamètre, on peut trouver des inversions trochaïques, je vous propose donc plutôt de lire:

Like a poor prisonner in his twisted gyves,
et comme on peut ajouter une onzième syllabe atone:
And with a silken thread plucks it back a/gain,

cela convient peut être mieux au sens? (et je pense JSC que l'accentuation iambique correspond bine à une déclamation.)
qu'en pensez-vous?

Shakespeare, Roméo et Juliette - Pentamètre iambique

Tyagin a écrit :

Like a poor prisonner in his twisted gyves,
et comme on peut ajouter une onzième syllabe atone:
And with a silken thread plucks it back a/gain,

1. cela convient peut être mieux au sens?
2. (et je pense JSC que l'accentuation iambique correspond bine à une déclamation.)
3. PS: est-ce que le premier mot appâraît sous la forme lique chez vous? je ne saisis pas d'où provient l'erreur..

1. Non!
J'ai une intuition pour "plucks't"
2. Penser me convaincra jamais. Quelle source?
3. Non plus.

Déclamation avec les accents toniques naturels:

'Tis almost morning, I would have thee gone,
And yet no farther than a {want}on's bird,
That lets it hop a little from his {hand}
Like a poor pris(o)nner in his twisted gyves,
And with a silken thread plucks it back again,
So loving-jealous of his liberty.

Shakespeare, Roméo et Juliette - Pentamètre iambique

Tyagin
poor prisonner
it back a/gain
Ce ne sont pas des iambes ; l'iambe est, par définition, composé d’une syllabe brève suivie d’une longue : .–– (en mètrique anglaise, atone suivie d'une accentuée). Là tu mets deux accentuées suivies de deux atones.

Shakespeare, Roméo et Juliette - Pentamètre iambique

Je ne rentrerai pas dans les pentamètres, je vais simplement rectifier le mot PRISONER.

Shakespeare, Roméo et Juliette - Pentamètre iambique

Hairball
Un pentamètre est un vers de cinq pieds (donc, en mètrique française, de cinq syllabes)
Un pentamètre ïambique est composé de cinq ïambes (en mètrique grecque -son origine- d'une syllabe brève suivie d'une longue) en mètrique anglaise, d'une atone suivie d'une accentuée

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Shakespeare, Roméo et Juliette - Pentamètre iambique

Portia a écrit :

Je ne rentrerai pas dans les pentamètres, je vais simplement rectifier le mot PRISONER.

Oups! Je n'ai pas vu le bois à cause des arbres. Les copier-collérs deviennent un réflexe parfois néfaste à la réflexion. smile

Ce que Tyagin appelle inversion trochaïque n'est que la substitution dans un vers
d'un TROCHÉE =  —  -
pour un iambe.
La seule raison pour le justifier serait de mettre une syllabe, voire un mot, en relief. Je n'ai pas trouvé des exemples chez Shakespeare, mais je n'ai pas tout lu de lui!
Normalement, on ne fait pas cette substitution sur le deuxième pied d'un vers.
De toute façon, les grands poètes s'inclinent devant les règles contraignantes et produisent des merveilles malgré elles.